mercredi, 03 juin 2009
inconstance et contrariétés
Ce soir, j'ai besoin d'écrire sur ce blog tristement abandonné depuis un certain temps.
Un mois exactement que j'ai écrit pour la dernière fois. Que suis-je devenue, en tout ce temps? Qu'en est-il de mon idylle alors renaissante avec C? Ai-je enfin trouvé la voie de la sagesse et ai quitté les chemins de l'immoralité jadis régulièrement empruntés?
Que de vastes interrogations, auxquelles je me dois de répondre avec une feinte impassibilité tout en me maudissant intérieurement. Si je m'écoutais, je vous proposerais un plan en deux parties de deux sous-parties chacune, parce que je suis finalement une juriste dans l'âme, mais mon échec face à mon examen de droit des sociétés ce matin me déprime suffisamment pour m'écarter de ce principe fondateur des études de droit.
Aussi, pour une fois, je me permettrai de laisser parler mon esprit littéraire, presque précieux, un tantinet paralogique en quelques situations. Ce même esprit qui me déserte parfois à mon grand regret, ou qui me submerge dans d'autres cas pour ma plus grande fierté personnelle. Ce même esprit qui me permet de composer de prudhommesque phrases malgré la souffrance qu'endurent mes oreilles lors du visionnage de la Nouvelle Star.
Oui, le voile est levé, je suis une no-life qui matte la Nouvelle Star le mardi soir. En ai-je honte? Presque. J'avoue que plus aucun candidat ne pourra égaler Julien Doré (so sexy...), Benjamin (so so so sexy...) ou Amandine. Sérieusement. Je me sens un peu old school, mais ces trois personnages sont les seuls que je retiendrai de la réalitie-tivie musicale française.
Bref. Passons outre cette critique fort constructive du télé-crochet de la 6, et revenons-en au sujet de cet article, de ce blog, des questions existentielles de l'univers planétaire: moi. Ou plutôt mes frasques érotico-sentimentales.
Je parlais donc, avec un air absolument enjoué, de cette relation redébutant opportunément avec ce brave C. Qu'en dire? Ce garçon souffre à mon avis de misogynie aigue, et ce trait de caractère est incompatible avec ma soif de dépravation liberté. Je ne supporte pas d'être traitée de la manière dont il me traite. Jamais il ne m'écrit, jamais il ne m'appelle. Jadis, lorsque j'étais en voie de tomber amoureuse de lui donc jusqu'à la semaine dernière, je le harcelais pour obtenir une réponse et un rendez-vous... Puisque je suis en plein étalage autobiographique, figurez-vous que samedi après-midi j'ai proposé à C de se voir ce soir... Et il m'a répondu il y a environ une heure pour me dire que jeudi, s'il décidait de ne pas aller à sa soirée prévue, on pourrait peut-être se rejoindre. Pour qui me prend-il? Ai-je l'air d'être à sa disposition? Pense-t-il pouvoir se comporter ainsi avec moi?
Je n'arrive pas à croire quon puisse me manquer de respect et d'intérêt à ce point. J'ai envie de l'envoyer ballader, j'ai même envie de le larguer sur facebook par un message sur son mur... que je ne ferai pas, évidemment, je suis une femme du monde.
Mais pense-t-il qu'il me satisfait? Qu'avec lui, je suis comblée physiquement comme psychologiquement? Je suis une fille foncièrement égocentrique romantique, au fond de moi-même, j'ai besoin qu'on s'intéresse à moi, qu'on me complimente parfois, qu'on m'appelle, juste qu'on me demande comment je vais. J'ai détesté, la dernière fois que je l'ai vu, lorsque qu'il m'a annoncé qu'il avait l'impression de faire quelque chose de mal en étant avec moi... Sur le moment, j'en aurais presque pleuré, mais en fait non. Depuis, je me suis reprise, et la tristesse a laissé la place à de l'agacement, de l'irritation. Ce n'est pas moi qui l'ai forcé à "faire quelque chose de mal" avec moi, je me susi contentée d'être là, tout bonnement. Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même si les principes archaïques de sa religion ne sont pas respectés. Je ne suis absolument pas concernée par un éventuel dévergondage de sa personne.
Et puis, j'ai rencontré un autre garçon.
