lundi, 07 décembre 2009

Lecteur, lectrice

Je m'en viens ce soir apaiser le douloureux désespoir qui t'envahi(e) chaque fois que tu te connectes sur cette page et que, ô malheur et damnation, tu tombes sur une note datant du mois passé.

Si j'étais généreuse, j'offrirais même un paquet de mouchoir dédicacé au premier transi de passion pour ce blog qui écrirait un poème louant ma magnificence, mais en fait non.

Au moment où j'écris, je ne suis déjà plus en train de fantasmer sur un éventuel stage de l'autre côté de l'Atlantique, en fait. Comme pour une majorité de mes projets/envies, l'accord paternel a été refusé et je me suis donc engagée dans une voie toute autre consistant à continuer mes études de droit dès fin février dans mon pays d'origine. Certes, je ne suis pas trop triste, parce que cela me rapprochera de mes grands-parents, qui sauront s'occuper de moi les week-ends où je leur rendrai visite, pas du tout intéressée d'aucune manière de l'argent/plats préparés par ma grand-maman/entrées aux thermes/abonnement de ski/toute autre opportunité attractive. Et puis, la montagne, c'est cool, et le lac Léman, c'est joli, et Genève, c'est sympa. Si je suis prise là-bas, bien sûr. Au cas contraire, je n'aurai d'autre choix que renoncer à ma nationalité suisse et m'enfuir me cacher au fin fond d'une grotte néo-zélandaise en regrettant presque que Alinghi ait vaincu Emirates Team NZ, il y a deux ans (rapport à la Coupe America de 2007, bande d'incultes!). Oh, et bien entendu, j'y éleverai non pas des moutons, mais des poneys. C'est chouette, un poney.

Bref. Trève de plaisanterie. L'heure n'est pas à la rigolade, oh non. La vie a été, pour moi, d'une affligeante difficulté, ces derniers temps.

1°) Mes exams arrivent la semaine prochaine. Et je n'ai pas de cours de droit communautaire, matière que j'exècre, que j'abhorre, que dis-je, que je souhaiterais voir enfouie profond dans la terre avec un grand centre commercial plein de Starbukcs et magasins de chaussures construit dessus, pour ête certain qu'elle ne s'échapperait pas. Parce qu'en plus, le droit communautaire, c'est vicieux. J'ai presque envie de dire, à bas l'UE, mais ce blog était totalement consacré à ma splendeur, je ne peux me permettre d'évoquer des questions politiques aussi polémiques.

Quoique, j'ai presque envie de parler de l'anticonstitutionnalité de construire un minaret dans mon beau pays des Alpes, depuis une semaine.

Mais non.

2°) Bref, au delà de mes exams qui arrivent, je trouve qu'il pleut un peu trop souvent, ces temps-ci. Bon, à vrai dire, cela m'arrange car je peux dans ce cas exhiber mon magnifique parapluie blanc à carreaux turquoises que j'aime et adore. Et aujourd'hui, j'avais le joli parapluie beige et bleu de MPC, puisque tel est le surnom totalement inimaginatif que j'ai envie de donner à Mon Petit Copain. Je l'avais gardé depuis samedi après-midi, en fait. Le parapluie, pas le surnom.

3°) En plus, il fait froid. Et ça, ça craint vraiment. Genre, le matin, bah je suis obligée de mettre des collants avec mes jupes. Et les collants, bah ça se casse. Et quand ça se casse, bah c'est super moche et pas pratique. Et voilà, quoi.

4°) Tant que j'y pense, j'ai encore un énorme problème de taille: dois-je aller chez le coiffeur? Ou pas? Ou si? Ou pas? Le dilemne entraîne de telles conséquences que je frémis à l'idée de me tromper. D'un côté, l'idée d'arborer d'ici quelques temps une crinière à la Justine de Premiers Baisers me tenterait sérieusement, et pour cela je dois laisser pousser mes cheveux puis les boucler légèrement puis arrêter toutes les couleurs que j'y applique sans aucun respect/regret pour ma fibre capillaire. D'un autre côté, ça risque tout autant de donner ça.

5°) J'ai besoin de TEMPS, et d'ARGENT! J'aimerais des journées de 36h, des semaines de 9 jours, des mois de 8 semaines. Et aussi plein d'argent sur mon compte en banque. Oui, je suis comme ça, j'aime rêver. Oh, et j'aime aussi balancer du rêve aux gens: Télé Moudon, c'est ma nouvelle passion.

Mon Dieu et tous les saints, je m'en rends compte à présent: comment fais-je pour survivre sans dépressionner? Sérieusement, je dois porter sur mes épaules tous les maux du monde...

