vendredi, 26 juin 2009
où il n'y a pas que l'amour qui fait souffrir, en fait.
Hier, j'ai vécu l'une des pires de journées depuis bien longtemps.
Et aujourd'hui, j'hésite entre laisser le désespoir s'abattre sur moi comme mon ex-coloc sur ses DVD Dr Quinn fraîchement reçus malgré un examen imminent, et m'esclaffer de joie comme mon ex-coloc devant le mariage de Dr Quinn et Sully visionné pour la cinquante-troisième fois malgré un examen imminent.
Car oui, cette colocation de malheur est enfin terminée. Vingt-et-un mois que cela durait, et environ quinze mois que je ne rêvais que d'une chose: la voir déguerpir, ou bien m'en aller moi-même. Je l'aurais d'ailleurs fait l'hiver dernier si mon paternel plein de tact et de compréhension à mon égard ne me l'avait pas formellement interdit.
Vingt-et-un mois où j'ai supporté son bordel constant, ses réveils en pyjama à treize heures - juste avant que je ne reparte en cours, en général - sa mauvaise humeur, son égocentrisme, son narcissisme, son utilisation inopportune de mes propres achats (nourriture comme shampooings...), sa fainéantise maladive, sa consommation excessive d'eau ou électricté, son refus de plier les cartons dans le sac plastique recyclable, ses cigarettes dans tout l'appartement, et surtout toutes ses infernales théories insoutenables et terriblement ennuyantes.
La manière qu'elle a de penser qu'elle sait tout sur tout, que les autres ne sont rien.
La manière qu'elle a de lancer des théories sur des sujets qu'elle ne connait aucunement. La manière qu'elle a de se ridiculiser en le faisant. La manière qu'elle a de vouloir prendre une place que personne ne veut lui donner. La manière qu'elle a de détester les autres sans raison, ou pire, sans même expliquer pourquoi.
La manière qu'elle a d'être rancunière, excessivement rancunière.
La manière qu'elle a de se plaindre SANS ARRET. Parce que c'est bien connu, la vie est très malheureuse pour cette pauvre petite fille pourrie-gâtée par sa famille.
La manière qu'elle a eu de n'avoir de cesse de se comparer à moi, de me rabaisser, elle était toujours la "plus": plus pauvre quand mes parents ont eu des soucis financiers (et moi par la même occasion!), plus triste quand j'ai eu du chagrin, plus stressée pendant les examens, plus de drames familiaux lorsque j'osais évoquer mes cousins, plus de vécu en somme. Quelle victime!
Ai-je mérité qu'elle me traite de salope? Pas deux ans plus tard, non. Surtout quand le principal intéressé raconte une version totalement erronée des faits... Depuis quand me suis-je jetée sur les garçons sur qui elle avait des vues? M'a-t-on déjà vu draguer quelqu'un, à part pour rire? Je suis trop timide pour ça et si le garçon s'imagine des choses, c'est contre mon gré. Cela m'a d'ailleurs bien souvent joué des tours... Mais bref. A cette soirée, que je regretterai toute ma vie pour différentes raisons, j'ai fréquemment tenté de le repousser et sans succès. Je connais la vraie version des faits, je sais ce que j'ai fait et je l'assume, mais je n'assume pas le faits qu'on la raconte de manière complètement incorrecte, juste pour passer pour la victime dans toute l'histoire.
Mais c'est toujours plus facile de prendre l'autre pour une salope, au lieu de se remettre un peu en question. Ne s'est-elle pas demandé un instant pourquoi ils avaient préféré finir avec moi plutôt qu'avec elle? Son comportement, son caractère n'ont-ils pas joué un rôle important dans toutes ces histoires?
Alors oui, à deux reprises, j'ai fréquenté d'un peu trop près des garçons que je n'aurais pas du. Mais je n'ai jamais rien fait dans ce sens. M'en tenir rigueur est normal, mais me traiter de salope est totalement hors de propos.
Pas avec tous les efforts que j'ai faits pour habiter avec elle au quotidien.
Pour supporter son caractère insupportable, pour écouter ses théories insupportables, pour me retenir de l'interrompre d'un simple "j'en ai strictement rien à faire".
