samedi, 30 août 2008
où l'on se rend compte de mon désoeuvrement total
Hier, j'ai eu un rencart amoureux avec un mec super beau.
Nan, évidemment, aucune situation aussi excitante ne se présente dans ma vie de pauvre vacancière sans le sou.
En fait, j'avais simplement un rendez-vous à la banque.
Intéressant, vous me direz.
Mais je vais vous le dire franchement, ce qui était intéressant, c'était le physique extrêmement avantageux de mon banquier.
Un beau brun, bronzé et divivement vêtu d'un costard on-ne-peut-plus-sexy, avec un sourire adorable et un métier fort convenable. Qui aurait cru tomber sur un pareil mannequin dans une petite agence de petite ville de campagne? Sûrement pas moi. Limite j'aurais cru avoir affaire à un jeune stagiaire exploité qui rangerait le bureau de son supérieur hiérarchique.
Bon, c'est vrai que j'ai toujours un peu craqué pour les hommes bien habillés, ceux qui portent un complet bien taillé (dans mes rêves les plus fous, à délicates rayures grises). Donc bien sûr, j'étais déjà à moitié ralliée à sa noble cause.
Alors quand en plus il m'a démontré, vite fait mais démontré tout de même, son humour, que pouvais-je faire? Une résistance inutile? Me voiler la face et tout bonnement refuser l'attirance que j'épouvrais à son égard?
Si ma vie était un film, je lui aurais plu aussi et il m'aurait invité au restaurant avec une moue charmante. Mais ma vie n'est pas un film, et je suis repartie en lui serrant la main à mon départ de l'agence.
A part ça, j'ai regardé Secret Story ce soir, et c'est nul.
Si l'on excepte le physique extrêmement avantageux de Cyril, seule raison valable de mon visionnage parfois étrangement régulier.
Ah, vous exclamez-vous, ceci explique donc le titre de cette note merveilleuse.
Et bien oui.
Voilà.
Ma vie est un désoeuvrement total, un ennui quasi mortel, une succession de jours et de nuits qui hélas se ressemblent bigrement.
Surtout que j'aurais du voir a.
Oui, a. Toujours le même, qui m'exaspère à ignorer mes textos la plupart du temps puis réapparaît avec un petit texto du genre "je t'ap la sem proch, je t'embrasse" qui forcément nous réconcilie (enfin, me réconcilie avec lui, puisque je ne lui ai jamais reproché directement son indifférence). Les circonstances de ces derniers jours, sont des textos où il me dit qu'il a hâte de me revoir (et un autre détail que je n'oserai partager avec vous, par pruderie excessive sans doute), puis un silence radio depuis mercredi après-midi.
A, que je ne comprendrai sans doute jamais. Et avec qui je n'ai aucune relation (autre que sexuelle, à vrai dire). Et qui se fiche royalement de moi. Et qui m'énerve la plupart du temps. Et pour qui je craque dès que je le vois.
Enfin, ce dernier point n'est pas si sûr, vu que l'on ne s'est pas vu souvent. Mais toujours est-il qu'il m'attire terriblement et que je suis réellement trop faible devant un mec qui me plaît. Même s'il me plaît pas trop, d'ailleurs.
Mais je compte sur ma petite soirée de demain soir, les vingt ans d'une amie, pour me changer les idées en buvant et oublier un peu le vide sidéral de ma vie romantique en buvant. Et puis, peut-être même que dimanche matin j'appelerai a afin de lui proposer de se voir lui reprocher de se ficher de moi comme de son premier cartable.
Parlant de cartable, je change de fac à la rentrée.
Une rentrée qui en outre aura lieu le 22 septembre, soit plus tard que les autres étudiants de ma villle: un détail qui me transporte de joie, associé à la perspective d'avoir enfin des vacances à la Toussaint.
Cette année, la rentrée me sera difficile.
Parce que je serai en chevauchement dans une nouvelle fac. Dans laquelle je ne connais personne et dans une classe de 55 maximum.
Et oui, c'est ça de décider de plaquer la fac de droit de sa ville pour gagner l'institut catholique du coin.
Oh, ce n'est pas par conviction religieuse, ni même par envie de changement. Juste par calcul froid et logique, afin de pouvoir valider ma licence 2 sans top de problèmes. Evidemment, changer de cadre m'excite tout autant que ça m'inquiète... La peur de ne pas me faire d'amis se mêle à l'allégresse de me sentir à nouveau motivée pour mes études.
