mardi, 03 novembre 2009
doliprane et couverture
Ce soir, je suis malade et un peu dépitée.
J'ai appris d'une très étrange manière qu'une rumeur circulait sur moi, et je peux assurer qu'elle n'est pas très agréable. Je ne suis pas trop du genre à m'en faire de ce que pensent les gens de moi, mais lorsque certaines personnes sont apparamment au courant de choses dont elles ne devraient jamais avoir entendu parler à mon propos, la donne est totalement transformée.
Alors, quoi? Qui d'autre que des personnes supposées être mes amies aurait pu savoir des détails assez intimes de ma vie, décider d'en parler haut et fort en mon absence et sans gêne? Comment imaginer une autre situation que certaines personnes, décidant que je ne suis plus assez cool/sympa/autre adjectif dont je me fiche royalement, transgressent les limites de notre amitié, trahissent ma confiance et parlent de moi dans mon dos?
Je déteste l'idée d'avoir dans mon entourage des gens hypocrites qui balancent des détails ultra personnels devant n'importe qui. Certes, je ne suis pas du genre à ne rien raconter sur ma vie sexuelle à mes ami(e)s, mais il y a une limite qui a été largement, largement, largement franchie.
Et en même temps, ça m'est presque égal. Je sais ce que je fais. Je sais que oui, j'ai eu jadis un comportement un peu destructeur quant à mes pseudos relations avec le sexe masculin. Mais tout ceci est de l'histoire ancienne! Aujourd'hui, je préfère penser que j'ai pris en maturité et que même s'il m'arrive d'embrasser un inconnu, c'est parce qu'il me plaît et que je pourrai refuser d'aller plus loin avec lui. Mais, ce qui me dépasse, c'est la raison pour laquelle de prétendues amies ont ainsi parlé de moi en mon absence, en termes tous sauf élogieux. A moins que je ne sois la seule à m'estimer amie avec elles, et qu'elles rêvent de m'abandonner totalement? Et si c'est le cas, que vais-je devenir?...
J'ignore la manière dont je pourrais démêler la situation. A part couper contact avec les personnes que je suspecte, à ma grande tristesse, d'être le fondement de cette rumeur? Je ne sais pas avec précision qui c'est, même si j'ai quelques doutes. Je sais par contre que le fond du problème est une autre personne, que j'aimerais profondément oublier et qui m'a suffisamment pourri la vie pendant un certain temps pour que j'en aie strictement plus rien à cirer...
Au moment où je vous parle, le cerveau embrumé de doliprane 1000, tout ceci me semble ridicule. A quoi bon lancer de telles choses sur moi, alors que je ne suis même plus là? Qu'ai-je fait pour mériter ça? J'adorerais pouvoir me dire que c'est juste de la jalousie mal placée, j'ai eu plus de succès auprès des garçons que d'autres, je n'ai peut-être pas assez contrôlé mes gestes et paroles... Pourtant, je me suis un peu amère et déçue par l'idée de me faire traiter ainsi.
...
Je crois que je vais m'arrêter là et demain ou plus tard, quand je serai en meilleure forme, je remplacerai cet article par un tout autre contenu largement plus joyeux, moins aigri et déçu. Par exemple, je pourrai m'autoféliciter pour être une exemplaire petite amie, ou bien m'impatienter d'être à vendredi. Vivement vendredi, en fait.
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mardi, 28 juillet 2009
London, London
Ah, Londres. J'y suis depuis plus de trois semaines, deja. Ce qui explique l'absence d'accent sur les lettres et le long silence. Oui, je vous entends d'ici, je n'ai pas besoin d'excuses pour ne pas ecrire pendant plus d'un mois... Mais je ne suis pas intrinsequement cavaliere, et un peu d'explications sont souvent bienvenues.
Plus que trois semaines ici et je m'envole pour la Coree du Sud. Ce sera bien la seule consolation a mon depart... J'aime vivre ici, non, j'adore! Londres est une ville tellement cosmopolite... J'habite dans un quartier indien/bengali, je travaille dans un quartier arabe, je fais du shopping sur une des avenues les plus busy du monde, je mange des sushis tous les trois jours pour 2 livres. Que demander de plus?
Bref. Le travail m'appelle. Ou plutot mon estomac, c'est l'heure de ma pause dejeuner. La premiere que je prends depuis quasiment une semaine... Qui a dit que j'etais une workaholic qui mange rapidement un sandwich en bossant?? ...