Elle pense avec souffert avec moi? Pauvre victime. C'est vrai que je suis la méchante, la brute dans toute cette histoire, je suis la salope à qui il faut jeter des pierres, celle qu'il faut condamner sans réfléchir. Elle veut me faire mal, il y arrive très bien. Je suis sensible, elle est d'un égoïsme sans bornes. Si seulement elle savait ce que certaines personnes pensent d'elle, ce serait à son tour de verser quelques larmes de désespoir.
Cette colocation invivable est achevée, et pourtant je n'arrive pas à passer à autre chose, encore. Je n'ai qu'une envie, ne plus jamais entendre parler de cette sacrée conne. La prochaine fois, ce sera le voyage en Corée... Où comme toujours, elle saoulera tout le monde. Sans s'en rendre compte. En se victimisant à la moindre remarque.
Mais en même temps, j'ai besoin d'exorciser toute ma rancoeur à son égard. J'ai beaucoup de mal à ne pas tout prendre pour moi, même après la discussion entre ma mère et la sienne. Parce qu'en fait, à l'état des lieux, j'ai été littéralement agressée par sa mère... Qui finalement se rétracte? Qu'est-ce que c'est ça, pour un comportement? On m'engueule comme du poisson pourri (quelle expression délicate!) pour enfin, devant ma mère, affirmer avoir juste été énervée mais reconnaissant qu'il est hors de question que l'on paie pour la femme de ménage et la shampooineuse? Alors j'ai été quoi, là, un punching-ball sur lequel passer ses nerfs? Ce n'est pas ainsi que j'ai l'habitude de traiter les gens, et que l'on se conduise ainsi avec moi me déprime au plus haut point. Le manque de respect est quelque chose que j'ai beaucoup de mal à supporter.
Alors voilà. Mon ex-coloc est une fille détestable, qui s'est conduit avec méchanceté envers moi. Plus jamais, plus jamais je n'accepterai sans broncher ce qu'elle m'a fait subir pendant tous ces mois, vu la manière dont cela se termine.
Plus jamais je ne ferai d'efforts pour supporter quelqu'un d'insupportablement égocentrique.
Soyons réaliste, un peu.
Enfin. Tout ça pour dire qu'une page se tourne dans ma vie, et pas la plus joyeuse, heureusement. Même si je n'ai plus de meubles, je peux enfin me sentir chez moi. Quel soulagement de ne plus avoir à la supporter! Cette sensation est indescriptiblement agréable, même si cette part de ma vie restera un échec à mes yeux.
Brefou, trève de repliements sur soi-même. La vie est belle, je m'envole pour Londres dans dix jours. Six semaines là-bas, Roméo qui m'y rejoint quelques jours, que demander de plus? Parce que oui, C a été quitté et Roméo a été gardé. Je suis forte en bonnes décisions, tout de même... Pourquoi avoir un jour envisagé une colocation avec cette idiote?
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mercredi, 03 juin 2009
inconstance et contrariétés
Ce soir, j'ai besoin d'écrire sur ce blog tristement abandonné depuis un certain temps.
Un mois exactement que j'ai écrit pour la dernière fois. Que suis-je devenue, en tout ce temps? Qu'en est-il de mon idylle alors renaissante avec C? Ai-je enfin trouvé la voie de la sagesse et ai quitté les chemins de l'immoralité jadis régulièrement empruntés?
Que de vastes interrogations, auxquelles je me dois de répondre avec une feinte impassibilité tout en me maudissant intérieurement. Si je m'écoutais, je vous proposerais un plan en deux parties de deux sous-parties chacune, parce que je suis finalement une juriste dans l'âme, mais mon échec face à mon examen de droit des sociétés ce matin me déprime suffisamment pour m'écarter de ce principe fondateur des études de droit.
Aussi, pour une fois, je me permettrai de laisser parler mon esprit littéraire, presque précieux, un tantinet paralogique en quelques situations. Ce même esprit qui me déserte parfois à mon grand regret, ou qui me submerge dans d'autres cas pour ma plus grande fierté personnelle. Ce même esprit qui me permet de composer de prudhommesque phrases malgré la souffrance qu'endurent mes oreilles lors du visionnage de la Nouvelle Star.
Oui, le voile est levé, je suis une no-life qui matte la Nouvelle Star le mardi soir. En ai-je honte? Presque. J'avoue que plus aucun candidat ne pourra égaler Julien Doré (so sexy...), Benjamin (so so so sexy...) ou Amandine. Sérieusement. Je me sens un peu old school, mais ces trois personnages sont les seuls que je retiendrai de la réalitie-tivie musicale française.
