vendredi, 26 juin 2009

où il n'y a pas que l'amour qui fait souffrir, en fait.

Hier, j'ai vécu l'une des pires de journées depuis bien longtemps.

Et aujourd'hui, j'hésite entre laisser le désespoir s'abattre sur moi comme mon ex-coloc sur ses DVD Dr Quinn fraîchement reçus malgré un examen imminent, et m'esclaffer de joie comme mon ex-coloc devant le mariage de Dr Quinn et Sully visionné pour la cinquante-troisième fois malgré un examen imminent.

Car oui, cette colocation de malheur est enfin terminée. Vingt-et-un mois que cela durait, et environ quinze mois que je ne rêvais que d'une chose: la voir déguerpir, ou bien m'en aller moi-même. Je l'aurais d'ailleurs fait l'hiver dernier si mon paternel plein de tact et de compréhension à mon égard ne me l'avait pas formellement interdit.

Vingt-et-un mois où j'ai supporté son bordel constant, ses réveils en pyjama à treize heures - juste avant que je ne reparte en cours, en général - sa mauvaise humeur, son égocentrisme, son narcissisme, son utilisation inopportune de mes propres achats (nourriture comme shampooings...), sa fainéantise maladive, sa consommation excessive d'eau ou électricté, son refus de plier les cartons dans le sac plastique recyclable, ses cigarettes dans tout l'appartement, et surtout toutes ses infernales théories insoutenables et terriblement ennuyantes.

La manière qu'elle a de penser qu'elle sait tout sur tout, que les autres ne sont rien.

La manière qu'elle a de lancer des théories sur des sujets qu'elle ne connait aucunement. La manière qu'elle a de se ridiculiser en le faisant. La manière qu'elle a de vouloir prendre une place que personne ne veut lui donner. La manière qu'elle a de détester les autres sans raison, ou pire, sans même expliquer pourquoi.

La manière qu'elle a d'être rancunière, excessivement rancunière.

La manière qu'elle a de se plaindre SANS ARRET. Parce que c'est bien connu, la vie est très malheureuse pour cette pauvre petite fille pourrie-gâtée par sa famille.

La manière qu'elle a eu de n'avoir de cesse de se comparer à moi, de me rabaisser, elle était toujours la "plus": plus pauvre quand mes parents ont eu des soucis financiers (et moi par la même occasion!), plus triste quand j'ai eu du chagrin, plus stressée pendant les examens, plus de drames familiaux lorsque j'osais évoquer mes cousins, plus de vécu en somme. Quelle victime!

Ai-je mérité qu'elle me traite de salope? Pas deux ans plus tard, non. Surtout quand le principal intéressé raconte une version totalement erronée des faits... Depuis quand me suis-je jetée sur les garçons sur qui elle avait des vues? M'a-t-on déjà vu draguer quelqu'un, à part pour rire? Je suis trop timide pour ça et si le garçon s'imagine des choses, c'est contre mon gré. Cela m'a d'ailleurs bien souvent joué des tours... Mais bref. A cette soirée, que je regretterai toute ma vie pour différentes raisons, j'ai fréquemment tenté de le repousser et sans succès. Je connais la vraie version des faits, je sais ce que j'ai fait et je l'assume, mais je n'assume pas le faits qu'on la raconte de manière complètement incorrecte, juste pour passer pour la victime dans toute l'histoire.

Mais c'est toujours plus facile de prendre l'autre pour une salope, au lieu de se remettre un peu en question. Ne s'est-elle pas demandé un instant pourquoi ils avaient préféré finir avec moi plutôt qu'avec elle? Son comportement, son caractère n'ont-ils pas joué un rôle important dans toutes ces histoires?

Alors oui, à deux reprises, j'ai fréquenté d'un peu trop près des garçons que je n'aurais pas du. Mais je n'ai jamais rien fait dans ce sens. M'en tenir rigueur est normal, mais me traiter de salope est totalement hors de propos.

Pas avec tous les efforts que j'ai faits pour habiter avec elle au quotidien.