Et bien, pour tout avouer, comme ça: j'ai MPC. Il est cool, et je l'aime.

Et il me donne l'impression d'être une grosse niaise inintéressante et totalement dépendante quand je ne suis pas avec lui.

D'ailleurs, vous m'excuserez, mais j'ai un maquillage à m'étaler sur le visage avant de le voir, d'ici un quart d'heure. Et aussi des cheveux avec une coupe ultra moche à tenter d'améliorer. Et un arrêt du Conseil d'Etat à lire, aussi. La vie est difficile, CQFD!

mardi, 03 novembre 2009

doliprane et couverture

Ce soir, je suis malade et un peu dépitée.

J'ai appris d'une très étrange manière qu'une rumeur circulait sur moi, et je peux assurer qu'elle n'est pas très agréable. Je ne suis pas trop du genre à m'en faire de ce que pensent les gens de moi, mais lorsque certaines personnes sont apparamment au courant de choses dont elles ne devraient jamais avoir entendu parler à mon propos, la donne est totalement transformée.

Alors, quoi? Qui d'autre que des personnes supposées être mes amies aurait pu savoir des détails assez intimes de ma vie, décider d'en parler haut et fort en mon absence et sans gêne? Comment imaginer une autre situation que certaines personnes, décidant que je ne suis plus assez cool/sympa/autre adjectif dont je me fiche royalement, transgressent les limites de notre amitié, trahissent ma confiance et parlent de moi dans mon dos?

Je déteste l'idée d'avoir dans mon entourage des gens hypocrites qui balancent des détails ultra personnels devant n'importe qui. Certes, je ne suis pas du genre à ne rien raconter sur ma vie sexuelle à mes ami(e)s, mais il y a une limite qui a été largement, largement, largement franchie.

Et en même temps, ça m'est presque égal. Je sais ce que je fais. Je sais que oui, j'ai eu jadis un comportement un peu destructeur quant à mes pseudos relations avec le sexe masculin. Mais tout ceci est de l'histoire ancienne! Aujourd'hui, je préfère penser que j'ai pris en maturité et que même s'il m'arrive d'embrasser un inconnu, c'est parce qu'il me plaît et que je pourrai refuser d'aller plus loin avec lui. Mais, ce qui me dépasse, c'est la raison pour laquelle de prétendues amies ont ainsi parlé de moi en mon absence, en termes tous sauf élogieux. A moins que je ne sois la seule à m'estimer amie avec elles, et qu'elles rêvent de m'abandonner totalement? Et si c'est le cas, que vais-je devenir?...

J'ignore la manière dont je pourrais démêler la situation. A part couper contact avec les personnes que je suspecte, à ma grande tristesse, d'être le fondement de cette rumeur? Je ne sais pas avec précision qui c'est, même si j'ai quelques doutes. Je sais par contre que le fond du problème est une autre personne, que j'aimerais profondément oublier et qui m'a suffisamment pourri la vie pendant un certain temps pour que j'en aie strictement plus rien à cirer...

Au moment où je vous parle, le cerveau embrumé de doliprane 1000, tout ceci me semble ridicule. A quoi bon lancer de telles choses sur moi, alors que je ne suis même plus là? Qu'ai-je fait pour mériter ça? J'adorerais pouvoir me dire que c'est juste de la jalousie mal placée, j'ai eu plus de succès auprès des garçons que d'autres, je n'ai peut-être pas assez contrôlé mes gestes et paroles... Pourtant, je me suis un peu amère et déçue par l'idée de me faire traiter ainsi.

...

Je crois que je vais m'arrêter là et demain ou plus tard, quand je serai en meilleure forme, je remplacerai cet article par un tout autre contenu largement plus joyeux, moins aigri et déçu. Par exemple, je pourrai m'autoféliciter pour être une exemplaire petite amie, ou bien m'impatienter d'être à vendredi. Vivement vendredi, en fait.

dimanche, 04 octobre 2009

un samedi soir d'une langueur inexpliquée

Me revoilà, braves lecteurs, pour mon homélie mensuelle tant attendue.

Oui, ou plutôt NON, vous ne rêvez pas. Ceci est bien une nouvelle note, et elle intervient moins d'un mois avant la précédente, celle au cours de laquelle j'évoquais pêle-mêle mon ex-petit ami, son caractère incompatible avec ma bonne humeur, la Corée, et Londres.

