dimanche, 18 janvier 2009
de grands bouleversements
Aujourd'hui, j'ai une grande nouvelle à annoncer.
Erwan et moi, c'est fini. Et bien fini.
Finis, tous les rebondissements de nos marivaudages presque innocents. Finis, les appels auxquels je ne pouvais malheureusement résister. Finis, mes lancers de portable à la vue d'un nouveau texto de sa part. Finie, d'ailleurs, l'attente qui parfois m'envahissait lorsque je pensais avec lui, pleine de regrets à l'idée de ne plus le voir. Finis, nos rendez-vous peu platoniques.
Bien entendu, je me sens un peu triste à ce constat. Oh, je n'en suis plus amoureuse, tout du moins il ne me semble pas. Mais tout de même, je le connais depuis quatre mois, ce qui n'est pas rien. Et penser que j'ai été naturellement manipulée pendant une période de temps aussi longue m'irrite un tantinet. Me souvenir que j'ai tout de même trompé un garçon charmant, avec qui je sortais depuis peu, avec lui m'emplit de regrets. Me rappeler la tristesse qui m'assaillait chaque fois que je partais de chez lui me fait réaliser à quel point je peux être idiote, stupide et sentimentale.
Mais est-ce que je risque de recraquer pour lui, me demandez-vous avec effroi et empressement. Après tout, je ne suis point rogue, ni cavalière pour un sou, et ce trait de caractère m'a régulièrement perdue.
Oh, non, vous réponds-je pleine d'assurance. Il est temps que je redevienne la jeune fille romantique et sensible que j'étais, autrefois, jusqu'à l'été dernier. C'en est assez de ma déchéance. Je me dois de laisser derrière moi cette non-relation sans aucun sens, si je veux conserver un état mental plus ou moins sain, et m'empêcher de retomber dans cette superficielle frivolité.
Non pas que je n'assume aucunement mon ancienne légèreté. Après tout, Erwan n'est pas le seul concerné lorsque j'évoque cette insouciance, je peux en citer d'autres qu'il convient d'oublier aussi rapidement que son cours de droit des obligations une fois les examens passés. Mais le problème, c'est que je ne suis pas comme ça, je ne suis pas cette fille qui semble si facile et presque insensible.
Que dois-je faire, que dois-je dire pour apparaître sous mon véritable jour? Pour que l'on se rende compte que chaque fois qu'un garçon m'a séduite pour une nuit, j'en ai eu le coeur brisé le lendemain matin? Oh, certains m'ont rendue plus malheureuse que d'autres, je l'admets aisément. Je suis vertigineusement sensible, beaucoup seraient surpris de s'en rendre compte.
Une amie a eu une remarque poétiquement cassante un jour, "ton coeur est une fleur, un pétale pour chacun". Je n'ai pas pu m'empêcher d'être légèrement vexée sur le coup. Mais elle a tellement raison, quand mon apparente pruderie me laisse entrevoir la vérité... Sans compter que je préfère comparer mon coeur à une fleur qu'à un artichaut, les connotations ne sont pas les mêmes!
J'avoue donc mes quelques torts passés.
En mettant en exergue le fait qu'ils sont passés. Et, Erwan excepté, sont passés depuis longtemps. Pour moi, simplement embrasser un garçon n'est pas une preuve de frivolité, c'est une simple distraction de boite quand le garçon n'est pas d'un physique trop ingrat et que la jeune fille a besoin de réaliser qu'elle peut plaire. A ce propos, j'ai appris hier pourquoi j'avais parfois un succès surprenant avec les garçons... Pourquoi m'avoir toujours caché que j'avais un "regard fixe et pénétrant"? C'est totalement étranger à ma volonté. Il me faudrait un eyologue qui pourrait m'aider à rectifier ma manière de regarder...
Et puis, en fait, j'ai vingt ans, et j'ai juste envie de m'amuser un peu, parfois.
11:50 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : erwan, rupture
jeudi, 08 janvier 2009
Ce weekend...
J'ai eu vingt ans lundi.
A un texto d'une amie qui m'a écrit "alors, qu'est-ce que ça fait d'avoir 20ans! J'espère que tu ne changeras pas trop", je peux lui répondre sans peur d'erreur que je n'ai pas changé.
Oh, non, non, non.
Je suis bien restée la même.
Pour preuve, ce qui semble plus ou moins provisoirement éventuellement programmé ce weekend.
Oui, je suis restée la même jeune fille désinvolte, sybarite, inconséquente. Capable de changer d'avis en un dixième de seconde, capable de faire quelque chose qu'elle sait être une affreusement mauvaise idée, capable d'arracher son coeur de sa poitrine pour l'offrir sur un plateau à un mec qui n'en a strictement rien à faire.
C'est comme si une force supérieure me poussait irrésistiblement dans cette non-relation.
Mes amis, l'heure est grave. Les extraterrestres nous ont envahi et ne veulent qu'une chose: nous briser le coeur.
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