Ah, la vie serait parfaite si j'avais un compte en banque un peu plus fourni, si mes amis cheris vivaient a Londres avec moi, et si je parlais avec un accent un peu plus sympathique. Oh, et si je pouvais evacuer de mon esprit un certain nombre de pensees que je ne devrais pas avoir si j'etais une jeune fille raisonnable.
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mercredi, 25 mars 2009
mais où vais-je m'arrêter?
Je reviens, après un mois.
Je sais, je vous ai manqué. Je vous entends déjà me demander des explications, comme chaque fois, qui ne justifient rien, comme chaque fois.
Ma vie, si palpitante, n'a pas pourtant pas manqué d'intérêt tout ce mois. J'en aurais eu, des choses à narrer sur ce pauvre blog laissé à l'abandon.
A commencer par ma rupture avec P, il y a deux semaines. Donc au bout de deux semaines, chiffrons correctement. J'avoue que cela m'a fait un peu de peine, parce que c'était un garçon bien et que j'avais envie de rester avec lui. Mais enfin, ses arguments furent ses arguments et je m'y résignai. Bien entendu, je l'ai trompé avec un quasi inconnu juste avant qu'il ne me quitte, histoire de me venger m'en remettre plus facilement.
Bref. P et moi ça s'est fini.
Et là, ça semble repartir. Un échange de textos a commencé le weekend d'il y a une semaine et demi, lui me demandant si j'avais passé une bonne soirée (dimanche au petit matin), moi lui répondant excellente et m'enquérissant de sa propre soirée. Puis, le contact a été un peu coupé, jusqu'à ce que je lui écrive, samedi soir passé, dans un instant d'égarement plein de nostalgie. Il m'a répondu rapidement, puis ma réponse ne lui parvenant pas (une femme du monde doit toujours se faire un peu désirer) il m'a renvoyé un texto pour savoir pourquoi je ne répondais pas. Bref, je lui ai gentiment proposé de se revoir pour se regarder un film quand il rentrerait de ses vacances, proposition qu'il a cordialement acceptée.
Puis, hier soir, il m'écrit pour savoir comment je vais. Touchante attention, pense-je. Ne lui répondant pas, il m'écrit pour demander pourquoi. Forcée de lui répondre je fus, et puis finalement au bout de quelques textos, on reparle de se revoir et il me lance que ça lui manque d'être dans mes bras. Plus tard, il récidive. Est-ce possible d'interpréter négativement cette remarque? Me raconte-je des histoires en me disant que tout n'est peut-être pas fini avec lui? Cours-je droit à la déception si je me dis que ce weekend sera peut-être notre réconciliation? Suis-je un peu trop naïve en me disant qu'il veut peut-être ressortir avec moi? Dois-je m'attendre à autre chose qu'à ce à quoi je m'attends plus ou moins?
J'ai peur de me perdre en conjecture, et surtout j'ai peur de mal apprécier cette phrase, de mal supposer ce qu'il veut. J'ai peur, vraiment, de me faire des films alors que tout ce qu'il veut, c'est rester en bons termes avec moi. Mais à ce moment-là, pourquoi tant d'empressement à avoir mes réponses? Pourquoi me parler d'être dans ses/mes bras?
Globalement, je me prends la tête.
Je ne sais pas ce que je veux, je ne sais pas ce qu'il veut, je ne sais pas ce que je veux qu'il veuille. Tout cela est bien confus dans ma tête.
En plus, je n'arrive plus à supporter ma colocataire en ce moment. Je n'ai que deux envies: la quitter, et le (P) retrouver.
Et en même temps, j'en ai marre de réfléchir à tout ça alors qu'il fait beau dehors, que c'est le printemps, que je suis heureuse, heureuse, heureuse, malgré ma colocataire, malgré mon absence de stage pour le 2e semestre, bref malgré tout!
14:23 Publié dans →agglomérat philosophique← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 10 octobre 2008
où l'on oublie, momentanément, l'épisode 2.
Aujourd'hui n'est pas un grand jour, c'est moi qui vous le dit.
Par conséquent, je ne ferai pas de la grande note glamour et passionnée. Non, même si cela semble un peu rustre, je ferai de la note décousue.
Oh, ne vous plaignez pas, bande d'ingrats lecteurs avides de ma passionnante littérature, déjà que je reviens écrire ici.
Enfin, je vous dois bien ça. Deux semaines sans la palpitante description de mes folles aventures, c'est vrai que ça doit être difficile à supporter! Sans doute que l'alcool vous aura permis d'oublier quelques instants votre désespoir et reprendre confiance en la vie, avant de revenir sur mon blog et réaliser que finalement, la vie ne vaut d'être vécue sans moi. Et vous avez raison.