C'est à ce moment-là que je me rends compte de la pression que je me mets, à écrire aussi peu sur ce blog. Je n'ai pas le droit à l'erreur, en fait. Un mauvais écrit et c'en est bon de ma réputation, de celle de ce blog, de ma région entière et de son bon peuple, et peut-être même du pays vis-à-vis d'un allochtone lisant ces lignes. En fait, repose sur mes épaules l'avenir bloggesque de générations entières, et cela pourrait en faire paniquer plus d'un. Quelques-uns d'ailleurs n'ont pas besoin de cela pour ne paniquer (pas niquer, haha, oui oui vous devez rire à cette blague pourrie - sous peine d'exacerber le courroux de la super-héroïne qui un jour, sauvera l'humanité 2.0!) (je précise, c'est moi cette super-héroïne) (et je ne me souviendrai plus de vous quand je serai célèbre, pas la peine de supplier!).

Mais trève de jactance et autres baratins. Ma propre petite vie est bien plus importante que le reste de l'humanité, non? C'est bien pour cela que nous autres, gens émérites et distingués, alimentons plus ou moins régulièrement un site personnel sur internet.

Mais avant d'en venir au coeur de cet article, Amis, Lecteurs, Autres Individus tombés sur ce blog par un stupéfiant hasard et restés par curiosité/voyeurisme/ennui/impossibilité de quitter la page par plantage d'explorateur internet (rayez la mention inutile), j'ai ce soir envie de vous faire une offrande intime, témoignant de mon affabilité envers autrui et d'une extrême bienveillance. Vous constaterez à travers cet obole, que mon aménité n'a d'égale que la taille du dressing à chaussures qu'il me faudrait pour les ranger toutes au même endroit.

Et j'en possède beaucoup, de paires de chaussures.

Bref, je vous laisse vous rendre ici. Un petit bijou harmoniquement mais surtout poétiquement, très probablement inspiré des plus belles oeuvres de Corneille ou Racine, teinté d'une pointe de Mendelssohn au niveau des arrangements musicaux.

Le petit conseil du soir: les commentaires sont aussi intéressants que la vidéo elle-même.

Perso, je vous en donne deux saisis au hasard:

-" cool t'a dit ce qui est vraie mantkt t'es cool moi je t'aime !!!!"

-" yesss i luv dis song (je viens de bordeaux)"

Allez, un troisième, pour le plaisir: "c claire c kne chanson xd elle vou parle un peu trop bref magnifke song"

N'empêche, je jalouserais presque le chanteur rappeur celui qui s'exprime dans cette chanson chose, d'avoir une telle connaissance du vocabulaire francophone et un goût aussi sûr en matière de rimes et, globalement, d'écriture de chansons.

 

Avec autant de classe qu'une jeune racaille à casquette et jogging Tacchini tentant de racoler quelques jolies demoiselles à grand renfort de "hey madmoizelle, zetes charmantes!", je conduis à présent cet article vers un autre sujet. Tout aussi grave et délicat à aborder, cela va sans dire.

Ma vie sentimentale du moment, un tantinet désastreuse.

Je vous avais narré autrefois, à l'époque où j'étais encore délicieusement en vacances et pleine d'illusions sur la vie, la nature et la grandeur prometteuse de l'univers - ma note précédente, donc - ma rupture brutale d'avec T, ex Roméo, ex Garçon qui me rejoint quelques jours à Londres (si si, j'en parle dans le dernier paragraphe de la note...), ex beaucoup de choses à vrai dire. En fait, à relire ce que j'avais couché sur papier écran d'ordinateur au début de ma relation avec lui, je me demande pourquoi je suis restée aussi longtemps avec lui de cette manière?

Même si "longtemps" est une donnée particulièrement relative. Trois mois et une semaine, un record pour mois, une crotte de lapin à l'échelle terrestre, même en optant pour un référéntiel héliocentrique. Oui, je sais que cela ne signifie rien en sciences, mais je viens de me souvenir de ce mot depuis le tréfonds de ma mémoire de poisson rouge à rayures jaunes, et je trouvais que ça claquait de le balancer comme ça.

Bref, je me cite indirectement parce que mon égocentrisme et ma passion pour moi-même révélés enfin au grand jour me forcent à le faire -tel un éclair témoignant d'un temps orageux, j'ignorais si je pouvais tomber amoureuse de lui. Au fil du temps de notre relation, je m'étais convaincue qu'au début, il me plaisait terriblement et que j'étais sûre que ce serait de l'amour... Mais non. Comme quoi, une seule note par mois peut être utile lorsqu'elle est bien choisie. CQFD. Bref bref bref et archi bref, il était juste un bon coup au début, sans doute car c'était le début, et dès qu'il m'a dit qu'il était amoureux de moi, j'ai réalisé à quel point notre relation était vide de sens et d'avenir.