Bref. Passons outre cette critique fort constructive du télé-crochet de la 6, et revenons-en au sujet de cet article, de ce blog, des questions existentielles de l'univers planétaire: moi. Ou plutôt mes frasques érotico-sentimentales.
Je parlais donc, avec un air absolument enjoué, de cette relation redébutant opportunément avec ce brave C. Qu'en dire? Ce garçon souffre à mon avis de misogynie aigue, et ce trait de caractère est incompatible avec ma soif de dépravation liberté. Je ne supporte pas d'être traitée de la manière dont il me traite. Jamais il ne m'écrit, jamais il ne m'appelle. Jadis, lorsque j'étais en voie de tomber amoureuse de lui donc jusqu'à la semaine dernière, je le harcelais pour obtenir une réponse et un rendez-vous... Puisque je suis en plein étalage autobiographique, figurez-vous que samedi après-midi j'ai proposé à C de se voir ce soir... Et il m'a répondu il y a environ une heure pour me dire que jeudi, s'il décidait de ne pas aller à sa soirée prévue, on pourrait peut-être se rejoindre. Pour qui me prend-il? Ai-je l'air d'être à sa disposition? Pense-t-il pouvoir se comporter ainsi avec moi?
Je n'arrive pas à croire quon puisse me manquer de respect et d'intérêt à ce point. J'ai envie de l'envoyer ballader, j'ai même envie de le larguer sur facebook par un message sur son mur... que je ne ferai pas, évidemment, je suis une femme du monde.
Mais pense-t-il qu'il me satisfait? Qu'avec lui, je suis comblée physiquement comme psychologiquement? Je suis une fille foncièrement égocentrique romantique, au fond de moi-même, j'ai besoin qu'on s'intéresse à moi, qu'on me complimente parfois, qu'on m'appelle, juste qu'on me demande comment je vais. J'ai détesté, la dernière fois que je l'ai vu, lorsque qu'il m'a annoncé qu'il avait l'impression de faire quelque chose de mal en étant avec moi... Sur le moment, j'en aurais presque pleuré, mais en fait non. Depuis, je me suis reprise, et la tristesse a laissé la place à de l'agacement, de l'irritation. Ce n'est pas moi qui l'ai forcé à "faire quelque chose de mal" avec moi, je me susi contentée d'être là, tout bonnement. Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même si les principes archaïques de sa religion ne sont pas respectés. Je ne suis absolument pas concernée par un éventuel dévergondage de sa personne.
Et puis, j'ai rencontré un autre garçon.
Avant de commencer cette note, j'ai longtemps hésité à lui attribuer le surnom de Roméo, qui m'est tout de suite venu à l'esprit au regard de son prénom initial. Mériterait-il une telle appelation, si prometteuse, si personnalisée, si romanesque? Cependant, les marques de ma nuit de folie avec lui sont encore là. Les souvenirs intenses. Oui, il la mérite. Même si je ne reste que quelques jours avec lui, ça aurait toujours valu la peine... Puisqu'il me fait oublier, pour de vrai, Erwan, enfin physiquement parlant je veux dire.
Roméo, je le revois demain. Et j'ai hâte, hâte. Il est adorable et j'ai très, très, très envie de continuer un peu avec lui... Je reconnais que j'ignore si je peux en tomber amoureuse. Mais avant que je ne me lasse de nos instants d'intimité, il devrait se passer un certain temps... Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi épanouie, à vrai dire.
Enfin, épanouie, tout est relatif. Je n'aime pas l'idée de les tromper l'un et l'autre... Je ne peux pas quitter C parce qu'inévitablement notre relation disparaîtra lorsqu'il reconnaîtra qu'il ne reviendra pas à Rennes l'année prochaine. Il est hors de question que je me sépare de Roméo parce que, please, please, c'est pour l'instant le meilleur de tous les mecs que j'ai connus.
Que faire, alors?
1°) Quitter Roméo. Garder C. Hypothèse la plus ridicule de toutes.
2°) Quitter C. Garder Roméo. Hypothèse attirante mais difficile à mettre en place. J'ai toujours détesté rompre avec quelqu'un.
3°) Quitter Roméo. Quitter C. Hypothèse intéressante. Pourquoi pas, finalement? Je pourrais repartir sur de nouvelles bases, entamer une nouvelle vie de célibataire, retrouver une certaine liberté et embrasser une foule d'inconnus en boîte attirés par mon alcoolisme nocturne ma beauté suprême...