Parce qu'on a souvent tendance à l'oublier, et vous les premiers, j'en suis certaine, mais il n'y a pas que les garçons, les chaussures et le chocolat dans la vie. Il y a les études.
Enfin, surtout quand on est étudiant, vous êtes d'accord avec moi.
Mais brefou, il est temps pour moi de reprendre mes études en main, et de cesser la vie de débauche que je mène depuis quelques temps.
00:29 Publié dans →agglomérat philosophique← | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : flirt, a, relation, beau mec, costume, agacement
jeudi, 21 août 2008
Où l'on se prosterne devant mon retour
Et oui, et oui, ne dites pas le contraire. Je le sais, que je vous ai manqué.
Mais aujourd'hui, je suis de retour.
J'avoue que je vous ai lâchés un peu effrontément, en me contentant d'un silence radio des plus parlants qui pourrait insinuer que finalement, le blog, c'est pas mon truc, que ma vie est tellement intéressante que je me dois de la vivre à cent à l'heure sans me soucier de l'étaler sous le nez de badauds curieux et jaloux, blah blah blah.
Mais non. Il n'en est rien. Je suis là, là, là, et mes amis, je sais que vous en êtes heureux et soulagés.
Après tout, je suis celle que vous attendiez.
Et je ne suis pas rogue mais je ne me confondrai pas en excuses pour autant dans le but idiot et futile de me faire pardonner ma personnalité légèrement hardie dans les moments difficiles. Certes, je suis partie sans explications, mais je suis revenue.
Là, vous réalisez votre bonheur de me relire à nouveau.
En outre, mon absence n'aura pas été vaine.
Ma semaine a été riche en émotions, en shopping et en chocolat.
En chocolat, surtout.
Et en shopping, véritablement.
En émotions, un peu moins. Sauf évidemment lors des achats de mes cinq nouvelles paires de chaussures, de ma visite de Berne, de l'instant où, dans cette dernière ville merveilleuse, j'ai vu puis suivi un splendide militaire blond, ou encore du moment où j'ai réalisé que j'avais pris trois kilos liés uniquement au chocolat que j'ai avalé sans relâche.
Remarquez, dit comme ça, je me demande parfois comment je peux encore être assaillie d'émotions à l'achat de nouvelles chaussures. Après tout, je dois bien en posséder une cinquantaine et tout humain normalement constitué n'en aurait pas autant, se lasserait, songerait à arrêter là les frais. Cependant, vous l'avez bien compris, je ne suis pas comme tout le monde. Pareil aux dieux des temps anciens au nom desquels on sacrifiait des êtres sans défense, il me faut sans cesse de nouvelles chaussures sur mon autel. Je cherche, cherche, cherche la chaussure parfaite, au talon divinement sculpté et à l'attache merveilleusement élégante. Et j'en trouve, croyez-moi. Comme ces richelieux, payés certes un peu chers mais qui me tiendront quelques hivers. Ou alors ces bottes, en soldes, qui me suppliaient de les délivrer de leur solitude. Ou encore ces sandales noires à demi compensées, soldées également, qui n'attendaient que moi pour rayonner.
Mais je cesserai ici toute tentative stérile de me justifier. Je dois reconnaître que je suis excessive, un peu trop spontanée. Si j'avais de l'argent, je n'hésiterais pas un seul instant à claquer plusieurs centaines d'euros dans un sac qui me plairait mais que je n'utiliserais que cinq ou six fois dans l'année. Ou dans une paire d'escarpins de soirée qui me serait aussi utile qu'un trench Burberry au milieu du Sahara. C'est quand l'envie irrésistible d'acheter me prend et me force à dépenser coûte que coûte de l'agent, que je remercie le destin de m'empêcher de posséder une fortune. Je serais le genre de personne qu'on déteste, à dilapider ses sous en achats superflus au lieu de les utiliser sagement pour des oeuvres caritatives.
Chaque génie a un mauvais côté. Le mien, enfin les miens, c'est cette envie ensorcelante d'acheter. Je suis un pur produit de cette société de consommation qu'il est bien vu de critiquer, ces temps-ci.
Moi, la société de consommation, je vous le dis tout de suite, j'adore. Tant qu'il y a des chaussures et des sacs dans le lot. Et de la nourriture américaine, aussi.
Nan, je ne vais pas me la jouer politique. C'était juste pour taquiner les quelques antimondialistes qui pourraient tomber sur cette page par un hasard surprenant. Je suis mutine, comme fille.