Pourquoi en parler ainsi, si je suis littéralement passée à autre chose depuis sa fatidique déclaration d'amour au mois de juin? Ne serait-ce pas par regret, par tristesse de l'avoir quitté? Que nenni, je peux vous l'assurer, et au contraire.

Je m'efforce par là de reconnaître qu'il vaut mieux être SEULE que mal accompagnée. La réciproque masculine marche également pour les âmes viriles attirées par le contenu très coquin de mon blog. Parce qu'après avoir passé une année relationnellement mouvementée, j'avoue qu'au bout de quatre semaines de célibat, je suis en manque à la manière d'un fan d'Ugly Betty en attente de la Saison 4 et de l'évolution de la relation Betty/Matt (je ne parle en aucun cas pour moi, évidemment!). En manque de plein de choses, dont certaines semblent évidentes et ne méritent pas d'être mentionnées ici sous peine de réellement fournir à ce blog un contenu un tantinet leste, et d'autres plus innocentes.

Avoir quelqu'un à qui envoyer des textos sans trop de raison et sans trop d'objet, juste parce qu'ils sont illimités et qu'on s'ennuie en cours, par exemple.

Ou bien, pouvoir regarder tant bien que mal un film pourri dans les bras de l'autre, parce que de toute manière on ne suit pas la moitié de l'intrigue insignifiante.

Ou alors, avoir quelque chose à faire un soir de semaine, là où aucune soirée ne peut être organisée, et qu'il n'y a rien d'autre à projeter.

Ou encore, avoir l'excuse béton pour boire du Passoa ou du Soho en pleine semaine, juste un petit verre pour le plaisir, parce que l'aute l'a proposé, hein.

Hah, assez de galéjades et de badineries. Je ne suis pas rogue pour un sou, et la raison pour laquelle j'ai envie de ne plus être célibataire, c'est parce que j'ai envie d'une vraie relation avec un vrai garçon vraiment gentil, si possible que je quitterais sans tristesse en février puisque mon avenir m'appelera vraisemblablement à l'étranger à ce moment-là... Autant tenter faire croire à la future génération de cybergosses pourris gâtés que le Père Noël existe... D'après mes calculs de probabilités directement inspirés du cours de terminale S, ça aurait plus de chances de se réaliser.

Suis-je condamnée à des relations sans intérêt ni lendemain d'ici à mon départ éventuel en février? Ou vais-je enfin trouver l'amour et, plus difficile encore, le garder malgré tout? Les questions sont ouvertes et j'attends avec impatience de pouvoir y répondre.

Encore une précision et je clos ma note avec la grâce d'un pingouin invité au bal des anciens petits rats de l'opéra devenus danseuses étoiles après des années d'entraînement inhumain et de privation sociale et alimentaire: j'ai réellement envie de m'envoler pour Londres en février. Même si mon esprit foncièrement rêveur risque d'avoir trop d'attentes qu'il me sera impossible de réaliser là-bas.

Parfois, j'ai l'impression d'être amoureuse d'un garçon, là-bas. Et puis, je vois certains mecs ici, et je me dis que pour John, le garçon en question pour qui j'ai craqué, là-bas (surnom bateau mais l'inspiration me manque!), ce n'est qu'une très forte amitié et c'est tout. Et puis, je reçois un message de sa part, et j'ai envie de pleurer en pensant à lui. Et puis, je croise ici des potes ou des inconnus qui me font envie et penser à quelqu'un d'autre. Et la boucle se décline à l'infini, un peu à la manière dont j'écoute en boucle certaines chansons...

Dont celle-là, des Kings of Leon. Entendue à London cet été, au Walkabout, et qui n'est plus jamais repartie de ma mémoire, hélas.

Sur ce, il est à présent bien tard et je me dois de vous laisser méditer sur cette note magnifique et gigantesque, tel un oiseau qui étend ses ailes pour s'envoler, sentant l'enfer s'ouvrir sous ses pieds...

mardi, 28 juillet 2009

London, London

Ah, Londres. J'y suis depuis plus de trois semaines, deja. Ce qui explique l'absence d'accent sur les lettres et le long silence. Oui, je vous entends d'ici, je n'ai pas besoin d'excuses pour ne pas ecrire pendant plus d'un mois... Mais je ne suis pas intrinsequement cavaliere, et un peu d'explications sont souvent bienvenues.

Plus que trois semaines ici et je m'envole pour la Coree du Sud. Ce sera bien la seule consolation a mon depart... J'aime vivre ici, non, j'adore! Londres est une ville tellement cosmopolite... J'habite dans un quartier indien/bengali, je travaille dans un quartier arabe, je fais du shopping sur une des avenues les plus busy du monde, je mange des sushis tous les trois jours pour 2 livres. Que demander de plus?