4°) Garder Roméo. Garder C. Hypothèse la plus applicable en l'espèce. Ce que je m'apprête à faire, en fait. Même si j'ai perdu mon agenda il y a deux semaines, ce n'est pas difficile de gérer deux relations, si? Si tant est qu'on peut parler de relation lorsqu'il s'agit de C...
00:41 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : c, roméo, relation amoureuse, relation, nouvelle star
samedi, 02 mai 2009
C, le grand retour
Dimanche dernier, j'ai revu C.
C, pour les feignasses qui n'ont pas envie de se taper la lecture des trois petites notes où ce brave garçon est évoqué (trois sur vingt en tout, je précise, ce n'est pas une littérature insurmontable), est un de mes nombreux quelques ex-petits amis, rencontré au détour d'une soirée légèrement arrosée et avec qui je n'avais pas du tout envie de sortir, en fait. Finalement, nous sommes restés ensemble près d'un mois et demi avant que je n'aie le courage de le quitter. Oh, notre relation s'était fortement dégradée, surtout qu'il ne m'avait pas acceptée comme amie sur facebook. Imaginez un peu l'était de notre liaison dans de telles conditions! Sans compter d'ailleurs que pendant tout ce temps, nous n'étions allés guère plus loin que de simples baisers langoureux.
Bref. Je n'ai jamais été douée pour garder un lien avec mes ex, et C n'avait pas échappé à cette tradition personnelle. J'eus de ses nouvelles par hasard, après le nouvel an, où un malencontreux texto de bonne année lui fut envoyé (comme à un certain erwan, du reste) de manière fort involontaire. D'ailleurs, aussitôt renoué, le contact fut rompu à nouveau lorsque je snobai littéralement son second texto me demandant comment j'allais.
Et puis, après ma rupture avec mon dernier ex, parce que je suis polie et bien élevée j'ai envoyé un texto à C. Cela faisait plus de quatre mois depuis notre dernier échange de nouvelles et je me demandais ce qu'il faisait, s'il était toujours en ville ou non. La communication s'est donc rétablie entre nous, il m'a proposé un verre et après deux semaines de report de rendez-vous de ma part (que voulez-vous, on ne se refait pas!) enfin nos retrouvailles passionnées ont eu lieu.
Je vous avouerais que dans mon for intérieur, je savais qu'il y avait pied dans la chaussette, anguille sous roche, bref qu'il y avait quelque chose. Cependant, je tombai des nues en l'entendant dire qu'éventuellement, on pouvait peut-être ressortir ensemble, en fait, tout compte fait...
Chassez le naturel, il revient au galop - alors que dire lorsque je n'ai jamais tenté de chasser ma faiblesse de caractère et ma médiocre capacité à réfléchir raisonnablement? Alors que mes pensées étaient envahies de mises en garde contre cette nouvelle relation, je ne pus m'empêcher d'accepter et, pire, d'argumenter en ma faveur.
Me suis-je précipitée moi-même dans le pétrin?
Tout à fait. Du moins, ça a été ma première impression, une fois C quitté, au téléphone avec ma choupi d'amour pour lui raconter la soirée. Jamais je ne comprendrai ce qui me pousse à accepter les avances d'un garçon sans en vouloir. Question d'égo? Marre d'un célibat de deux semaines prolongé? Envie d'être aimée? Lâcheté? Probablement, toutes ces raisons m'incitent à débuter des relations quasiment unilatérale qui me culpabilisent et se terminent invariablement de manière stupide.
Non, en fait, ma vraie première impression, ç'a été la surprise de l'entendre commander une bière. Lui, boire de l'alcool, ça m'a semblé aussi incongru qu'une scène bien jouée par les acteurs de Plus Belle la Vie. Et finalement, j'ai trouvé ça plutôt cool. Six mois en France vous changent un homme, apparemment, aussi déterminé soit-il à ne pas quitter initialement le droit chemin.
Mais notre rendez-vous de mardi m'a plu, en fait. Alors que j'allais chez lui presque à reculons, j'en suis repartie quasiment heureuse et satisfaite. Avec quelques questions pratiques en tête, liées à une caractéristique anatomique qui m'intrigue. Je ne vous dirai pas de quoi il s'agit, bande de curieux, la pruderie qui m'habite m'empêchant d'approfondir ce point précis.