Brefou, cette semaine, j'ai acheté, acheté, acheté sans compter, des chaussures, une robe, une chemise, mais aussi des kinder bueno, des plaques de chocolat de la Migros, de la Coop, de Magro (enfin Casino maintenant, depuis que les français ont littéralement envahi ma belle petite région des montagnes), un sac à commissions aussi (avec un adorable petit animal ressemblant plus ou moins à un lapin dessus) et puis un sac verni, des herbes à salade pour ma maman et de l'aromat parce qu'en France on n'en trouve pas. J'ai même acheté un cake financier à mon papa en plus de ses plaques de 99% (99% de cacao, bien sûr, quoi d'autre?), et aussi du faux nutella bicolore pour mon petit frère.
Et puis, j'ai regardé presque l'intégralité de la saison 1 d'Ugly Betty qui m'a bien fait rire.
Oh, et lundi, j'ai rencontré un garçon dans un train, c'était marrant.
Sauf que je n'ai pas encore de nouvelles de lui.
Ce qui n'est pas marrant.
En revanche, j'ai eu des nouvelles de a.
Enfin, nouvelles, tout est relatif.
Un texto répondant à mon propre SMS joyeux et optimiste, se contentant de me balancer qu'il m'appelera la semaine prochaine.
Il aurait pu dire lundi, ou mardi, ou ce week-end. Mais non, la semaine prochaine. Et me connaissant, je vais passer mes journées à attendre son appel qui ne viendra pas, remplacé par un rapide texto statuant qu'il est fatigué et qu'il me rappelera plus tard. J'ai comme l'impression que je me fais totalement, mais alors véritablement duper. Et que malgré ma connaissance de la situation, je ne fais rien pour l'empêcher.
D'ailleurs, j'ai la sensation de passer ma vie à attendre des appels. Comme ce soir, où un ami devait me rappeler, chose qu'il n'est pas en train de faire auquel cas je serais au téléphone et non devant mon ordinateur à me morfondre et raconter stupidement ma semaine palpitante en Suisse. Bigre, suis-je aussi facile à oublier? Ou suis-je aussi égocentrique, à ne pas comprendre pourquoi on ne fait pas attention à moi?
23:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, a, suisse, train, shopping, émotions, absence
dimanche, 10 août 2008
exemple-type d'une relation impossible
Aujourd'hui, mon coeur s'est légèrement ébréché.
Il faut croire que jeunesse implique naïveté, et la naïveté est un bien triste défaut lorsqu'il s'agit de relations.
De relations, point. Il ne sera aucunement question de relations amoureuses ici, je le précise d'avance avant d'éviter toute déconvenue.
Même si la situation n'a jamais été claire entre nous.
Entre a et moi, je veux dire.
Brefou, je ne me sens pas très bien sur le plan émotionel, aujourd'hui. Comment cela, vous alarmez-vous, pourquoi? Et bien figurez-vous que mon romantisme, mon impétueuse passion pour la vie, ma fougue candide m'ont encore joué un tour.
Inconsciemment, je place un espoir insensé en chaque représentant du sexe masculin que je fréquente de près. A tous les coups, je me dis que celui-ci annihilera ma rancoeur naissante contre les mecs. Et pour a, c'est la même chose. Au début, quand je l'ai rencontré, je savais que ce ne serait qu'une histoire sans lendemain. Finalement, lendemain il y a eu, puis une deuxième entrevue la semaine passée. Et j'avoue que je m'y suis presque déjà habituée.
C'était sans compter le caractère mesquin et détestable de l'homme lambda.
Nan, je rigole. Je ne vais pas me la jouer féministe. Mais je vais tout de même constater que les mecs et les filles, quand même, c'est fichtrement différent. Et que je ne comprendrai probablement jamais l'esprit viril de ceux qui m'attirent.
Cela fait depuis mardi que je n'ai pratiquement pas eu de ses nouvelles. Et pourtant, lundi soir, tout s'était bien déroulé. A me repasser le film de la soirée, nous avions agréablement bavardé de choses et d'autres avant de venir chez moi où ça avait été remarquablement plaisant. Les croissants et pains au chocolat m'avaient satisfaites et il était parti suffisamment tard pour ne pas faire le type qui s'en va dès qu'il n'y a plus d'opportunité sexuelle.
