vendredi, 26 septembre 2008

amour, malheur et beauté, 1ère partie

Je vous ai quittés il y a exactement vingt jours sur une note décrivant ma vie passionnante, souvenez-vous d'Erwan et autres Poney.

Et bien, il y a eu du nouveau, depuis.

Oh, pas à propos d'Erwan et Poney, je ne les ai pas revus après le lendemain de la soirée.

Mais du croustillant il y a eu, dans mon entière vie globale.

Oui, mes amis, sur plusieurs notes consécutives, pour fêter mon grand retour sur mon blog palpitant, je vais vous parler sentiments pornographiques et émotions indécentes.

 

Là, je sens que vous attendez la suite avec impatience, bande de petits coquins.

D'ailleurs, hors sujet total, la musique de Dawson's Creek qui passe précisément en ce moment sur mon ordinateur est effroyablement adéquate à mes petites aventures.

Ou grandes aventures, du reste.

Mais trèves de romantisme inadapté.

Chers lecteurs, préparez vos mouchoirs. Votre courage, à la lecture de mes extraordinaires écrits, devra être sans borne, tel Chase se faisant larguer par Cameron ou Adison réalisant que son couple avec Derek est bel et bien fichu. Brefou, vous m'aurez comprise, l'histoire que je m'apprête à vous narrer est d'une rare intensité et il se peut que des âmes sensibles voient la vie sous un autre angle, après l'avoir lue en entier et comprise correctement. Il y aura sans doute des larmes, des cris, une stupéfaction populaire. Mais qu'importe, la vérité doit éclater et le mensonge doit être aboli.

Afin d'éviter toute surprise trop surprenante, je vous balance déjà quelques mots clés: INSA, soirée, garçons, salsa, bière, désespoir, tragédie, fin du monde. Oh, et George, mot clé très important.

Maintenant que les grandes lignes sont tracées, permettez-moi de commencer par le commencement.

Samedi 13 septembre 2008. Il faisait beau, nous étions heureux et ma colocataire avait invité son amie fidèle et de longue date à boire un verre avec elle et une autre de ses amies fidèles de longue date (dont j'ai fréquenté l'ex d'un peu trop près l'espace de quelques heures). J'évoquai avec cette première amie, que nous appelerons Apollonie afin de respecter son anonymat, la possibilité de sortir après ce passage au bar à rhum de la ville, lui suggérant de passer voir quelques amis qui sans doute sortiraient. Elle envisagea cette proposition avec sérieux puis l'écarta en m'annonçant qu'un de ses amis de l'INSA l'avait invitée à son anniversaire. Ce fut donc cette dernière option qui fut choisie à l'unanimité de nos deux avis, et une fois les parents de la demoiselle convaincus de la laisser sortir (avec la voiture qui plus est) la nuit nous sembla pleine de promesses.

En fait, pas tant que ça, mais j'étais ravie de changer un peu de fréquentations.

Brefou, je consommai deux cocktails au rhum (hm, un "baignoire de Joséphine" et un "pourquoi pas", il me semble) puis nous quittâmes les autres afin de regagner la voiture d'Apollonie et enfin atteindre l'INSA. Sur le trajet, je tentai d'en savoir plus sur ce mystérieux ami mais les seules informations que je pus récolter furent un vague "il est pas terrible, il est grand mais il est sympa!".

Autant dire que je ne savais pas du tout à qui m'attendre.

Et autant dire que je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il se passe ce qu'il s'est passé.

J'ai déjà pu faire démonstration de mon coeur tendre de jeune fille un peu fleur bleue, sur ce blog.

Aussi vous ne serez pas tellement surpris en apprenant que Cupidon me toucha d'une multitude de flèches lorsque je pénétrai dans la salle où se déroulait l'anniversaire. La canaille avait décidé de me faire craquer pour l'hôte de la soirée, que nous surnommerons aisément George. Refusant de se contenter d'un simple béguin, en plus, le petit angelot s'acharna littéralement sur moi et je réalisai très rapidement après avoir rencontré George que j'étais amoureuse de lui.

Dans le sens, amoureuse.

Vraiment amoureuse.

Un peu comme quand je l'étais du George initial, que j'aimai follement durant une bonne année et demie avant de me rendre compte qu'il deviendrait curé avant de s'intéresser à moi.

Brefou, mon George, mon nouveau George, est le plus divin de tous les garçons et le désespoir m'assaille quand je pense à lui.

Surtout que l'histoire ne s'arrête pas là, oh non. La facilité, c'est vraiment trop facile.

Tandis que j'encaissais le choc de mon coup de foudre pour le héros de la nuit, je me laissai aller à boire quelques verres de rhum orange et vodka pure orange, qui forcément me montèrent très légèrement à la tête. Oh, j'avoue volontiers que j'étais un tantinet pompette ce soir-là. Mais que voulez-vous, une femme du monde se doit de se satisfaire des plaisirs du bas peuple et je ne pouvais décemment refuser de boire comme les autres! Je devrais plutôt passer pour une héroïne, plutôt que pour une alcoolique notoire.