Bref, depuis mardi, j'ai envie de croire à notre relation. Pas seulement parce qu'il a un corps parfait de nageur/joueur de water-polo ultra sexy, pas juste car il est intelligent, pas uniquement car il est chou quand il est un peu gêné, pas simplement parce qu'il a un fort potentiel au niveau relations intimes... Remarquez, j'ai du mal à caractériser cet espoir. Ai-je envie de le revoir parce qu'on a couché ensemble, ou au contraire, ai-je envie de le revoir pour qu'on couche ensemble? Quel est le rôle véritable de ce rapprochement avec lui? Le sexe est un élément déterminant mais est-il la cause ou l'effet de ma soudaine tendance à penser à lui?
Je n'en sais trop rien, et pour le moment, je préfère attendre notre prochaine entrevue pour creuser un peu plus tout ça. Et pouvoir contempler encore ce qui se cache sous son tee-shirt... hah!
00:18 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : c, relation
jeudi, 16 avril 2009
où la naïveté s'avère fort amusante
Avant hier, je me demandais ce qui pouvait être plus glauque que rencontrer par hasard un ancien plan d'un soir qu'on a un peu envoyé balladé quelques mois plus tôt.
Hier, j'ai trouvé : rencontrer par hasard un ancien plan d'un soir qu'on a gentiment refusé de revoir et qui croit qu'on a fait exprès de le revoir parce qu'on veut renouer les liens précipitamment interrompus des mois plus tôt.
J'avoue que quand j'ai réalisé qu'il pensait que j'étais venue dans le magasin où il travaille pour lui, j'ai rit. Quelle naïveté, quelle candeur, que dis-je, quelle touchante niaiserie! D'ailleurs en le voyant, j'ai aussi réalisé que j'avais beaucoup évolué, tous ces derniers mois - depuis l'été dernier, en fait. Qu'aujourd'hui, je me serais sans doute laissée charmer par lui l'espace de quelques instants, mais que je ne me serais pas sentie aussi mal le lendemain par ses quelques mots, "si l'on ne disait rien à ta colocataire?", si anodins mais si cruels en même temps. Ne rien dire à ma colocataire, quelle importance puisque nous nous détestions toutes les deux à cette période? Mais en même temps, ne rien dire à ma colocataire, c'est à dire garder le secret sur cette brève relation, l'enterrer et l'oublier. Oh, ma revanche sur sa fâcheuse phrase, je l'ai eue une semaine plus tard, lorsqu'il m'a proposé de nous revoir. Encore une fois, douce et risible naïveté! Croyait-il réellement que je resterais disponible pour lui alors qu'il avait meurtri mon ego une première fois? Je n'étais pas ce genre de fille, à l'époque déjà, et l'on ne pouvait me jeter pour me reprendre ensuite.
Sauf Erwan. Une histoire assez affligeante, en bref.
Mais oublions ce gougnafier et concentrons-nous sur l'essentiel : moi. Oui, oui, je me la joue égocentrique, narcissique, vaniteuse, pleine d'orgueil et autres égoïsmes. Moi, je ne peux m'empêcher de sentir quelques frissons de gêne en constatant la naïveté quasi adolescente de mon ancien plan d'un soir [qui, entre paranthèses, est si insignifiant qu'il ne mérite même pas un joli surnom soigneusement engendré par mon esprit dérangé]. Bigre, comment empêcher tout parallèle de se faire entre son ingénuité, et ma propre innocence vis à vis de ma seconde relation avec P?! A peine nous étions-nous revus qu'un espoir insensé m'avait envahie toute entière : j'aurais réellement apprécié rester avec lui un peu plus que deux semaines. Pour un total de quatre semaines presque tout pile, un petit mois en somme. Un mois de février. Je suis sortie avec P l'équivalent d'un mois de février. Et ça craint.
Bien sûr, je peux m'enorgueillir d'être sortie avec ce type pendant un mois (de février). Un mois, à l'échelle d'une lentille de contact, c'est une vie entière, j'en suis consciente. Un mois, pour un candidat malheureux de la Star Académie, ça reste une expérience extraordinaire, certes. Un mois, pour un fan hors-la-loi qui attend désespérément le dernier épisode en téléchargement illégal de Dr House/Grey's/insérer ici toute autre série télévisée, c'est une éternité, j'en conviens. Mais pour une jeune donzelle qui rêve de vivre l'Amour et de rencontrer enfin son prince charmant, un mois, c'est rien. Rien. Rien.