Mais trève d'apitoiement sur votre sort. Il faut savoir être fort, même dans les situations les plus insoutenables.
Donc. Bref.
1°) J'aime faire des listes, en fait. Et sur mon ancien blog, j'écrivais des notes plus courtes mais régulièrement sous forme de liste. C'est assez pratique pour mettre ses idées au clair, et même si aujourd'hui je n'ai aucune idée pas besoin de les mettre au clair, adopter cette mise en page apportera un renouveau certain, une agréable fraîcheur, sur ce blog.
2°) Hier soir, j'ai croisé Erwan en me rendant chez des amies pour la soirée. Il était tard, il faisait nuit, et je ne l'ai pas vu, au début. Je me demande encore ce qui m'a surprise le plus: le fait qu'il me parle (ou plus précisément, qu'il me hèle afin d'attirer mon attention pour me parler!) alors qu'il aurait du pu se sentir gêné, ou alors le fait qu'il se rendait chez sa copine. A vrai dire, il était plus mignon que dans mon souvenir, en fait je l'ai trouvé physiquement charmant et je me suis souvenue de pourquoi je ne lui avais pas résisté bien longtemps.
Bien sûr, ça me fait plaisir de me dire qu'il est heureux avec sa copine. En même temps, je ne peux pas m'empêcher de ressentir un peu de jalousie. Oui, de la jalousie, à me demander pourquoi ce n'est pas moi, cette copine? Je ne veux pas dire par là que je souhaite (ou que je souhaitais) sortir avec Erwan. Je veux simplement comprendre pourquoi je n'attire pas sérieusement ce genre de garçon. Leur plaire un soir, c'est plus facile que chanter plus juste que les élèves de la Star Academy, okay. Mais leur donner envie de sortir avec moi, de me fréquenter, ça me semble encore plus difficile qu'écouter la dernière chanson de Carla Bruni-Sarkozy.
3°) Non mais elle est gonflée, vous exclamez-vous à raison, elle a un petit ami quand même! Ce C n'a pas l'air d'un mauvais bougre et s'il ne lui plaisait pas, elle n'aurait jamais du sortir avec lui, point final!
Votre sagesse n'a d'égale que ma stupidité. Je confesse librement mes fautes et j'avoue que si c'était à refaire, je n'irais même pas à la soirée de George. Parce que finalement, je n'en suis plus amoureuse et que... un secret m'empêche de dévoiler la suite. Soit, j'ai été un peu idiote à vouloir jouer les filles intéressées avec C alors qu'en réalité l'alcool me donnait simplement envie de plaire. Mais pour ma défense, je suis une gentille petite amie, plus que je ne l'étais avec b à l'époque, pas cavalière pour un sou et attentionnée. Pour exemple, je n'ai remis nos rendez-vous que quatre ou cinq fois en l'espace de quatre semaines.
4°) Parce que demain soir, cela fera quatre semaines que je sors avec C. Et vous me croirez aisément si je vous dis que je ne me suis toujours pas faite à cette idée. Peut-être que c'est lié au fait que je suis un tantinet réticente à l'idée d'avoir une vraie relation, sérieuse et épanouissante, fusionnelle et passionnée, avec lui. Non que je ne l'apprécie pas, je le trouve gentil. Mais là se pose tout le problème. Bien sûr que c'est important qu'il soit gentil. Mais j'aimerais pouvoir déclamer de longues phrases pleines de folie et de fantaisie sur l'avenir que j'envisage pour notre relation. J'aimerais m'extasier sur les moments que nous passons ensembles. J'aimerais rêver de lui la nuit et me rendre compte le matin que je suis amoureuse de lui. J'aimerais arrêter de dire à mes amis que je n'en peux plus de sortir avec lui et que j'attends la rupture avec impatience.
Je suis peut-être gentille avec C, je ne suis pas gentille vis-à-vis de notre relation. Je ne m'ennuie pas quand je suis avec lui car c'est quelqu'un d'intéressant et intelligent, et c'est sans doute le point le plus positif dans tout ça. Je ne cesse de retarder nos rendez-vous, mais une fois que je le vois et qu'il est parti, je me sens bien et presque heureuse. Mon égo est probablement la clé de toute l'histoire.
5°) Cette nuit, j'ai fait un rêve très étrange. Et je sais que vous aimerez autant que moi lorsque je les analyse.