Bref. Le travail m'appelle. Ou plutot mon estomac, c'est l'heure de ma pause dejeuner. La premiere que je prends depuis quasiment une semaine... Qui a dit que j'etais une workaholic qui mange rapidement un sandwich en bossant?? ...

Ah, la vie serait parfaite si j'avais un compte en banque un peu plus fourni, si mes amis cheris vivaient a Londres avec moi, et si je parlais avec un accent un peu plus sympathique. Oh, et si je pouvais evacuer de mon esprit un certain nombre de pensees que je ne devrais pas avoir si j'etais une jeune fille raisonnable.

 

mercredi, 25 mars 2009

mais où vais-je m'arrêter?

Je reviens, après un mois.

Je sais, je vous ai manqué. Je vous entends déjà me demander des explications, comme chaque fois, qui ne justifient rien, comme chaque fois.

Ma vie, si palpitante, n'a pas pourtant pas manqué d'intérêt tout ce mois. J'en aurais eu, des choses à narrer sur ce pauvre blog laissé à l'abandon.

A commencer par ma rupture avec P, il y a deux semaines. Donc au bout de deux semaines, chiffrons correctement. J'avoue que cela m'a fait un peu de peine, parce que c'était un garçon bien et que j'avais envie de rester avec lui. Mais enfin, ses arguments furent ses arguments et je m'y résignai. Bien entendu, je l'ai trompé avec un quasi inconnu juste avant qu'il ne me quitte, histoire de me venger m'en remettre plus facilement.

Bref. P et moi ça s'est fini.

Et là, ça semble repartir. Un échange de textos a commencé le weekend d'il y a une semaine et demi, lui me demandant si j'avais passé une bonne soirée (dimanche au petit matin), moi lui répondant excellente et m'enquérissant de sa propre soirée. Puis, le contact a été un peu coupé, jusqu'à ce que je lui écrive, samedi soir passé, dans un instant d'égarement plein de nostalgie. Il m'a répondu rapidement, puis ma réponse ne lui parvenant pas (une femme du monde doit toujours se faire un peu désirer) il m'a renvoyé un texto pour savoir pourquoi je ne répondais pas. Bref, je lui ai gentiment proposé de se revoir pour se regarder un film quand il rentrerait de ses vacances, proposition qu'il a cordialement acceptée.

Puis, hier soir, il m'écrit pour savoir comment je vais. Touchante attention, pense-je. Ne lui répondant pas, il m'écrit pour demander pourquoi. Forcée de lui répondre je fus, et puis finalement au bout de quelques textos, on reparle de se revoir et il me lance que ça lui manque d'être dans mes bras. Plus tard, il récidive. Est-ce possible d'interpréter négativement cette remarque? Me raconte-je des histoires en me disant que tout n'est peut-être pas fini avec lui? Cours-je droit à la déception si je me dis que ce weekend sera peut-être notre réconciliation? Suis-je un peu trop naïve en me disant qu'il veut peut-être ressortir avec moi? Dois-je m'attendre à autre chose qu'à ce à quoi je m'attends plus ou moins?

J'ai peur de me perdre en conjecture, et surtout j'ai peur de mal apprécier cette phrase, de mal supposer ce qu'il veut. J'ai peur, vraiment, de me faire des films alors que tout ce qu'il veut, c'est rester en bons termes avec moi. Mais à ce moment-là, pourquoi tant d'empressement à avoir mes réponses? Pourquoi me parler d'être dans ses/mes bras?

Globalement, je me prends la tête.

Je ne sais pas ce que je veux, je ne sais pas ce qu'il veut, je ne sais pas ce que je veux qu'il veuille. Tout cela est bien confus dans ma tête.

 

En plus, je n'arrive plus à supporter ma colocataire en ce moment. Je n'ai que deux envies: la quitter, et le (P) retrouver.

 

 

Et en même temps, j'en ai marre de réfléchir à tout ça alors qu'il fait beau dehors, que c'est le printemps, que je suis heureuse, heureuse, heureuse, malgré ma colocataire, malgré mon absence de stage pour le 2e semestre, bref malgré tout!

vendredi, 10 octobre 2008

où l'on oublie, momentanément, l'épisode 2.

Aujourd'hui n'est pas un grand jour, c'est moi qui vous le dit.

Par conséquent, je ne ferai pas de la grande note glamour et passionnée. Non, même si cela semble un peu rustre, je ferai de la note décousue.

Oh, ne vous plaignez pas, bande d'ingrats lecteurs avides de ma passionnante littérature, déjà que je reviens écrire ici.