Le sourire que le rhum affiche en permanence sur mes lèvres a sans doute eu raison des obstacles se dressant entre un parfait inconnu, que nous surnommerons C par pure commodité, et ma lumineuse personne. Nous discutâmes de longs instants, regardâmes des photos de son pays d'origine, dont il était arrivé une semaine plus tôt, puis discutâmes à nouveau de sujets divers dont je ne me souviens guère avant qu'il ne me propose d'aller dans sa chambre. J'acceptai, le coeur un peu serré, parce George avait disparu et que cela me rendait triste.

Oh, dans cette chambre, il ne se passa pas grand chose finalement. Nous nous embrassâmes puis rendez-vous fut donné pour le lendemain après-midi.

Vous comprenez donc logiquement en quoi la situation amorcée ce soir-là est une véritable tragédie.

 

Plus tard, vous aurez droit à la suite, toute la suite, de l'histoire.

Qui ne fait que commencer, gardez ça en tête.

samedi, 06 septembre 2008

parfois, femme ne varie pas

Note commencée le 6 sept à 01:00 environ, qui ne put malheureusement être achevée dans la même nuit.

 

Mes dernières vingt-quatre heures ont été d'une rare intensité, même pour un clubbeuse à la beauté fatale comme je le suis.

Mon esprit s'emmêle, d'une fatigue épouvantable et d'une incroyable lassitude. Mes idées restent claires sans que je ne puisse trouver les mots pour les formuler logiquement. J'ai envie de raconter ce qui s'est passé dans ma vie ces derniers jours, mais j'ai peur. Peur de quoi? me demandez-vous, agacé et impatient d'en savoir plus sur mes salaces tribulations. Et bien, peur que la torpeur dans laquelle je suis plongée en ce moment ne s'évanouisse, et que je me retrouve confrontée à la dure réalité. Je vous l'avoue volontiers, j'ai fait n'importe quoi et même encore pire. Et je ne veux pas m'en rendre compte, pour l'instant.

Petit retour en arrière. Jeudi, tard dans la nuit, je m'en allai retrouver deux amies du lycée avec qui soirée boite était prévue. Une bouteille de coca mélangée à de la tequila tenta de nous attaquer et nous dûmes nous sacrifier pour sauver nos peaux: le nectar fut bu avec une insolente rapidité et quelques cookies vinrent se mêler à l'alcool dans nos estomacs respectifs.

Puis, le temps passa, et nous nous retrouvâmes bientôt sur la piste de danse de ma boite du moment, celle où il y a encore deux ou trois mois je n'aurais pas mis les pieds sans avoir été payée pour. Vous me connaissez, je ne suis pas cavalière, aussi ne pus-je repousser les avances d'un charmant garçon rencontré par l'intermédiaire de son meilleur pote venu draguer mon amie et moi-même. C'est là que de longs et langoureux baisers scellèrent notre attirance mutuelle, avant que mon nouvel ami ne doive repartir.

A cet instant précis, mon esprit se figea littéralement. Je vis a.

Oui, a. Toujours le même a.

Mais je vous avouerai tout, c'était presque prévu que je le voie en boite ce soir-là. Parce que je lui avais dit que j'avais compris qu'il s'en fichait de moi et que ça m'était égal, et puis que je lui avais renvoyé un texto digne de la plus faible des femmes dans un instant d'égarement, et enfin qu'il m'avait appelée pour tirer la situation au clair.

Brefou, a était là. Et sans doute même que a m'a vue avec ce garçon en train de nous embrasser.

Quelques rapides baisers montrèrent à ce brave homme que j'étais ravie de le revoir, avant qu'il ne s'en aille dans un lieu inconnu dans un but inconnu pour une raison inconnue. A cet instant, mes amies et moi-même rencontrâmes un autre garçon fort sympathique qui nous accompagna hors de la boite.

Et c'est devant la pancarte un peu défraichie nommant la discothèque, que nous rencontrâmes deux garçons. Pour plus de clarté dans mon récit, l'un d'eux sera surnommé Poney (euh c'est son vrai surnom, en fait), l'autre Erwan. Brefou, Poney, Erwan, mes deux amies et moi prîmes le chemin de mon appartement, et malgré moi j'acceptai de recevoir les deux mâles chez moi pour qu'ils puissent manger des Weetabix, selon les incessantes réclamations d'Erwan.

Je précise que c'était par pure bonté de coeur. Aucune pensée coquine ne m'était venue à l'esprit. Vraiment.

Finalement, Erwan et moi nous rapprochâmes à cause des multiples taquineries dont il me fit l'honneur d'être l'héroïne, et bientôt nos lèvres se rencontrèrent, dans un contexte dont il m'est impossible de me souvenir. La boisson avait eu raison des limites imposées par ma morale (et m'avait presque fait oublier que quelques temps auparavant j'embrassais deux autres mecs...), et je ne pouvais décemment repousser les avances de mon nouvel ami.

Nous arrivâmes enfin à destination, sous une pluie rafraichissante, et je faillis me tromper de code d'interphone. Parce que justement, il n'y a pas d'interphone chez moi, juste un code à composer. Et que régulièrement, c'est mon code de carte bleue qui s'impose à mon esprit au moment M.

Et là...

Là la suite devrait être censurée pour ce qui est des moments passés avec Erwan dans mon petit lit une place.

Vous me connaissez, je reste un peu prude, quand même.

Mais la suite de la suite vous sera peut-être narrée. Bientôt. Style, demain si je m'ennuie.