Tout commence à la tombée de la nuit. Mes amis m'ont perdue parmi une foule immense rassemblée autour d'un feu de camp. On est assis sur les genoux et il me semble entendre la foule murmurer une prière. => je dois devenir scout? l'homme de ma vie est un scout? je dois me méfier des scouts? un ami scout va m'abandonner? je devrais envisager une reconversion professionnelle dans la musique religieuse?
Ensuite, je me retourne et je vois un garçon, qui m'est inconnu mais dont le visage m'est très clair, qui chante sa propre chanson avec une guitare sèche et un air un peu allumé. Je le reconnais, et je vois qu'il me reconnaît aussi, mais ni lui ni moi ne faisons un pas l'un vers l'autre. => je vais tomber amoureuse d'un chanteur? je devrais devenir chanteuse pour rencontrer l'amour? je dois me méfier des guitaristes? un garçon que j'ai fréquenté intimement va devenir une super star?
Puis, je m'en vais du feu de camp avec mon tapis de camping bleu (qui était étendu par terre précédemment), et je vais dormir dans une petite chambre toute désordonnée située dans une maison apparue comme par magie et avec du carrelage noir et blanc par terre. => je dois devenir architecte? le carrelage noir et blanc va devenir une valeur sûre en matière de décoration? l'homme de ma vie aimera le camping?
Après, je suis réveillée (dans mon rêve) par des bruits étranges et indistincts. Je sors de ma chambre, habillée avec mon long manteau noir, et je vais dans la pièce d'à côté, qui s'avère être la cuisine. Le guitariste en question (que nous surnommeront José), s'y trouve, l'air totalement défoncé. => j'ai froid la nuit? je ne dois pas devenir architecte et construire des maisons où chambre et cuisine sont voisines? l'homme de ma vie me fera souffrir en se droguant?
Bon, la suite du rêve est carrément glauque, parce que je passe mon temps à avoir peur que José ne fasse une overdose en reprenant du LSD et que ma colocataire arrive et s'occupe de vérifier qu'il n'en fasse pas une, prétextant "avoir l'habitude". Je vous passerai par conséquent l'analyse de ces étranges instants qu'il vaudrait mieux oublier.
6°) Même s'il est totalement surnaturel, le rêve m'a quasiment hantée ce matin, quand je prenais le bus pour aller à mon cours finalement annulé, et que je n'étais pas très bien réveillée. Limite, ça me donnait des sueurs froides quand j'y pensais. Je fais souvent des rêves auxquels je repense sans cesse pendant quelques heures, voire jours, voire même que je refais les nuits suivantes, un peu à la manière d'un psychopate. Que je suis peut-être, remarquez.
7°) Si ça c'est pas de la note décousue totalement pointless, alors Dr House a l'intellect d'un poisson rouge.
13:39 Publié dans →agglomérat philosophique← | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve, petit ami, c, existentialisme, erwan, relation, amour
samedi, 30 août 2008
où l'on se rend compte de mon désoeuvrement total
Hier, j'ai eu un rencart amoureux avec un mec super beau.
Nan, évidemment, aucune situation aussi excitante ne se présente dans ma vie de pauvre vacancière sans le sou.
En fait, j'avais simplement un rendez-vous à la banque.
Intéressant, vous me direz.
Mais je vais vous le dire franchement, ce qui était intéressant, c'était le physique extrêmement avantageux de mon banquier.
Un beau brun, bronzé et divivement vêtu d'un costard on-ne-peut-plus-sexy, avec un sourire adorable et un métier fort convenable. Qui aurait cru tomber sur un pareil mannequin dans une petite agence de petite ville de campagne? Sûrement pas moi. Limite j'aurais cru avoir affaire à un jeune stagiaire exploité qui rangerait le bureau de son supérieur hiérarchique.
Bon, c'est vrai que j'ai toujours un peu craqué pour les hommes bien habillés, ceux qui portent un complet bien taillé (dans mes rêves les plus fous, à délicates rayures grises). Donc bien sûr, j'étais déjà à moitié ralliée à sa noble cause.
Alors quand en plus il m'a démontré, vite fait mais démontré tout de même, son humour, que pouvais-je faire? Une résistance inutile? Me voiler la face et tout bonnement refuser l'attirance que j'épouvrais à son égard?
Si ma vie était un film, je lui aurais plu aussi et il m'aurait invité au restaurant avec une moue charmante. Mais ma vie n'est pas un film, et je suis repartie en lui serrant la main à mon départ de l'agence.
A part ça, j'ai regardé Secret Story ce soir, et c'est nul.
Si l'on excepte le physique extrêmement avantageux de Cyril, seule raison valable de mon visionnage parfois étrangement régulier.