Enfin, je vous dois bien ça. Deux semaines sans la palpitante description de mes folles aventures, c'est vrai que ça doit être difficile à supporter! Sans doute que l'alcool vous aura permis d'oublier quelques instants votre désespoir et reprendre confiance en la vie, avant de revenir sur mon blog et réaliser que finalement, la vie ne vaut d'être vécue sans moi. Et vous avez raison.

Mais trève d'apitoiement sur votre sort. Il faut savoir être fort, même dans les situations les plus insoutenables.

 

Donc. Bref.

1°) J'aime faire des listes, en fait. Et sur mon ancien blog, j'écrivais des notes plus courtes mais régulièrement sous forme de liste. C'est assez pratique pour mettre ses idées au clair, et même si aujourd'hui je n'ai aucune idée pas besoin de les mettre au clair, adopter cette mise en page apportera un renouveau certain, une agréable fraîcheur, sur ce blog.

2°) Hier soir, j'ai croisé Erwan en me rendant chez des amies pour la soirée. Il était tard, il faisait nuit, et je ne l'ai pas vu, au début. Je me demande encore ce qui m'a surprise le plus: le fait qu'il me parle (ou plus précisément, qu'il me hèle afin d'attirer mon attention pour me parler!) alors qu'il aurait du pu se sentir gêné, ou alors le fait qu'il se rendait chez sa copine. A vrai dire, il était plus mignon que dans mon souvenir, en fait je l'ai trouvé physiquement charmant et je me suis souvenue de pourquoi je ne lui avais pas résisté bien longtemps.

Bien sûr, ça me fait plaisir de me dire qu'il est heureux avec sa copine. En même temps, je ne peux pas m'empêcher de ressentir un peu de jalousie. Oui, de la jalousie, à me demander pourquoi ce n'est pas moi, cette copine? Je ne veux pas dire par là que je souhaite (ou que je souhaitais) sortir avec Erwan. Je veux simplement comprendre pourquoi je n'attire pas sérieusement ce genre de garçon. Leur plaire un soir, c'est plus facile que chanter plus juste que les élèves de la Star Academy, okay. Mais leur donner envie de sortir avec moi, de me fréquenter, ça me semble encore plus difficile qu'écouter la dernière chanson de Carla Bruni-Sarkozy.

3°) Non mais elle est gonflée, vous exclamez-vous à raison, elle a un petit ami quand même! Ce C n'a pas l'air d'un mauvais bougre et s'il ne lui plaisait pas, elle n'aurait jamais du sortir avec lui, point final!

Votre sagesse n'a d'égale que ma stupidité. Je confesse librement mes fautes et j'avoue que si c'était à refaire, je n'irais même pas à la soirée de George. Parce que finalement, je n'en suis plus amoureuse et que... un secret m'empêche de dévoiler la suite. Soit, j'ai été un peu idiote à vouloir jouer les filles intéressées avec C alors qu'en réalité l'alcool me donnait simplement envie de plaire. Mais pour ma défense, je suis une gentille petite amie, plus que je ne l'étais avec b à l'époque, pas cavalière pour un sou et attentionnée. Pour exemple, je n'ai remis nos rendez-vous que quatre ou cinq fois en l'espace de quatre semaines.

4°) Parce que demain soir, cela fera quatre semaines que je sors avec C. Et vous me croirez aisément si je vous dis que je ne me suis toujours pas faite à cette idée. Peut-être que c'est lié au fait que je suis un tantinet réticente à l'idée d'avoir une vraie relation, sérieuse et épanouissante, fusionnelle et passionnée, avec lui. Non que je ne l'apprécie pas, je le trouve gentil. Mais là se pose tout le problème. Bien sûr que c'est important qu'il soit gentil. Mais j'aimerais pouvoir déclamer de longues phrases pleines de folie et de fantaisie sur l'avenir que j'envisage pour notre relation. J'aimerais m'extasier sur les moments que nous passons ensembles. J'aimerais rêver de lui la nuit et me rendre compte le matin que je suis amoureuse de lui. J'aimerais arrêter de dire à mes amis que je n'en peux plus de sortir avec lui et que j'attends la rupture avec impatience.

Je suis peut-être gentille avec C, je ne suis pas gentille vis-à-vis de notre relation. Je ne m'ennuie pas quand je suis avec lui car c'est quelqu'un d'intéressant et intelligent, et c'est sans doute le point le plus positif dans tout ça. Je ne cesse de retarder nos rendez-vous, mais une fois que je le vois et qu'il est parti, je me sens bien et presque heureuse. Mon égo est probablement la clé de toute l'histoire.