Alors oui, sur le moment, quand il m'a annoncé qu'il me larguait ni plus ni moins par téléphone, je me suis sentie très attristée et j'en aurais presque préféré un texto de rupture, histoire que je ne lui apprenne pas en direct que ça me donnait envie de pleurer. On est comme ça, quand on n'est ni cavalière ni inconvenante, on a envie de pleurer parfois.
Et puis, ensuite, j'ai rit.
J'ai rit de me prendre la tête pour un mec qui, soyons franc, n'en vaut pas la peine. Il est gentil? Il y en a d'autres. Il est marrant? Il y en a d'autres. Il est mignon? Mouais, il y en a BEAUCOUP d'autres largement mieux. Il est intelligent? Idem. Que lui trouvais-je? Pourquoi avoir eu envie de le fréquenter, si on peut tellement trouver mieux? Et bien, je sais que je passerais bien pour une fille un tantinet grivoise, presque licencieuse dans mes propos, mais je pense que j'appréciais juste nos moments d'intimité extrême. Il me faisait oublier Erwan et la fin désespérante de ma non-relation avec ce dernier me semblait moins désespérante, quasiment anodine, tout compte fait.
Où ai-je fait preuve de naïveté, me demandez-vous, et surtout en quoi est-elle amusante? Ou bien tente-je de vous duper en douceur en plaquant un titre en désaccord total avec le contenu de la note? Que nenni, et je vous répondrai du fond de ce qui me reste de du coeur : j'ai été bien naïve de croire que je pouvais commander mes sentiments, bien naïve de penser que j'avais profondément envie de sortir avec P (la première comme la deuxième fois où la question s'est posée), bien naïve de me dire que je pouvais en tomber amoureuse un moment ou un autre.
Parce que si je me remets d'une rupture "d'un mois" (tout temps additionné, et mois de février, certes) en une nuit (passée seule sans alcool ni amant furtif), c'est que quelque chose clochait. Et que je me contentais de me mentir à moi-même. Oh, j'ai pleuré, j'ai vraiment eu besoin d'un câlin d'amie très intime, mais trois heures après le coup de téléphone de P, j'étais passée à autre chose.
Ce qui m'a sauté aux yeux, le lendemain matin de cette rupture, c'est à quel point je m'en fichais, finalement, de P, de notre relation naissante, de tout cela.
Là, je suis supposée vous sortir que j'ai vingt ans et que j'ai juste envie de m'éclater et vivre ma jeunesse comme une folle. Mais en fait non.
Bref, je m'en fichais de ce P, de cette relation, du reste par la même occasion. Parce qu'il y a des choses beaucoup plus importantes que ça, et je ne citerai pas mon coeur brisé par Erwan car il est temps que je passe à autre chose que diable! Mais parce que je ne sais pas moi-même ce que je veux. Un copain? Plusieurs? Une relation longue? Des relations courtes? Un PCF? Plusieurs? En fait, tout est question d'ego et cette nuit, à minuit passée, tout ce qui m'importe c'est me sentir appréciée pour ce que je suis. Je ris de voir tout ce qui peut être englobé dans cette petite expression, d'apparence si innocente.
J'ai l'impression de ne même pas demander d'amour, en fait. Mais puis-je pour autant renier mon romantisme profondément ancré en moi et la petite pointe d'envie qui me guette à la fin de chaque comédie romantique regardée avidement? Ai-je le droit, au nom de l'ego et de ma soif de reconnaissance, de prétendre à tout autre chose que ce à quoi je devrais tendre? Depuis que j'ai commencé à faire un peu n'importe quoi avec les garçons, je me suis dit que j'attendais juste de rencontrer le bon garçon avec qui vivre une belle et longue histoire amoureuse, où il rencontrerait mes parents au bout de quelques mois et où je rencontrerais les siens, qui me ferait la cuisine et aimerait mes pâtes trop cuites aux poireaux, qui m'embrasserait sous la pluie mais me trouverait jolie avec le maquillage dégoulinant, et surtout qui serait fou de moi et dont je serais folle. Pourtant, aujourd'hui, ça ne m'attire même plus. Je veux juste un garçon, doté d'atouts physiques et intellectuels, dont la compagnie me plaise, avec qui je pourrais devenir intime mais sans m'impliquer émotionellement. Histoire de le larguer sans états d'âme. Mais sans qu'il ne me largue avant, quand même. Je ne suis pas masochiste.