Ah, vous exclamez-vous, ceci explique donc le titre de cette note merveilleuse.
Et bien oui.
Voilà.
Ma vie est un désoeuvrement total, un ennui quasi mortel, une succession de jours et de nuits qui hélas se ressemblent bigrement.
Surtout que j'aurais du voir a.
Oui, a. Toujours le même, qui m'exaspère à ignorer mes textos la plupart du temps puis réapparaît avec un petit texto du genre "je t'ap la sem proch, je t'embrasse" qui forcément nous réconcilie (enfin, me réconcilie avec lui, puisque je ne lui ai jamais reproché directement son indifférence). Les circonstances de ces derniers jours, sont des textos où il me dit qu'il a hâte de me revoir (et un autre détail que je n'oserai partager avec vous, par pruderie excessive sans doute), puis un silence radio depuis mercredi après-midi.
A, que je ne comprendrai sans doute jamais. Et avec qui je n'ai aucune relation (autre que sexuelle, à vrai dire). Et qui se fiche royalement de moi. Et qui m'énerve la plupart du temps. Et pour qui je craque dès que je le vois.
Enfin, ce dernier point n'est pas si sûr, vu que l'on ne s'est pas vu souvent. Mais toujours est-il qu'il m'attire terriblement et que je suis réellement trop faible devant un mec qui me plaît. Même s'il me plaît pas trop, d'ailleurs.
Mais je compte sur ma petite soirée de demain soir, les vingt ans d'une amie, pour me changer les idées en buvant et oublier un peu le vide sidéral de ma vie romantique en buvant. Et puis, peut-être même que dimanche matin j'appelerai a afin de lui proposer de se voir lui reprocher de se ficher de moi comme de son premier cartable.
Parlant de cartable, je change de fac à la rentrée.
Une rentrée qui en outre aura lieu le 22 septembre, soit plus tard que les autres étudiants de ma villle: un détail qui me transporte de joie, associé à la perspective d'avoir enfin des vacances à la Toussaint.
Cette année, la rentrée me sera difficile.
Parce que je serai en chevauchement dans une nouvelle fac. Dans laquelle je ne connais personne et dans une classe de 55 maximum.
Et oui, c'est ça de décider de plaquer la fac de droit de sa ville pour gagner l'institut catholique du coin.
Oh, ce n'est pas par conviction religieuse, ni même par envie de changement. Juste par calcul froid et logique, afin de pouvoir valider ma licence 2 sans top de problèmes. Evidemment, changer de cadre m'excite tout autant que ça m'inquiète... La peur de ne pas me faire d'amis se mêle à l'allégresse de me sentir à nouveau motivée pour mes études.
Parce qu'on a souvent tendance à l'oublier, et vous les premiers, j'en suis certaine, mais il n'y a pas que les garçons, les chaussures et le chocolat dans la vie. Il y a les études.
Enfin, surtout quand on est étudiant, vous êtes d'accord avec moi.
Mais brefou, il est temps pour moi de reprendre mes études en main, et de cesser la vie de débauche que je mène depuis quelques temps.
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jeudi, 07 août 2008
vive moi, merci.
Me voilà, enfin.
Celle que la blogosphère jadis prostrée et atone attendait avec fièvre et émotion.
Celle que, globalement, tout le monde attendait avec une ardeur empressée.
Il vous manquait un petit quelque chose pour vous satisfaire pleinement de votre vie, mais vous ne saviez pas quoi ni pourquoi, ni même comment. Vous aviez juste cette opressante sensation de vide, de manque.
Mais ne cherchez plus.
Je suis venue combler les défaillances terrestres.
Je suis la nouvelle élue, tout simplement.
Un genre de super-héros à la Spiderwoman, en gardant en tête ma peur bleue des araignées, ou à la Batwoman à la mâchoire moins carrée. Je ne boxe peut-être pas mes ennemis en costume moulant avec une cape sur le dos, mais je suis tout de même fichtrement forte. Telle une justicière masquée, je combats l'ennui et l'injustice, mais aussi les vils damoiseaux qui brisent les coeurs de tendres colombes ou les demoiselles un peu vulgaires ôtant toute noblesse à la gent féminine.
Enfin, ça c'est en théorie. La pratique c'est autrement difficile.
Mais, brefou, je n'en reste pas moins celle que vous attendiez avec impatience.
Par conséquent, puisqu'aujourd'hui est jour de fête, je vous permets donc de m'acclamer comme il se doit, manants, et de me rendre l'hommage que je mérite. Je ne suis point rogue, après tout.
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