vendredi, 10 octobre 2008

où l'on oublie, momentanément, l'épisode 2.

Aujourd'hui n'est pas un grand jour, c'est moi qui vous le dit.

Par conséquent, je ne ferai pas de la grande note glamour et passionnée. Non, même si cela semble un peu rustre, je ferai de la note décousue.

Oh, ne vous plaignez pas, bande d'ingrats lecteurs avides de ma passionnante littérature, déjà que je reviens écrire ici.

Enfin, je vous dois bien ça. Deux semaines sans la palpitante description de mes folles aventures, c'est vrai que ça doit être difficile à supporter! Sans doute que l'alcool vous aura permis d'oublier quelques instants votre désespoir et reprendre confiance en la vie, avant de revenir sur mon blog et réaliser que finalement, la vie ne vaut d'être vécue sans moi. Et vous avez raison.

Mais trève d'apitoiement sur votre sort. Il faut savoir être fort, même dans les situations les plus insoutenables.

 

Donc. Bref.

1°) J'aime faire des listes, en fait. Et sur mon ancien blog, j'écrivais des notes plus courtes mais régulièrement sous forme de liste. C'est assez pratique pour mettre ses idées au clair, et même si aujourd'hui je n'ai aucune idée pas besoin de les mettre au clair, adopter cette mise en page apportera un renouveau certain, une agréable fraîcheur, sur ce blog.

2°) Hier soir, j'ai croisé Erwan en me rendant chez des amies pour la soirée. Il était tard, il faisait nuit, et je ne l'ai pas vu, au début. Je me demande encore ce qui m'a surprise le plus: le fait qu'il me parle (ou plus précisément, qu'il me hèle afin d'attirer mon attention pour me parler!) alors qu'il aurait du pu se sentir gêné, ou alors le fait qu'il se rendait chez sa copine. A vrai dire, il était plus mignon que dans mon souvenir, en fait je l'ai trouvé physiquement charmant et je me suis souvenue de pourquoi je ne lui avais pas résisté bien longtemps.

Bien sûr, ça me fait plaisir de me dire qu'il est heureux avec sa copine. En même temps, je ne peux pas m'empêcher de ressentir un peu de jalousie. Oui, de la jalousie, à me demander pourquoi ce n'est pas moi, cette copine? Je ne veux pas dire par là que je souhaite (ou que je souhaitais) sortir avec Erwan. Je veux simplement comprendre pourquoi je n'attire pas sérieusement ce genre de garçon. Leur plaire un soir, c'est plus facile que chanter plus juste que les élèves de la Star Academy, okay. Mais leur donner envie de sortir avec moi, de me fréquenter, ça me semble encore plus difficile qu'écouter la dernière chanson de Carla Bruni-Sarkozy.

3°) Non mais elle est gonflée, vous exclamez-vous à raison, elle a un petit ami quand même! Ce C n'a pas l'air d'un mauvais bougre et s'il ne lui plaisait pas, elle n'aurait jamais du sortir avec lui, point final!

Votre sagesse n'a d'égale que ma stupidité. Je confesse librement mes fautes et j'avoue que si c'était à refaire, je n'irais même pas à la soirée de George. Parce que finalement, je n'en suis plus amoureuse et que... un secret m'empêche de dévoiler la suite. Soit, j'ai été un peu idiote à vouloir jouer les filles intéressées avec C alors qu'en réalité l'alcool me donnait simplement envie de plaire. Mais pour ma défense, je suis une gentille petite amie, plus que je ne l'étais avec b à l'époque, pas cavalière pour un sou et attentionnée. Pour exemple, je n'ai remis nos rendez-vous que quatre ou cinq fois en l'espace de quatre semaines.

4°) Parce que demain soir, cela fera quatre semaines que je sors avec C. Et vous me croirez aisément si je vous dis que je ne me suis toujours pas faite à cette idée. Peut-être que c'est lié au fait que je suis un tantinet réticente à l'idée d'avoir une vraie relation, sérieuse et épanouissante, fusionnelle et passionnée, avec lui. Non que je ne l'apprécie pas, je le trouve gentil. Mais là se pose tout le problème. Bien sûr que c'est important qu'il soit gentil. Mais j'aimerais pouvoir déclamer de longues phrases pleines de folie et de fantaisie sur l'avenir que j'envisage pour notre relation. J'aimerais m'extasier sur les moments que nous passons ensembles. J'aimerais rêver de lui la nuit et me rendre compte le matin que je suis amoureuse de lui. J'aimerais arrêter de dire à mes amis que je n'en peux plus de sortir avec lui et que j'attends la rupture avec impatience.