Mais je suis extrêmement fatiguée et je sais que cette note décousue n'aurait pas lieu d'être sur tout autre blog de fille.
Enfin, surtout cette conclusion un peu rustre comme quoi l'amour ne m'attire plus.
Ne me sentez pas désabusée ni blasée de la vie. Je suis juste d'une étrange humeur émotionnelle, ces temps-ci. Une coquille vide, en fait.
00:27 Publié dans →tourments de l'existence terrestre← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : relation, célibataire, garçon, pcf
mercredi, 25 mars 2009
mais où vais-je m'arrêter?
Je reviens, après un mois.
Je sais, je vous ai manqué. Je vous entends déjà me demander des explications, comme chaque fois, qui ne justifient rien, comme chaque fois.
Ma vie, si palpitante, n'a pas pourtant pas manqué d'intérêt tout ce mois. J'en aurais eu, des choses à narrer sur ce pauvre blog laissé à l'abandon.
A commencer par ma rupture avec P, il y a deux semaines. Donc au bout de deux semaines, chiffrons correctement. J'avoue que cela m'a fait un peu de peine, parce que c'était un garçon bien et que j'avais envie de rester avec lui. Mais enfin, ses arguments furent ses arguments et je m'y résignai. Bien entendu, je l'ai trompé avec un quasi inconnu juste avant qu'il ne me quitte, histoire de me venger m'en remettre plus facilement.
Bref. P et moi ça s'est fini.
Et là, ça semble repartir. Un échange de textos a commencé le weekend d'il y a une semaine et demi, lui me demandant si j'avais passé une bonne soirée (dimanche au petit matin), moi lui répondant excellente et m'enquérissant de sa propre soirée. Puis, le contact a été un peu coupé, jusqu'à ce que je lui écrive, samedi soir passé, dans un instant d'égarement plein de nostalgie. Il m'a répondu rapidement, puis ma réponse ne lui parvenant pas (une femme du monde doit toujours se faire un peu désirer) il m'a renvoyé un texto pour savoir pourquoi je ne répondais pas. Bref, je lui ai gentiment proposé de se revoir pour se regarder un film quand il rentrerait de ses vacances, proposition qu'il a cordialement acceptée.
Puis, hier soir, il m'écrit pour savoir comment je vais. Touchante attention, pense-je. Ne lui répondant pas, il m'écrit pour demander pourquoi. Forcée de lui répondre je fus, et puis finalement au bout de quelques textos, on reparle de se revoir et il me lance que ça lui manque d'être dans mes bras. Plus tard, il récidive. Est-ce possible d'interpréter négativement cette remarque? Me raconte-je des histoires en me disant que tout n'est peut-être pas fini avec lui? Cours-je droit à la déception si je me dis que ce weekend sera peut-être notre réconciliation? Suis-je un peu trop naïve en me disant qu'il veut peut-être ressortir avec moi? Dois-je m'attendre à autre chose qu'à ce à quoi je m'attends plus ou moins?
J'ai peur de me perdre en conjecture, et surtout j'ai peur de mal apprécier cette phrase, de mal supposer ce qu'il veut. J'ai peur, vraiment, de me faire des films alors que tout ce qu'il veut, c'est rester en bons termes avec moi. Mais à ce moment-là, pourquoi tant d'empressement à avoir mes réponses? Pourquoi me parler d'être dans ses/mes bras?
Globalement, je me prends la tête.
Je ne sais pas ce que je veux, je ne sais pas ce qu'il veut, je ne sais pas ce que je veux qu'il veuille. Tout cela est bien confus dans ma tête.
En plus, je n'arrive plus à supporter ma colocataire en ce moment. Je n'ai que deux envies: la quitter, et le (P) retrouver.
Et en même temps, j'en ai marre de réfléchir à tout ça alors qu'il fait beau dehors, que c'est le printemps, que je suis heureuse, heureuse, heureuse, malgré ma colocataire, malgré mon absence de stage pour le 2e semestre, bref malgré tout!
14:23 Publié dans →agglomérat philosophique← | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 23 février 2009
où je rêve d'être raisonnable, un peu
Aujourd'hui, c'était la rentrée de mes vacances de février.
Et mes vacances, bien qu'une petite semaine seulement (hah il est temps du lycée, où deux semaines nous permettaient de nous délasser pour de vrai et même departir en Suisse faire du ski!), ont été plutôt riches en émotions.