5°) Cette nuit, j'ai fait un rêve très étrange. Et je sais que vous aimerez autant que moi lorsque je les analyse.

Tout commence à la tombée de la nuit. Mes amis m'ont perdue parmi une foule immense rassemblée autour d'un feu de camp. On est assis sur les genoux et il me semble entendre la foule murmurer une prière. => je dois devenir scout? l'homme de ma vie est un scout? je dois me méfier des scouts? un ami scout va m'abandonner? je devrais envisager une reconversion professionnelle dans la musique religieuse?

Ensuite, je me retourne et je vois un garçon, qui m'est inconnu mais dont le visage m'est très clair, qui chante sa propre chanson avec une guitare sèche et un air un peu allumé. Je le reconnais, et je vois qu'il me reconnaît aussi, mais ni lui ni moi ne faisons un pas l'un vers l'autre. => je vais tomber amoureuse d'un chanteur? je devrais devenir chanteuse pour rencontrer l'amour? je dois me méfier des guitaristes? un garçon que j'ai fréquenté intimement va devenir une super star?

Puis, je m'en vais du feu de camp avec mon tapis de camping bleu (qui était étendu par terre précédemment), et je vais dormir dans une petite chambre toute désordonnée située dans une maison apparue comme par magie et avec du carrelage noir et blanc par terre. => je dois devenir architecte? le carrelage noir et blanc va devenir une valeur sûre en matière de décoration? l'homme de ma vie aimera le camping?

Après, je suis réveillée (dans mon rêve) par des bruits étranges et indistincts. Je sors de ma chambre, habillée avec mon long manteau noir, et je vais dans la pièce d'à côté, qui s'avère être la cuisine. Le guitariste en question (que nous surnommeront José), s'y trouve, l'air totalement défoncé. => j'ai froid la nuit? je ne dois pas devenir architecte et construire des maisons où chambre et cuisine sont voisines? l'homme de ma vie me fera souffrir en se droguant?

Bon, la suite du rêve est carrément glauque, parce que je passe mon temps à avoir peur que José ne fasse une overdose en reprenant du LSD et que ma colocataire arrive et s'occupe de vérifier qu'il n'en fasse pas une, prétextant "avoir l'habitude". Je vous passerai par conséquent l'analyse de ces étranges instants qu'il vaudrait mieux oublier.

6°) Même s'il est totalement surnaturel, le rêve m'a quasiment hantée ce matin, quand je prenais le bus pour aller à mon cours finalement annulé, et que je n'étais pas très bien réveillée. Limite, ça me donnait des sueurs froides quand j'y pensais. Je fais souvent des rêves auxquels je repense sans cesse pendant quelques heures, voire jours, voire même que je refais les nuits suivantes, un peu à la manière d'un psychopate. Que je suis peut-être, remarquez.

7°) Si ça c'est pas de la note décousue totalement pointless, alors Dr House a l'intellect d'un poisson rouge.

samedi, 30 août 2008

où l'on se rend compte de mon désoeuvrement total

Hier, j'ai eu un rencart amoureux avec un mec super beau.

Nan, évidemment, aucune situation aussi excitante ne se présente dans ma vie de pauvre vacancière sans le sou.

En fait, j'avais simplement un rendez-vous à la banque.

Intéressant, vous me direz.

Mais je vais vous le dire franchement, ce qui était intéressant, c'était le physique extrêmement avantageux de mon banquier.

Un beau brun, bronzé et divivement vêtu d'un costard on-ne-peut-plus-sexy, avec un sourire adorable et un métier fort convenable. Qui aurait cru tomber sur un pareil mannequin dans une petite agence de petite ville de campagne? Sûrement pas moi. Limite j'aurais cru avoir affaire à un jeune stagiaire exploité qui rangerait le bureau de son supérieur hiérarchique.

Bon, c'est vrai que j'ai toujours un peu craqué pour les hommes bien habillés, ceux qui portent un complet bien taillé (dans mes rêves les plus fous, à délicates rayures grises). Donc bien sûr, j'étais déjà à moitié ralliée à sa noble cause.

Alors quand en plus il m'a démontré, vite fait mais démontré tout de même, son humour, que pouvais-je faire? Une résistance inutile? Me voiler la face et tout bonnement refuser l'attirance que j'épouvrais à son égard?

Si ma vie était un film, je lui aurais plu aussi et il m'aurait invité au restaurant avec une moue charmante. Mais ma vie n'est pas un film, et je suis repartie en lui serrant la main à mon départ de l'agence.

A part ça, j'ai regardé Secret Story ce soir, et c'est nul.