Je suis peut-être gentille avec C, je ne suis pas gentille vis-à-vis de notre relation. Je ne m'ennuie pas quand je suis avec lui car c'est quelqu'un d'intéressant et intelligent, et c'est sans doute le point le plus positif dans tout ça. Je ne cesse de retarder nos rendez-vous, mais une fois que je le vois et qu'il est parti, je me sens bien et presque heureuse. Mon égo est probablement la clé de toute l'histoire.

5°) Cette nuit, j'ai fait un rêve très étrange. Et je sais que vous aimerez autant que moi lorsque je les analyse.

Tout commence à la tombée de la nuit. Mes amis m'ont perdue parmi une foule immense rassemblée autour d'un feu de camp. On est assis sur les genoux et il me semble entendre la foule murmurer une prière. => je dois devenir scout? l'homme de ma vie est un scout? je dois me méfier des scouts? un ami scout va m'abandonner? je devrais envisager une reconversion professionnelle dans la musique religieuse?

Ensuite, je me retourne et je vois un garçon, qui m'est inconnu mais dont le visage m'est très clair, qui chante sa propre chanson avec une guitare sèche et un air un peu allumé. Je le reconnais, et je vois qu'il me reconnaît aussi, mais ni lui ni moi ne faisons un pas l'un vers l'autre. => je vais tomber amoureuse d'un chanteur? je devrais devenir chanteuse pour rencontrer l'amour? je dois me méfier des guitaristes? un garçon que j'ai fréquenté intimement va devenir une super star?

Puis, je m'en vais du feu de camp avec mon tapis de camping bleu (qui était étendu par terre précédemment), et je vais dormir dans une petite chambre toute désordonnée située dans une maison apparue comme par magie et avec du carrelage noir et blanc par terre. => je dois devenir architecte? le carrelage noir et blanc va devenir une valeur sûre en matière de décoration? l'homme de ma vie aimera le camping?

Après, je suis réveillée (dans mon rêve) par des bruits étranges et indistincts. Je sors de ma chambre, habillée avec mon long manteau noir, et je vais dans la pièce d'à côté, qui s'avère être la cuisine. Le guitariste en question (que nous surnommeront José), s'y trouve, l'air totalement défoncé. => j'ai froid la nuit? je ne dois pas devenir architecte et construire des maisons où chambre et cuisine sont voisines? l'homme de ma vie me fera souffrir en se droguant?

Bon, la suite du rêve est carrément glauque, parce que je passe mon temps à avoir peur que José ne fasse une overdose en reprenant du LSD et que ma colocataire arrive et s'occupe de vérifier qu'il n'en fasse pas une, prétextant "avoir l'habitude". Je vous passerai par conséquent l'analyse de ces étranges instants qu'il vaudrait mieux oublier.

6°) Même s'il est totalement surnaturel, le rêve m'a quasiment hantée ce matin, quand je prenais le bus pour aller à mon cours finalement annulé, et que je n'étais pas très bien réveillée. Limite, ça me donnait des sueurs froides quand j'y pensais. Je fais souvent des rêves auxquels je repense sans cesse pendant quelques heures, voire jours, voire même que je refais les nuits suivantes, un peu à la manière d'un psychopate. Que je suis peut-être, remarquez.

7°) Si ça c'est pas de la note décousue totalement pointless, alors Dr House a l'intellect d'un poisson rouge.

samedi, 30 août 2008

où l'on se rend compte de mon désoeuvrement total

Hier, j'ai eu un rencart amoureux avec un mec super beau.

Nan, évidemment, aucune situation aussi excitante ne se présente dans ma vie de pauvre vacancière sans le sou.

En fait, j'avais simplement un rendez-vous à la banque.

Intéressant, vous me direz.

Mais je vais vous le dire franchement, ce qui était intéressant, c'était le physique extrêmement avantageux de mon banquier.

Un beau brun, bronzé et divivement vêtu d'un costard on-ne-peut-plus-sexy, avec un sourire adorable et un métier fort convenable. Qui aurait cru tomber sur un pareil mannequin dans une petite agence de petite ville de campagne? Sûrement pas moi. Limite j'aurais cru avoir affaire à un jeune stagiaire exploité qui rangerait le bureau de son supérieur hiérarchique.

Bon, c'est vrai que j'ai toujours un peu craqué pour les hommes bien habillés, ceux qui portent un complet bien taillé (dans mes rêves les plus fous, à délicates rayures grises). Donc bien sûr, j'étais déjà à moitié ralliée à sa noble cause.

Alors quand en plus il m'a démontré, vite fait mais démontré tout de même, son humour, que pouvais-je faire? Une résistance inutile? Me voiler la face et tout bonnement refuser l'attirance que j'épouvrais à son égard?

Si ma vie était un film, je lui aurais plu aussi et il m'aurait invité au restaurant avec une moue charmante. Mais ma vie n'est pas un film, et je suis repartie en lui serrant la main à mon départ de l'agence.

