jeudi, 23 octobre 2008

où l'on part sur de nouvelles bases, en fait.

Très bien, la chance ne doit pas être avec moi aujourd'hui.

Parce que j'avais écrit une longue note racontant tout ce qu'il y avait de nouveau dans ma vie et qui allait vous transporter de joie, vous, mes ardents lecteurs. Mais que malheureusement, la note ne fut sauvegardée à temps.

 

Brefou. Je vais m'efforcer de faire preuve du même enthousiasme, de la même joie que ceux éprouvés dans feue ma note passionnante... Parce que aujourd'hui, mes amis, j'ai plusieurs péripéties à vous raconter, oh oui.

Déjà, je vous propose de tirer un trait définitif sur la saga merveilleuse que je vous proposais il y a quelques temps, pour la simple et bonne raison que la passion dévorante qui m'envahissait à la pensée de George m'a littéralement désertée. Aussi surprenant que cela puisse sembler pour tout être sensé doué de raison, je ne suis plus du tout, mais alors plus du tout amoureuse de lui. Je ne pourrai trop m'expliquer comment j'ai pu l'oublier aussi vite, mais toujours est-il que ce n'est pas plus mal...

Mais alors, vous exclamez-vous vivement, cela aurait-il à voir avec C? Le brave garçon aurait-il fini par me faire craquer et serais-je enfin amoureuse de lui comme une bonne et fidèle petite amie de son petit ami?

Que nenni, vous réponds-je avec fermeté, et bien au contraire. Laissez-moi vous conter une petite histoire.

 

Il était une fois une jeune étudiante qui compensait un physique peu à son avantage par une folie légère faisant, au regard de certains allumés ou de quelques purs inconnus, tout son petit charme. Elle avait comme tous ses acolytes universitaires pour habitude de consacrer la nuit du jeudi aux soirées étudiantes, buvant avec excès légèrement et dansant comme une malade timidement en boîte de nuit avec des amis. Elle avait un petit ami qu'elle appréciait raisonnablement, le fréquentant depuis un peu plus d'un mois, lorsque le destin la poussa à franchir les portes d'une discothèque sympa, avec un de ses plus proches amis, une amie de cet ami, et un ami de l'amie de cet ami qui sera surnommé Reun pour une raison qui m'est évidente mais que je ne divulguerai point.

Là, je coupe, histoire de pas trop entrer dans les détails.

Brefou, au cours de la soirée, un rapprochement eut lieu entre la demoiselle et son nouvel ami, qui finirent par s'embrasser longuement. Hélas, il dut ensuite partir, la laissant seule et désespérée (parce que les deux autres amis dansaient ensembles), entourée de garçons intéressés et sans scrupules. C'est ainsi qu'elle se réfugia auprès d'un autre garçon, qui ne mérite pas de surnom. Elle gardait Reun en tête mais, persuadée de ne pas pouvoir lui plaire sans l'emprise de l'alcool, préférait l'oublier.

Finalement, un courage extrême lui permit de demander à l'amie de son ami le numéro de Reun, à qui elle envoya un texto. Reun y répondit avec galanterie et accepta même de la revoir, ce qui la transporta de joie.

Entre temps, le weekend était arrivé et la jeune demoiselle devait participer au stage de rentrée organisé par son orchestre. Mais alors qu'elle écoutait tranquillement de la musique sur son magnifique Nokia 5610 Xpress Music rose en compagnie de son très cher ami P-Y, son téléphone s'arrêta brusquement. Impossible de le rallumer. Le désespoir l'assaillit lorsqu'elle réalisé qu'elle n'avait pas sauvegardé le numéro de Reun, qu'elle était donc incapable de reprendre contact avec lui à son retour pour espérer un rendez-vous avec lui.

Elle passa le weekend à pester contre son téléphone et imiter le caractère râleur de sa colocataire. Il faut également avouer qu'entre deux critiques à l'égard de son portable, c'était son petit ami C qui était la cible de ses paroles un peu cavalières. Elle se rendait compte véritablement qu'elle ne pouvait continuer à sortir avec C, en partie parce que C ne donnait plus l'impression de vouloir vraiment la fréquenter.

Alors, le lundi matin, elle prit les choses en main. Ne pouvant contacter C par un coup de téléphone ou un texto, décidant que de toute manière ce n'était pas la peine de lui proposer un rendez-vous style "il faut qu'on parle", elle eut une idée de génie.

Le message facebook.

Ici, il faut préciser que c'était un message personnel, pas sur le mur, surtout que C ne l'avait toujours pas rajoutée comme amie au bout d'une semaine (une des raisons pour lesquelles la jeune étudiante avait décidé de le quitter).

Mais tout de même, une telle désinvolture était nouvelle pour elle. Un long message fut cependant envoyé à C et le statut facebook transformé de "rien" en "célibataire".

C'est ainsi que s'acheva son histoire d'amour merveilleuse avec C.

 

Mais ses tribulations ne s'arrêtent pas là, évidemment que non. Parce qu'entre-temps, elle avait pu récupérer le numéro de Reun auprès de son ami, l'ami de l'amie du garçon. Brefou, rendez-vous fut donné le mercredi soir, après le cours de salsa de la jeune femme.