Alors pourquoi ne pas me tenir au courant de ses déplacements, pourquoi ne pas me dire s'il veut me voir ou pas, pourquoi ne pas me répondre rapidement quand je lui envoie un texto? Surtout que même si ceux-ci sont illimités pour moi, je ne lui ai écris que deux textos dans la semaine qui vient de s'écouler. Il est hors de question que je le harcèle, que je lui prenne la tête, que je spame sa boite de réception.
Je sais que la situation insinue que a se fiche royalement de moi comme de son premier cartable. Que je ne suis qu'une fille pareille à tant d'autres, une jeunette qu'il peut remplacer comme bon lui semble. Mais je refuse d'admettre ce fait. Ne serait-ce pas facile pour un homme comme lui de me faire comprendre clairement qu'il ne veut plus me voir, plutôt que simplement m'ignorer par texto?
Oh, s'il vous plaît.
J'ai envie de garder espoir, enfin de garder mon PCF.
Je lui ai déjà demandé s'il ne voulait plus me voir, il m'a juste répondu qu'il était à Paris. Qu'en déduire? Qu'il voudrait me revoir mais qu'il est à Paris? Ou qu'il ne veut plus me voir mais qu'il n'a pas le courage de me le dire simplement, alors que je lui tends une véritable perche? Il lui suffirait de m'écrire "on ne se verra plus" au lieu de me laisser un espoir malheureux.
J'aimerais comprendre sa psychologie. Après tout, la situation est simple. Il veut me voir ou il ne veut pas me voir.
Et pour le moment, il ne veut pas me voir.
J'ai le chic pour m'attacher à ceux pour qui je ne devrais même pas craquer.
Ce n'est pas le premier, c'est sûr. Ce ne sera sans doute pas le dernier.
Mais en attendant, cela m'aurait bien plu de bénéficier d'un peu plus de franchise.
Je suis souvent parano, peut-être, sauf que là je ne peux plus me voiler la face et espérer un rendez-vous qu'il ne me donnera jamais.
Il y a vraiment des moments où un miracle serait le bienvenu.
19:15 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : a, triste, texto
samedi, 09 août 2008
petit mensonge et soulagement intense
Hier soir, j'ai largué b.
Oui ce détail de ma vie semble surprenant. Moi, la fille qui ne largue plus, jamais, traumatisée par le virement de bord de son premier petit ami qu'elle a osé quitté des années auparavant. Moi, la fille pas rogue pour un sou et plutôt affable au quotidien. Un brin cavalière dans les situations extrêmes, certes, mais généralement complaisante. Moi, la fille qui n'ose même pas dire à sa colocataire qu'elle ne supporte plus de devoir sans cesse défaire les boites en carton de biscuits Gerblé qu'elle jette sans états d'âme encore pliées dans la poubelle recyclage.
Et par texto, qui plus est.
Mais, demandez-vous avec empressement et admiration, comment ai-je pu avoir ce courage, cette bravoure insensée? Comment ai-je réussi à défier de la sorte tous mes principes? Comment ai-je pu m'enhardir au point de liquider ma relation naissante avec b par l'envoi dun simple texto gratuit?
La réponse est toute simple. On m'y a poussée.
Oui, j'ai été forcée de le faire. Par le destin. Par la fatalité. Par mon impatience de le quitter et le refus d'attendre jusqu'à la rentrée pour le faire. Et par mes amis, aussi.
Après avoir passé le repas à discuter de la manière dont ma relation avec a n'évoluerait pas et celle dont mon couple avec b était insignifiant, j'ai eu un éclair de génie. Un véritable flash, et si ma biographie est un jour transcrite en bande dessinée ou en dessin animé, ce serait typiquement le jour d'instant où une ampoule apparaîtrait au-dessus de ma tête.
L'excuse de la rupture j'avais trouvé.
Oui, oui.
Parce que bon, hein, on est entre nous alors j'avoue que la raison nodale m'interdisant de déjà le larguer comme un malpropre, c'était l'absence d'un motif expliquant pourquoi tout était fini entre nous. Quelques idées diverses et variées m'étaient apparues, évidemment, avant qu'une perspective plus réjouissante ne migre dans mon puissant intellect:
1) Je pouvais lui dire la vérité toute nue. "Ecoute, b, je fréquentais déjà un mec quand j'ai accepté de sortir avec toi, tellement expérimenté sur un certain plan que tu pourras jamais test. On m'a dit que je suis avec toi par pitié. Et d'ailleurs, l'argument principal en ta faveur quand tu m'as demandé de sortir avec toi, c'est parce que la veille tu m'avais payé le restaurant. Je ne t'aime pas plus que ça et je n'ai même pas envie de t'embrasser quand je te vois. Alors ne parlons même pas du reste. Tu es sympa mais c'est tout. Et toc."
