dimanche, 08 février 2009

un samedi soir d'intenses réflexions nocturnes

Ce soir, je suis rentrée bien tôt.

On est samedi soir, pourtant. Et je passais un excellent début de soirée.

Mais au moment d'aller en boîte, j'ai changé d'avis. Oui, moi, grande clubbeuse devant l'éternel, j'ai renoncé à l'idée d'aller m'éclater en boîte.

Pourquoi, me demandez-vous, pourquoi, me demande-je?

La lassitude. Un sentiment étrange, presque lancinant, qui s'installe régulièrement dans mon esprit. Et aux moments les plus inattendus, évidemment. Genre, un samedi soir aux alentours d'une heure du matin, ou un jeudi avant même de partir chez des amis pour une soirée.

Aller en boîte, soit. Mais à quoi bon, finalement? Je sais ce qui s'y passera...

Boire un verre ou deux. S'élancer dans le fumoir et se défoncer à la cigarette. Rencontrer un inconnu, deux ou trois. Sourire à tout va, rire gentiment, danser insouciamment. Embrasser un garçon, deux ou trois. Donner mon numéro de téléphone, un vrai ou un faux, au choix ou aléatoirement. Se sentir égocentriquement pleinement heureuse et satisfaite. Et le lendemain, oublier un prénom, ignorer un texto ou un appel, attendre un rendez-vous ou espérer ne plus entendre parler du garçon en question, se souvenir que d'autres garçons existent et méritent de l'attention...

Ou au contraire. Danser sans personne, risquer une déception narcissique, sentir l'alcool redescendre et la fatigue monter, rêver d'ôter ses jolies chaussures à talons et de se précipiter dans son lit.

Pour ma part, la première hypothèse reste la plus courante. Heureusement pour mon ego, rares sont les soirées en boîte où aucun individu masculin n'a tenté une approche en ma direction. A vrai dire, j'en étais finalement arrivée à un point, après mes folies estivales, où une soirée sans embrasser personne ne me semblait même pas réussie... Situation qui n'a toutefois pas duré: certes, je ne suis pas rogue, ni cavalière remarquez, mais concupiscente à ce point!

Ah, l'été! Il me tarde presque de le voir revenir, moi qui aime tant l'hiver et la fraîcheur des journées de février! Je m'imagine déjà, tentant de faire bronzer ma pâle peau de blonde (foncé, le blond, peut-être, mais j'en reste bien blanche) sur les pelouses du Thabor, attendre avec impatience mon voyage en Corée du Sud fin août, bayer aux corneilles ou à une amourette de vacances... C'est dans ces moments de contemplation que je réalise à quel point j'aime la vie quelle qu'en soit la saison, printemps, été, automne, hiver. Le chaud, le froid, la pluie, le soleil, c'est mon truc.

Mais pour en revenir à cette froide soirée de février, celle quittée un peu prématurément, je n'avais qu'une idée en tête, bien malheureusement... A quoi bon me mentir, à quoi bon refouler cette vérité que je me dois de cacher pour mon propre bien sentimental? J'aime encore Erwan, c'est tout, et le fait qu'il ait tenté d'établir un contact vendredi a brisé le reste de coeur qu'il m'avait laissé la dernière fois qu'on s'est vu. Même en sachant qu'il avait une copine et qu'il me proposait de se voir quand même "si je le veux", ce à quoi j'ai répondu que je ne comprenais pas ce que LUI, il voulait. Quel intérêt pour lui de tromper sa petite amie avec moi? Et surtout, comment puis-je ne pas être littéralement dégoûtée par un garçon qui trompe ainsi sa copine?

Sans doute parce que je le fais moi-même, tromper de la sorte. Sans grand regret ou culpabilité invivable, d'ailleurs.

Même si je me berce de la douce illusion de changer lorsque j'aurais rencontré le bon.

Mais le problème, c'est que le bon, dans mon affligeant état d'esprit, c'est lui. Erwan. Ce garçon peu fréquentable pour la commune des mortelles, cette plaie pour les coeurs un peu romantiques.

 

Cependant, tout ceci ne sont que de petites pensées tardives, écrites devant Premiers Baisers.

Et demain sera un autre jour.

A la lumière duquel Erwan apparaîtra plus comme un manipulateur inintéressant que comme le garçon qui me fait serrer le coeur et pleurer mentalement un peu trop souvent.

Commentaires

je t'interdit de le revoir, quelque soient ses arguments... J'espere ô j'espere que tu n'a pas déja craqué.

Ecrit par : valentin | dimanche, 08 février 2009

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