Passons sur le fait qu'elle mit des heures à choisir une tenue pour finalement changer au dernier moment, qu'elle était morte de trouille à l'idée de le revoir et de ne pas lui plaire sobre, qu'elle avait peur aussi qu'il ne lui plaise plus du tout. Simplement dit, l'inquiétude l'assaillait sans pitié et elle rejoignit le lieu de rendez-vous l'estomac noué et la gorge sèche.

Reun arriva enfin, légèrement en retard ce qui avait fait paniquer la demoiselle, et ils s'en furent boire un cocktail dans un bar.

Je passe aussi rapidement sur la soirée, en résumant les informations essentielles: ils ont bien ri, ils ont bien discuté, ils ont bu 1/2L de cocktail de chacun, elle a réalisé à quel point son profil ressemblait à celui du premier garçon qu'elle avait surnommé George (enfin le deuxième, pour être rigoureuse). Puis, minuit passé et cocktail offert par Reun, ce dernier la raccompagna jusqu'à chez elle. Là, ils continuèrent à discuter, puis se comportèrent en vrais gamins et laissèrent un petit mot anonyme, fait de lettres déchirées dans le magazine de la métropole, sur la voiture de la colocataire de la jeune fille.

Puis, vint le moment où il fallut se quitter et poser la question de savoir s'ils allaient se revoir. La jeune fille s'enquit timidement des intentions de son chevalier qui lui répondit "bah oui!!!" avant que leurs lèvres ne se rencontrent afin d'achever leur soirée par un tendre baiser. Enfin, plusieurs tendres baisers, on ne peut rien vous cacher.

C'est ainsi qu'elle mit fin à son célibat, de la manière la plus agréable et douce possible.

 

Bon, bon, bon, je sais que je ne dois pas me réjouir trop vite, que cela ne va peut-être pas durer. Surtout que les vacances sont là et qu'il rentre chez ses parents pour quelques jours dès demain après-midi... Il peut se passer plein de choses d'ici à ce que l'on se revoit... Même si j'espère que cette fois, ça va durer.

Parce que pour une fois que je peux potentiellement sortir avec un garçon qui me plait vraiment, je n'ai pas envie que ça s'arrête comme ça.

vendredi, 10 octobre 2008

où l'on oublie, momentanément, l'épisode 2.

Aujourd'hui n'est pas un grand jour, c'est moi qui vous le dit.

Par conséquent, je ne ferai pas de la grande note glamour et passionnée. Non, même si cela semble un peu rustre, je ferai de la note décousue.

Oh, ne vous plaignez pas, bande d'ingrats lecteurs avides de ma passionnante littérature, déjà que je reviens écrire ici.

Enfin, je vous dois bien ça. Deux semaines sans la palpitante description de mes folles aventures, c'est vrai que ça doit être difficile à supporter! Sans doute que l'alcool vous aura permis d'oublier quelques instants votre désespoir et reprendre confiance en la vie, avant de revenir sur mon blog et réaliser que finalement, la vie ne vaut d'être vécue sans moi. Et vous avez raison.

Mais trève d'apitoiement sur votre sort. Il faut savoir être fort, même dans les situations les plus insoutenables.

 

Donc. Bref.

1°) J'aime faire des listes, en fait. Et sur mon ancien blog, j'écrivais des notes plus courtes mais régulièrement sous forme de liste. C'est assez pratique pour mettre ses idées au clair, et même si aujourd'hui je n'ai aucune idée pas besoin de les mettre au clair, adopter cette mise en page apportera un renouveau certain, une agréable fraîcheur, sur ce blog.

2°) Hier soir, j'ai croisé Erwan en me rendant chez des amies pour la soirée. Il était tard, il faisait nuit, et je ne l'ai pas vu, au début. Je me demande encore ce qui m'a surprise le plus: le fait qu'il me parle (ou plus précisément, qu'il me hèle afin d'attirer mon attention pour me parler!) alors qu'il aurait du pu se sentir gêné, ou alors le fait qu'il se rendait chez sa copine. A vrai dire, il était plus mignon que dans mon souvenir, en fait je l'ai trouvé physiquement charmant et je me suis souvenue de pourquoi je ne lui avais pas résisté bien longtemps.

Bien sûr, ça me fait plaisir de me dire qu'il est heureux avec sa copine. En même temps, je ne peux pas m'empêcher de ressentir un peu de jalousie. Oui, de la jalousie, à me demander pourquoi ce n'est pas moi, cette copine? Je ne veux pas dire par là que je souhaite (ou que je souhaitais) sortir avec Erwan. Je veux simplement comprendre pourquoi je n'attire pas sérieusement ce genre de garçon. Leur plaire un soir, c'est plus facile que chanter plus juste que les élèves de la Star Academy, okay. Mais leur donner envie de sortir avec moi, de me fréquenter, ça me semble encore plus difficile qu'écouter la dernière chanson de Carla Bruni-Sarkozy.