Pour supporter son caractère insupportable, pour écouter ses théories insupportables, pour me retenir de l'interrompre d'un simple "j'en ai strictement rien à faire".

Elle pense avec souffert avec moi? Pauvre victime. C'est vrai que je suis la méchante, la brute dans toute cette histoire, je suis la salope à qui il faut jeter des pierres, celle qu'il faut condamner sans réfléchir. Elle veut me faire mal, il y arrive très bien. Je suis sensible, elle est d'un égoïsme sans bornes. Si seulement elle savait ce que certaines personnes pensent d'elle, ce serait à son tour de verser quelques larmes de désespoir.

Cette colocation invivable est achevée, et pourtant je n'arrive pas à passer à autre chose, encore. Je n'ai qu'une envie, ne plus jamais entendre parler de cette sacrée conne. La prochaine fois, ce sera le voyage en Corée... Où comme toujours, elle saoulera tout le monde. Sans s'en rendre compte. En se victimisant à la moindre remarque.

Mais en même temps, j'ai besoin d'exorciser toute ma rancoeur à son égard. J'ai beaucoup de mal à ne pas tout prendre pour moi, même après la discussion entre ma mère et la sienne. Parce qu'en fait, à l'état des lieux, j'ai été littéralement agressée par sa mère... Qui finalement se rétracte? Qu'est-ce que c'est ça, pour un comportement? On m'engueule comme du poisson pourri (quelle expression délicate!) pour enfin, devant ma mère, affirmer avoir juste été énervée mais reconnaissant qu'il est hors de question que l'on paie pour la femme de ménage et la shampooineuse? Alors j'ai été quoi, là, un punching-ball sur lequel passer ses nerfs? Ce n'est pas ainsi que j'ai l'habitude de traiter les gens, et que l'on se conduise ainsi avec moi me déprime au plus haut point. Le manque de respect est quelque chose que j'ai beaucoup de mal à supporter.

Alors voilà. Mon ex-coloc est une fille détestable, qui s'est conduit avec méchanceté envers moi. Plus jamais, plus jamais je n'accepterai sans broncher ce qu'elle m'a fait subir pendant tous ces mois, vu la manière dont cela se termine.

Plus jamais je ne ferai d'efforts pour supporter quelqu'un d'insupportablement égocentrique.

Soyons réaliste, un peu.

 

Enfin. Tout ça pour dire qu'une page se tourne dans ma vie, et pas la plus joyeuse, heureusement. Même si je n'ai plus de meubles, je peux enfin me sentir chez moi. Quel soulagement de ne plus avoir à la supporter! Cette sensation est indescriptiblement agréable, même si cette part de ma vie restera un échec à mes yeux.

Brefou, trève de repliements sur soi-même. La vie est belle, je m'envole pour Londres dans dix jours. Six semaines là-bas, Roméo qui m'y rejoint quelques jours, que demander de plus? Parce que oui, C a été quitté et Roméo a été gardé. Je suis forte en bonnes décisions, tout de même... Pourquoi avoir un jour envisagé une colocation avec cette idiote?

Commentaires

Hum... C'est une page qui se tourne, oublie cette fille elle n'en vaut absolument pas la peine. Et puis tu as un mec et tu pars à Londres. C'est parfait =)

Ecrit par : Lily | dimanche, 12 juillet 2009

grosse vache! je ne t'aime plus, je suis décu... c'est pas bien de dire du mal des gens...vu ton blog t'es surement plus narcissique que ton ex-coloc..... au fait c'est qui cette fille (ou punching ball?)???

Ecrit par : Mr babar | dimanche, 26 juillet 2009

Oui je tiens un blog, donc forcement c'est que je suis narcissique... je n'essaierai mm pas de me defendre la-dessus, ca m'est egal. mais prendre le tps de laisser un tel commentaire sur un tel blog, cela releve de l'ennui total... mais, euh, on se connait??

Ecrit par : joann | lundi, 27 juillet 2009

Ecrire un commentaire