Certes, elles ont commencé tranquillement par quelques jours à la campagne chez mes parents, à me reposer et m'occuper à une foule d'activités saines et divinement palpitantes telles que couture, visionnage de films romantiques complètement bidons, cuisinage de tartes aux poireaux...
Mais je reste une vraie citadine dans l'âme, presque emphatique sur le coup d'ailleurs, et l'appel de la ville durant le weekend ne me laisse jamais de marbre. N'étant définitivement pas la Vénus de Milo, j'ai donc légitimement décidé de retrouver mon doux appartement pour y faire la fête, avec deux amies de longue date. Celles-ci d'ailleurs ne devaient rester que vendredi soir mais leur séjour s'est prolongé la nuit suivante tellement ma compagnie leur a paru rafraichissante et distrayante.
Vendredi soir fut une nuit fort amusante, faite de shooters de jus d'orange renversés sur les pulls, de sèche-cheveux à 1h du matin, de musique à fond en oubliant les voisins, et de cramage lissage de cheveux dans la salle de bain. Puis, sur le coup de deux heures, nous nous décidâmes enfin à partir nous éclater sur le dancefloor (remarquez mon vocabulaire de djeuns que je kiffe trop ma race!) sans se soucier du lendemain. C'est là que nous dansâmes, dansâmes, dansâmes avant de gagner le bar et prendre une margarita aussi délicieuse que rafraichissante. Et c'est là, en finissant mon verre et tentant de retrouver mes amies (m'ayant lâchement abandonnée pour s'éclater sur une chanson kitchissime dont je ne me souviens plus) sur la piste de danse, que je rencontrai un garçon que nous surnommerons "P".
Je me dois de préciser ici qu'à l'époque, je sortais avec un garçon "Y", depuis quatre semaines il me semble, qui ne me plaisait pas tant que ça mais à qui je n'osais pas dire non par peur de lui faire de la peine. Ma première soirée avec lui a d'ailleurs été le gala de l'insa, il a quelques temps...
Bref, revenons-en à vendredi soir et à P. P, ça a tout de suite collé entre nous. On a discuté, on a dansé, on s'est embrassé, embrassé, embrassé, et c'était génial.
D'ailleurs on s'est revu samedi soir.
Dimanche matin, mes amies sont reparties et je me suis recouchée, fatiguée par mes deux longues soirées.
Et sur le coup de 13h, j'ai été réveillée par un texto d'Erwan.
Et avec Erwan, on s'est revu dans l'après-midi.
Alors que si l'on se souvient bien, c'était fini avec lui.
Mais je suis comme maudite et une véritable malédiction m'entoure dès qu'il est question d'Erwan.
Bref, un rapide rendez-vous avec cette espèce de crétin.
Et puis j'ai appris qu'il déménageait à Paris dans deux mois.
Et ça m'a un peu déprimée.
Et le soir, j'ai revu P.
Hah, P. J'avoue que j'ai pas mal d'espoirs à son égard. J'ai même quitté Y cette après-midi, tellement je culpabilisais de le tromper avec lui. (et par là, je veux dire tromper P avec Y, j'ai une chronologie infaillible). J'aime la manière dont il prend des initiatives, dont il me regarde avec ses beaux yeux clairs, la manière qu'il a de m'embrasser -parce que soyons clairs, il embrasse super bien. Et le reste aussi, d'ailleurs. Je me dis que je l'ai vu trois fois en trois jours, que j'ai passé la nuit dernière à rêver de lui et que je n'en ai pas déjà marre. Bon point, en fait. J'ai déjà envie de le revoir, de mieux le connaître, de finir le super film qu'on a commencé hier soir et, même, de lui envoyer un texto.
Tout ça pour dire que j'ai peur de m'emballer un peu et de réaliser qu'en fait il ne me plait pas tant que ça, ou alors que ce soit lui qui fasse ce triste constat. C'est pour cela que c'est toujours plus simple de sortir avec des gens dont on s'en fiche, lorsqu'on est lâche.
Mais je ne suis plus lâche depuis tout à l'heure. Et je prends le risque de me faire larguer sans délicatesse si cela me permet de 1) oublier Erwan, 2) pouvoir me regarder dans le miroir sans me souvenir de la manière dont j'ai trompé mon ex Y, 3) vivre quelque chose que j'ai envie de vivre.
19:10 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : p, erwan, soirée, rupture, petit ami, ex