3°) Non mais elle est gonflée, vous exclamez-vous à raison, elle a un petit ami quand même! Ce C n'a pas l'air d'un mauvais bougre et s'il ne lui plaisait pas, elle n'aurait jamais du sortir avec lui, point final!

Votre sagesse n'a d'égale que ma stupidité. Je confesse librement mes fautes et j'avoue que si c'était à refaire, je n'irais même pas à la soirée de George. Parce que finalement, je n'en suis plus amoureuse et que... un secret m'empêche de dévoiler la suite. Soit, j'ai été un peu idiote à vouloir jouer les filles intéressées avec C alors qu'en réalité l'alcool me donnait simplement envie de plaire. Mais pour ma défense, je suis une gentille petite amie, plus que je ne l'étais avec b à l'époque, pas cavalière pour un sou et attentionnée. Pour exemple, je n'ai remis nos rendez-vous que quatre ou cinq fois en l'espace de quatre semaines.

4°) Parce que demain soir, cela fera quatre semaines que je sors avec C. Et vous me croirez aisément si je vous dis que je ne me suis toujours pas faite à cette idée. Peut-être que c'est lié au fait que je suis un tantinet réticente à l'idée d'avoir une vraie relation, sérieuse et épanouissante, fusionnelle et passionnée, avec lui. Non que je ne l'apprécie pas, je le trouve gentil. Mais là se pose tout le problème. Bien sûr que c'est important qu'il soit gentil. Mais j'aimerais pouvoir déclamer de longues phrases pleines de folie et de fantaisie sur l'avenir que j'envisage pour notre relation. J'aimerais m'extasier sur les moments que nous passons ensembles. J'aimerais rêver de lui la nuit et me rendre compte le matin que je suis amoureuse de lui. J'aimerais arrêter de dire à mes amis que je n'en peux plus de sortir avec lui et que j'attends la rupture avec impatience.

Je suis peut-être gentille avec C, je ne suis pas gentille vis-à-vis de notre relation. Je ne m'ennuie pas quand je suis avec lui car c'est quelqu'un d'intéressant et intelligent, et c'est sans doute le point le plus positif dans tout ça. Je ne cesse de retarder nos rendez-vous, mais une fois que je le vois et qu'il est parti, je me sens bien et presque heureuse. Mon égo est probablement la clé de toute l'histoire.

5°) Cette nuit, j'ai fait un rêve très étrange. Et je sais que vous aimerez autant que moi lorsque je les analyse.

Tout commence à la tombée de la nuit. Mes amis m'ont perdue parmi une foule immense rassemblée autour d'un feu de camp. On est assis sur les genoux et il me semble entendre la foule murmurer une prière. => je dois devenir scout? l'homme de ma vie est un scout? je dois me méfier des scouts? un ami scout va m'abandonner? je devrais envisager une reconversion professionnelle dans la musique religieuse?

Ensuite, je me retourne et je vois un garçon, qui m'est inconnu mais dont le visage m'est très clair, qui chante sa propre chanson avec une guitare sèche et un air un peu allumé. Je le reconnais, et je vois qu'il me reconnaît aussi, mais ni lui ni moi ne faisons un pas l'un vers l'autre. => je vais tomber amoureuse d'un chanteur? je devrais devenir chanteuse pour rencontrer l'amour? je dois me méfier des guitaristes? un garçon que j'ai fréquenté intimement va devenir une super star?

Puis, je m'en vais du feu de camp avec mon tapis de camping bleu (qui était étendu par terre précédemment), et je vais dormir dans une petite chambre toute désordonnée située dans une maison apparue comme par magie et avec du carrelage noir et blanc par terre. => je dois devenir architecte? le carrelage noir et blanc va devenir une valeur sûre en matière de décoration? l'homme de ma vie aimera le camping?

Après, je suis réveillée (dans mon rêve) par des bruits étranges et indistincts. Je sors de ma chambre, habillée avec mon long manteau noir, et je vais dans la pièce d'à côté, qui s'avère être la cuisine. Le guitariste en question (que nous surnommeront José), s'y trouve, l'air totalement défoncé. => j'ai froid la nuit? je ne dois pas devenir architecte et construire des maisons où chambre et cuisine sont voisines? l'homme de ma vie me fera souffrir en se droguant?

Bon, la suite du rêve est carrément glauque, parce que je passe mon temps à avoir peur que José ne fasse une overdose en reprenant du LSD et que ma colocataire arrive et s'occupe de vérifier qu'il n'en fasse pas une, prétextant "avoir l'habitude". Je vous passerai par conséquent l'analyse de ces étranges instants qu'il vaudrait mieux oublier.

6°) Même s'il est totalement surnaturel, le rêve m'a quasiment hantée ce matin, quand je prenais le bus pour aller à mon cours finalement annulé, et que je n'étais pas très bien réveillée. Limite, ça me donnait des sueurs froides quand j'y pensais. Je fais souvent des rêves auxquels je repense sans cesse pendant quelques heures, voire jours, voire même que je refais les nuits suivantes, un peu à la manière d'un psychopate. Que je suis peut-être, remarquez.

7°) Si ça c'est pas de la note décousue totalement pointless, alors Dr House a l'intellect d'un poisson rouge.