2) Je pouvais lui cacher une partie de cette vérité déshabillée, et puis même baratiner un tantinet. "Ecoute, b, je couchais déjà avec un mec quand je t'ai dit oui. Mais, tu sais, je pensais que je pouvais peut-être passer à autre chose avec toi. Malheureusement ça n'a pas été le cas. Je suis désolée. Et toc."
3) Je pouvais le baratiner plus franchement. "Ecoute, b, je t'ai trouvé sympa et tu m'as très gentiment payé ma pizza quand on est allé au restaurant. Tu sais, je me suis dit que ça pouvait être sympa de sortir avec toi, sans trop se prendre la tête. Mais tu sais, je suis compliquée comme fille, parfois je me comprends plus moi-même, et puis on ne s'est pas vu beaucoup pendant cette semaine. Je ne veux pas te faire de mal, tu sais, alors il vaut mieux s'arrêter là avant que ça ne devienne sérieux. Tu sais, tu es quelqu'un de formidable et je ne doute pas que tu rencontres une fille qui te mérite plus que moi, tu sais. Et pas toc."
4) Je pouvais ne plus répondre à ses textos, établir un véritable silence radio des plus parlants puisqu'il sait que je suis accro à mon téléphone et à mes textos gratuits illimités. Ainsi je dévoile mon caractère un poil inconvenant qui lui empêche de me regretter.
Mais voilà, vous ne me connaissez pas encore très bien mais vous vous renderez rapidement compte que je ne veux que le meilleur, la crème de la crème, le pot de Nutella parmi toutes ses imitations, l'escarpin André à la Halle aux chaussures.
Aussi, hier soir, à table, en plein repas gastronomique à base de spaghetti, crème fraîche, petits lardons et fromage râpé à même la casserole, ai-je eu ce flash qui m'a permise de retrouver ma liberté et mon intégrité quelque peu malmenée ces derniers jours. Un petit mensonge, très léger et interprétable à souhait, allait me permettre de clore cette affaire.
Quoi de plus simple que de prétexter avoir revu son ex et ne plus savoir où en est la situation? Quoi de plus logique qu'être perdue après le déferlement de tant de souvenirs?
Sauf que bien sûr je n'ai pas revu d'ex. J'ai juste pensé un tantinet à a.
Brefou, un texto fut rédigé sur mon fantastique téléphone rose et noir et un de mes amis se chargea d'appuyer sur le bouton envoyer à ma place. Histoire de ne pas que je culpabilise trop.
Mais quand même.
Une semaine, c'est pas long.
C'est pas comme si je lui avais brisé le coeur, à la fin.
A part ça, je ne comprends pas a. Ca doit être le choc des générations, sans doute. La différence d'âge, probablement. Je ne sais ni ce qu'il attend de moi, ni pour combien de temps il l'attend encore. C'est à la fois intrigant, excitant et effrayant.
Il est temps que la rentrée arrive.
Histoire que je me trouve un gentil étudiant en polo-mocassins que j'aurai envie d'embrasser chaque fois que je le verrai, qui me passera l'envie de séduire qui m'envahit parfois quand je vais en boîte, qui me trouvera jolie et qui m'achetera des croissants le matin.
17:03 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : b, a, petit ami, rupture, relation amoureuse, ex
vendredi, 08 août 2008
suis-je au bord du précipice?
Aujourd'hui, le désespoir me guette.
Je suis seule, presque misérable, avec pour seule compagnie les nouvelles filles d'à côté et un bol de rice crispies au cacao.
B ne m'a pas répondu. A non plus, alors que je lui ai envoyé un texto il y a bien trois heures. Edit de 10 minutes plus tard: B m'a en fait répondu, semble ravi que je lui ai dégagé un moment samedi après-midi et me propose même de manger chez lui demain. Je ne suis pas cavalière, non, mais je m'apprête à refuser.
Mon existence morne et sans éclat a besoin de retrouver un peu de vitalité, de tonus. De joie, j'ai presque envie de dire.