Si l'on excepte le physique extrêmement avantageux de Cyril, seule raison valable de mon visionnage parfois étrangement régulier.

Ah, vous exclamez-vous, ceci explique donc le titre de cette note merveilleuse.

Et bien oui.

Voilà.

Ma vie est un désoeuvrement total, un ennui quasi mortel, une succession de jours et de nuits qui hélas se ressemblent bigrement.

Surtout que j'aurais du voir a.

Oui, a. Toujours le même, qui m'exaspère à ignorer mes textos la plupart du temps puis réapparaît avec un petit texto du genre "je t'ap la sem proch, je t'embrasse" qui forcément nous réconcilie (enfin, me réconcilie avec lui, puisque je ne lui ai jamais reproché directement son indifférence). Les circonstances de ces derniers jours, sont des textos où il me dit qu'il a hâte de me revoir (et un autre détail que je n'oserai partager avec vous, par pruderie excessive sans doute), puis un silence radio depuis mercredi après-midi.

A, que je ne comprendrai sans doute jamais. Et avec qui je n'ai aucune relation (autre que sexuelle, à vrai dire). Et qui se fiche royalement de moi. Et qui m'énerve la plupart du temps. Et pour qui je craque dès que je le vois.

Enfin, ce dernier point n'est pas si sûr, vu que l'on ne s'est pas vu souvent. Mais toujours est-il qu'il m'attire terriblement et que je suis réellement trop faible devant un mec qui me plaît. Même s'il me plaît pas trop, d'ailleurs.

Mais je compte sur ma petite soirée de demain soir, les vingt ans d'une amie, pour me changer les idées en buvant et oublier un peu le vide sidéral de ma vie romantique en buvant. Et puis, peut-être même que dimanche matin j'appelerai a afin de lui proposer de se voir lui reprocher de se ficher de moi comme de son premier cartable.

Parlant de cartable, je change de fac à la rentrée.

Une rentrée qui en outre aura lieu le 22 septembre, soit plus tard que les autres étudiants de ma villle: un détail qui me transporte de joie, associé à la perspective d'avoir enfin des vacances à la Toussaint.

Cette année, la rentrée me sera difficile.

Parce que je serai en chevauchement dans une nouvelle fac. Dans laquelle je ne connais personne et dans une classe de 55 maximum.

Et oui, c'est ça de décider de plaquer la fac de droit de sa ville pour gagner l'institut catholique du coin.

Oh, ce n'est pas par conviction religieuse, ni même par envie de changement. Juste par calcul froid et logique, afin de pouvoir valider ma licence 2 sans top de problèmes. Evidemment, changer de cadre m'excite tout autant que ça m'inquiète... La peur de ne pas me faire d'amis se mêle à l'allégresse de me sentir à nouveau motivée pour mes études.

Parce qu'on a souvent tendance à l'oublier, et vous les premiers, j'en suis certaine, mais il n'y a pas que les garçons, les chaussures et le chocolat dans la vie. Il y a les études.

Enfin, surtout quand on est étudiant, vous êtes d'accord avec moi.

Mais brefou, il est temps pour moi de reprendre mes études en main, et de cesser la vie de débauche que je mène depuis quelques temps.

jeudi, 07 août 2008

vive moi, merci.

Me voilà, enfin.

Celle que la blogosphère jadis prostrée et atone attendait avec fièvre et émotion.

Celle que, globalement, tout le monde attendait avec une ardeur empressée.

Il vous manquait un petit quelque chose pour vous satisfaire pleinement de votre vie, mais vous ne saviez pas quoi ni pourquoi, ni même comment. Vous aviez juste cette opressante sensation de vide, de manque.

Mais ne cherchez plus.

Je suis venue combler les défaillances terrestres.

Je suis la nouvelle élue, tout simplement.

Un genre de super-héros à la Spiderwoman, en gardant en tête ma peur bleue des araignées, ou à la Batwoman à la mâchoire moins carrée. Je ne boxe peut-être pas mes ennemis en costume moulant avec une cape sur le dos, mais je suis tout de même fichtrement forte. Telle une justicière masquée, je combats l'ennui et l'injustice, mais aussi les vils damoiseaux qui brisent les coeurs de tendres colombes ou les demoiselles un peu vulgaires ôtant toute noblesse à la gent féminine.

Enfin, ça c'est en théorie. La pratique c'est autrement difficile.

Mais, brefou, je n'en reste pas moins celle que vous attendiez avec impatience.

Par conséquent, puisqu'aujourd'hui est jour de fête, je vous permets donc de m'acclamer comme il se doit, manants, et de me rendre l'hommage que je mérite. Je ne suis point rogue, après tout.