A part ça, j'ai regardé Secret Story ce soir, et c'est nul.

Si l'on excepte le physique extrêmement avantageux de Cyril, seule raison valable de mon visionnage parfois étrangement régulier.

Ah, vous exclamez-vous, ceci explique donc le titre de cette note merveilleuse.

Et bien oui.

Voilà.

Ma vie est un désoeuvrement total, un ennui quasi mortel, une succession de jours et de nuits qui hélas se ressemblent bigrement.

Surtout que j'aurais du voir a.

Oui, a. Toujours le même, qui m'exaspère à ignorer mes textos la plupart du temps puis réapparaît avec un petit texto du genre "je t'ap la sem proch, je t'embrasse" qui forcément nous réconcilie (enfin, me réconcilie avec lui, puisque je ne lui ai jamais reproché directement son indifférence). Les circonstances de ces derniers jours, sont des textos où il me dit qu'il a hâte de me revoir (et un autre détail que je n'oserai partager avec vous, par pruderie excessive sans doute), puis un silence radio depuis mercredi après-midi.

A, que je ne comprendrai sans doute jamais. Et avec qui je n'ai aucune relation (autre que sexuelle, à vrai dire). Et qui se fiche royalement de moi. Et qui m'énerve la plupart du temps. Et pour qui je craque dès que je le vois.

Enfin, ce dernier point n'est pas si sûr, vu que l'on ne s'est pas vu souvent. Mais toujours est-il qu'il m'attire terriblement et que je suis réellement trop faible devant un mec qui me plaît. Même s'il me plaît pas trop, d'ailleurs.

Mais je compte sur ma petite soirée de demain soir, les vingt ans d'une amie, pour me changer les idées en buvant et oublier un peu le vide sidéral de ma vie romantique en buvant. Et puis, peut-être même que dimanche matin j'appelerai a afin de lui proposer de se voir lui reprocher de se ficher de moi comme de son premier cartable.

Parlant de cartable, je change de fac à la rentrée.

Une rentrée qui en outre aura lieu le 22 septembre, soit plus tard que les autres étudiants de ma villle: un détail qui me transporte de joie, associé à la perspective d'avoir enfin des vacances à la Toussaint.

Cette année, la rentrée me sera difficile.

Parce que je serai en chevauchement dans une nouvelle fac. Dans laquelle je ne connais personne et dans une classe de 55 maximum.

Et oui, c'est ça de décider de plaquer la fac de droit de sa ville pour gagner l'institut catholique du coin.

Oh, ce n'est pas par conviction religieuse, ni même par envie de changement. Juste par calcul froid et logique, afin de pouvoir valider ma licence 2 sans top de problèmes. Evidemment, changer de cadre m'excite tout autant que ça m'inquiète... La peur de ne pas me faire d'amis se mêle à l'allégresse de me sentir à nouveau motivée pour mes études.

Parce qu'on a souvent tendance à l'oublier, et vous les premiers, j'en suis certaine, mais il n'y a pas que les garçons, les chaussures et le chocolat dans la vie. Il y a les études.

Enfin, surtout quand on est étudiant, vous êtes d'accord avec moi.

Mais brefou, il est temps pour moi de reprendre mes études en main, et de cesser la vie de débauche que je mène depuis quelques temps.

jeudi, 07 août 2008

vive moi, merci.

Me voilà, enfin.

Celle que la blogosphère jadis prostrée et atone attendait avec fièvre et émotion.

Celle que, globalement, tout le monde attendait avec une ardeur empressée.

Il vous manquait un petit quelque chose pour vous satisfaire pleinement de votre vie, mais vous ne saviez pas quoi ni pourquoi, ni même comment. Vous aviez juste cette opressante sensation de vide, de manque.

Mais ne cherchez plus.

Je suis venue combler les défaillances terrestres.

Je suis la nouvelle élue, tout simplement.

Un genre de super-héros à la Spiderwoman, en gardant en tête ma peur bleue des araignées, ou à la Batwoman à la mâchoire moins carrée. Je ne boxe peut-être pas mes ennemis en costume moulant avec une cape sur le dos, mais je suis tout de même fichtrement forte. Telle une justicière masquée, je combats l'ennui et l'injustice, mais aussi les vils damoiseaux qui brisent les coeurs de tendres colombes ou les demoiselles un peu vulgaires ôtant toute noblesse à la gent féminine.

Enfin, ça c'est en théorie. La pratique c'est autrement difficile.

Mais, brefou, je n'en reste pas moins celle que vous attendiez avec impatience.

Par conséquent, puisqu'aujourd'hui est jour de fête, je vous permets donc de m'acclamer comme il se doit, manants, et de me rendre l'hommage que je mérite. Je ne suis point rogue, après tout.