La perspective de ma soirée est en revanche plus réjouissante que mes quelques prochaines heures. Quelques amis triés sur le volet ont été invités et une bouteille de faux Soho a été achetée, en attendant d'autres délicieux nectars. Peut-être même que le destin nous amènera jusqu'à ma boîte de nuit favorite du moment, celle où il y a peu je refusais de mettre les pieds mais que j'encense aujourd'hui comme un nouveau paradis. Il faut dire que mes dernières soirées là-bas se sont avérées riches en émotions et en garçons et, comme toute jeune fille un peu sensible, c'est toujours bon pour le moral de s'amuser comme une petite folle sans réfléchir aux conséquences de ses actes inconscients.
Mais avant le beau temps, la pluie. Je m'ennuie, surtout depuis que j'ai préféré le journal de treize heures à cette fabuleuse chaîne qu'est AB1. On me parle de cet accident avec l'orage et les petites filles dans la tente, on me parle des J.O. de Pékin, on me parle même de la bourse. Parfois j'ai envie de parler actualités et politique comme une adulte responsable, mais est-ce vraiment le rôle d'une jeune blonde sur un blog comme le mien? Un jour, j'aurai le courage de braver les préjugés et je me lancerai dans une audacieuse philippique contre le gouvernement ou les gens qui nous percutent dans la rue sans s'excuser.
Je sais que je suis un peu hardie, de me plaindre ainsi sans raisons recevables, certes. Mais je ne suis pas rogue, et je vous autorise, mes braves, à vous plaindre comme moi, ou même à vous plaindre sur le fait que je sois en train de me plaindre, ou encore vous plaindre de la possibilité de se plaindre parce que je me plains, etc. Brefou (expression copyrightée, s'il vous plaît, je peux me montrer impétueuse en cas d'utilisation abusive de ce mot), tout ça pour dire que je suis consciente de mon effronterie et que, mieux, j'en tire une certaine fierté. Je suis là où les gens ne m'attendent pas.
Parce que personne ne m'attend jamais.
Nan, je badine, bien sûr que des gens m'attendent. Parfois, quand je cours dans la rue pour attraper un bus, le chauffeur m'attend. Parfois, quand j'entre dans un amphi après un garçon galant en polo-mocassins, celui-ci m'attend pour me tenir la porte. Parfois, quand j'ai rendez-vous et que je mets du temps à me préparer, mes amis m'attendent. J'aurais peut-être du dire souvent, voire très souvent, il est vrai que dans ma définition de femme du monde, celle-ci aspire à se faire désirer. Une femme du monde n'est jamais en retard, non, elle se fait désirer juste ce qu'il faut pour exciter l'impatience de ses camarades.
Quand ma mauvaise foi s'esbigne ponctuellement, je reconnais que je suis en retard et j'avoue que j'ai avancé toutes mes heures de cinq minutes dans l'espoir insensé que je sois à l'heure un peu plus souvent. Peine perdue, je suis femme du monde dans l'âme. Chassez le naturel, il revient au galop. Mais j'en suis pas cavalière pour autant, dites-le vous bien.
Mais pourquoi, interrogez-vous avec curiosité et agacement, pourquoi désespérer lorsque son existence est aussi excitante que la perspective de faire un tour du monde bercée par les vagues en bronzant sur le pont d'un yacht appartenant à un milliardaire beau, musclé, bronzé et jeune?
Parce que vous savez que lorsqu'on mène une existence vraiment excitante, il n'en faut pas moins quelques passages à vide pour réaliser que son existence est réellement excitante.
Ce midi, que dis-je, ce début d'après-midi, est un de ces passages à vide.
Un de ceux où vous regardez vos quarante paires de chaussures dans le blanc des yeux, et vous leur annoncez haut et fort qu'il vous manque sans doute une paire de jolis souliers pour sortir, ou pour marcher vite sur les pavés du centre-ville de votre merveilleuse commune, ou pour bronzer dans l'herbe en vacances. Traduction: quelques dizaines d'euros vont bientôt se calter de votre porte-monnaie. Vraie traduction: vous parlez à vos chaussures, dois-je ajouter quelque chose à ce constat?
Ou un de ceux où vous sentez les larmes vous monter aux yeux comme de la moutarde, parce que vous n'arrivez plus à mettre la main sur le disque-dur externe de votre colocataire qui contient, ô bonheur et joie, les 6 saisons de S&TC tout comme les 3 et demi de Dr House. La colocataire, elle, est en villégiature à l'autre bout de la France (ou deux heures de voiture de chez vous, la question ne se pose pas) et il est hors de question de dépenser un texto gratuit pour se taper la honte en demandant où bigre peut-il bien être.
Ou encore un de ceux où une soudaine envie d'acheter un nouveau shampooing ou après-shampooing vous assaille.
Ou peut-être pas. Le shampooing, c'est peut-être juste mon truc à moi.
Brefou. Un passage à vide où l'essence même de votre quotidien se retrouve questionnée, doutée, voire contestée.
Un moment d'égarement, où vous vous retrouvez finalement à regarder les vacances de l'amour en espérant, vous aussi, avoir des amis aussi fantastiques que Laly ou Nicolas.
Mais là, j'exagère.
S'il vous plaît, quand même.
Mes propres amis sont déjà fantastiques.
Enfin. Un de ces instants troublés qui finalement disparaissent sans problème devant une perspective sympa telle que prendre une douche ou aller faire du shopping.
Même s'il ne s'agit que d'acheter du jus d'orange, dépenser de l'argent reste dépenser de l'argent et me comble de joie.
14:13 Publié dans →tourments de l'existence terrestre← | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soirée, b, relation, divagations, politique, égarement, amis
jeudi, 07 août 2008
vive moi, encore une fois.
Trouver un titre à mes notes a toujours été un véritable calvaire. Sur mes quelques anciens blogs, je finissais parfois par intituler mes articles "...", avec un dédain et un mépris notables. Mais, remarquez-le donc, ces temps glauques sont révolus et mon intellect puissant me permet bien de choisir de belles expressions pour baptiser mes écrits.
Brefou. C'est un mélange de culpabilité, d'ennui et de légère excitation innocente qui me pousse devant mon clavier à cette heure tardive. Oui, oui, heure tardive parce que demain matin je me lève à huit heures et que mes deux ou trois mois de vacances (relatives, bien entendu, qui dit étudiante occupée dit examens ratés et seconde session) m'ont largement fait perdre tout entraînement. Ah, pensez-vous si votre grand âge vous pousse à jalouser le mien, à vingt ans on récupère facilement. Certes, nous autres étudiants développons une faculté exemplaire à nous coucher à 5h30 du matin pour retourner en cours à 8h (si en première année) ou 10h (si en deuxième année) frais comme des gardons. Mais pour nous, vacances riment avec ... besoin de repos pour récupérer et se préparer pour l'année suivante.
Là vous vous attendiez à une super théorie sur la fatigue étudiante, mais en fait non.
Tout ça pour dire que je m'ennuie, je culpabilise et je n'arrive pas à dormir. L'ennui est un fléau terrible, autant que l'insomnie qui me guette si je tente de fermer les yeux avant minuit ou une heure. La culpabilité qui m'assaillit, en revanche, est un sentiment aussi attirant qu'inquiétant. Pourquoi, demandez-vous, pourquoi culpabiliser? Ma personne, si parfaite, ne peut rien se reprocher, c'est impossible.
Et bien, si.
Aujourd'hui, j'ai été une mauvaise petite amie.
J'ai reçu un texto de mon mec dès ce matin, 10h et quelques, un texto enthousiaste et rafraichissant dans lequel il m'expose son programme pour les deux ou trois jours à venir, en faisant une allusion au fait de se voir un de ces jours, pour jouer aux dames, probablement.
Je précise ici que je sors avec ce garçon depuis samedi, soit cinq jours. Ou vendredi si on compte le moment où je me suis rendue compte qu'il voulait sortir avec moi et que je l'ai précipitamment abandonné mais que la fatigue m'a empêchée de rester près de lui. Globalement, ça ne fait pas encore une semaine, hein. Et je l'ai vu une seule fois depuis que je suis avec lui. Et encore, je l'ai fait venir jusqu'à chez moi pour deux petites heures durant lesquelles on a du s'embrasser trois ou quatre fois. Et au bout de ces deux heures, je l'ai fait partir parce que je devais voir un autre type. Et que, encore pire, cet autre type a eu le culot de ne pas me répondre. Et que de ce fait je ne l'ai même pas vu. Et que j'ai même caressé l'idée de faire revenir mon copain officiel le soir tellement j'étais frustrée de ne pas avoir été au cinéma avec l'autre.
Je crois que je vais leur donner des surnoms, là, maintenant, afin d'éviter toute confusion. Alors A=l'autre homme que je fréquente, et B=le petit copain réel. J'adore donner des noms de code aux mecs, vraiment. J'en ai plein en réserve, des supers originaux comme Fernand, Joseph ou Saturnin, ou des historiques comme Henri IV ou Louis XIII, ou des branchés comme le mec au tee-shirt moulant blanc ou le gars à la coupe mulet.
Donc, pour en revenir à mes moucherons, j'étais bien réveillée quand j'ai reçu le texto mignon de B. Je le lis, tranquille, puis reposai délicatement mon téléphone à côté de moi en songeant qu'il pouvait bien attendre un peu. Après tout, c'est les vacances, je suis étudiante, je ne devrais pas me lever avant midi ou une heure. Je vaquai donc à mes occupations le coeur léger, et le texto fut trop rapidement finalement relégué au fin fond de mes tortueuses pensées.
Pour faire court, j'ai réalisé vers 21h30 ce soir que je n'avais même pas pris deux minutes pour répondre.
Alors que j'ai textos illimités.
Et qu'il le sait.
Ni une, ni deux, j'envoie un texto à B en prétextant une cure de désintoxication au téléphone m'ayant retenue loin de mon merveilleux portable. Puis, parce que je ne suis pas rogue, tout de même, je lui propose une entrevue samedi après-midi. Pas le soir, non, pas demain, non. Juste samedi après-midi, limite j'aurais défini une plage horaire comme entre 14h15 et 15h30.
Vous avouerez que, sans l'être en réalité, je parais un tantinet cavalière.
Surtout que je crois que je lui ai même pas écrit "bisous bisous" à la fin, alors que je le fais pour le reste de mes contacts. Sauf aux divers inconnus qui sont dans mon répertoire, mais ça c'est parce que je ne leur écris pas. Et qu'il le sait.
Oh et puis tant pis. Je lui ai répondu alors que je suis en pleine cure de désintox au portable, c'est un geste courageux qui montre mon attachement à sa personne. Et s'il trouve que ce n'est pas assez, alors tant pis, il n'a qu'à me quitter.
Limite, ça m'arrangerait.
Parce que quand même, je ne peux pas prétexter des prétextes nuls chaque fois pour éviter de le voir. Bigre, je suis supposée sortir avec lui, en pratique! Notre relation devrait être fusionnelle et merveilleuse. Je devrais me languir de lui en son absence et lui envoyer sans cesse des textos gratuits par peur qu'il en trouve une autre, pas établir des plans machiavéliques pour le quitter à la rentrée ou lui faire rencontrer une fille qui l'intéresserait et pour laquelle il me plaquerait.
Ah, si seulement tout était plus facile, un peu à la manière d'Hélène et les garçons ou Premiers baisers. C'est sûr que eux aussi vivent des drames et ont une vie parfois très confuse ; mais ils n'avaient pas de téléphone portable à l'époque, et sûrement pas de textos illimités ou d'appels gratuits vers orange et fixes le weekend. Je me verrais bien dans le rôle de Justine dans Premiers baisers, en fait, parce que Jérôme est plutôt mignon et que je la trouve jolie.
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vive moi, merci.
Me voilà, enfin.
Celle que la blogosphère jadis prostrée et atone attendait avec fièvre et émotion.
Celle que, globalement, tout le monde attendait avec une ardeur empressée.
Il vous manquait un petit quelque chose pour vous satisfaire pleinement de votre vie, mais vous ne saviez pas quoi ni pourquoi, ni même comment. Vous aviez juste cette opressante sensation de vide, de manque.
Mais ne cherchez plus.
Je suis venue combler les défaillances terrestres.
Je suis la nouvelle élue, tout simplement.
Un genre de super-héros à la Spiderwoman, en gardant en tête ma peur bleue des araignées, ou à la Batwoman à la mâchoire moins carrée. Je ne boxe peut-être pas mes ennemis en costume moulant avec une cape sur le dos, mais je suis tout de même fichtrement forte. Telle une justicière masquée, je combats l'ennui et l'injustice, mais aussi les vils damoiseaux qui brisent les coeurs de tendres colombes ou les demoiselles un peu vulgaires ôtant toute noblesse à la gent féminine.
Enfin, ça c'est en théorie. La pratique c'est autrement difficile.
Mais, brefou, je n'en reste pas moins celle que vous attendiez avec impatience.
Par conséquent, puisqu'aujourd'hui est jour de fête, je vous permets donc de m'acclamer comme il se doit, manants, et de me rendre l'hommage que je mérite. Je ne suis point rogue, après tout.
14:56 Publié dans →agglomérat philosophique← | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