Avant de commencer cette note, j'ai longtemps hésité à lui attribuer le surnom de Roméo, qui m'est tout de suite venu à l'esprit au regard de son prénom initial. Mériterait-il une telle appelation, si prometteuse, si personnalisée, si romanesque? Cependant, les marques de ma nuit de folie avec lui sont encore là. Les souvenirs intenses. Oui, il la mérite. Même si je ne reste que quelques jours avec lui, ça aurait toujours valu la peine... Puisqu'il me fait oublier, pour de vrai, Erwan, enfin physiquement parlant je veux dire.
Roméo, je le revois demain. Et j'ai hâte, hâte. Il est adorable et j'ai très, très, très envie de continuer un peu avec lui... Je reconnais que j'ignore si je peux en tomber amoureuse. Mais avant que je ne me lasse de nos instants d'intimité, il devrait se passer un certain temps... Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi épanouie, à vrai dire.
Enfin, épanouie, tout est relatif. Je n'aime pas l'idée de les tromper l'un et l'autre... Je ne peux pas quitter C parce qu'inévitablement notre relation disparaîtra lorsqu'il reconnaîtra qu'il ne reviendra pas à Rennes l'année prochaine. Il est hors de question que je me sépare de Roméo parce que, please, please, c'est pour l'instant le meilleur de tous les mecs que j'ai connus.
Que faire, alors?
1°) Quitter Roméo. Garder C. Hypothèse la plus ridicule de toutes.
2°) Quitter C. Garder Roméo. Hypothèse attirante mais difficile à mettre en place. J'ai toujours détesté rompre avec quelqu'un.
3°) Quitter Roméo. Quitter C. Hypothèse intéressante. Pourquoi pas, finalement? Je pourrais repartir sur de nouvelles bases, entamer une nouvelle vie de célibataire, retrouver une certaine liberté et embrasser une foule d'inconnus en boîte attirés par mon alcoolisme nocturne ma beauté suprême...
4°) Garder Roméo. Garder C. Hypothèse la plus applicable en l'espèce. Ce que je m'apprête à faire, en fait. Même si j'ai perdu mon agenda il y a deux semaines, ce n'est pas difficile de gérer deux relations, si? Si tant est qu'on peut parler de relation lorsqu'il s'agit de C...
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samedi, 02 mai 2009
C, le grand retour
Dimanche dernier, j'ai revu C.
C, pour les feignasses qui n'ont pas envie de se taper la lecture des trois petites notes où ce brave garçon est évoqué (trois sur vingt en tout, je précise, ce n'est pas une littérature insurmontable), est un de mes nombreux quelques ex-petits amis, rencontré au détour d'une soirée légèrement arrosée et avec qui je n'avais pas du tout envie de sortir, en fait. Finalement, nous sommes restés ensemble près d'un mois et demi avant que je n'aie le courage de le quitter. Oh, notre relation s'était fortement dégradée, surtout qu'il ne m'avait pas acceptée comme amie sur facebook. Imaginez un peu l'était de notre liaison dans de telles conditions! Sans compter d'ailleurs que pendant tout ce temps, nous n'étions allés guère plus loin que de simples baisers langoureux.
Bref. Je n'ai jamais été douée pour garder un lien avec mes ex, et C n'avait pas échappé à cette tradition personnelle. J'eus de ses nouvelles par hasard, après le nouvel an, où un malencontreux texto de bonne année lui fut envoyé (comme à un certain erwan, du reste) de manière fort involontaire. D'ailleurs, aussitôt renoué, le contact fut rompu à nouveau lorsque je snobai littéralement son second texto me demandant comment j'allais.
Et puis, après ma rupture avec mon dernier ex, parce que je suis polie et bien élevée j'ai envoyé un texto à C. Cela faisait plus de quatre mois depuis notre dernier échange de nouvelles et je me demandais ce qu'il faisait, s'il était toujours en ville ou non. La communication s'est donc rétablie entre nous, il m'a proposé un verre et après deux semaines de report de rendez-vous de ma part (que voulez-vous, on ne se refait pas!) enfin nos retrouvailles passionnées ont eu lieu.
Je vous avouerais que dans mon for intérieur, je savais qu'il y avait pied dans la chaussette, anguille sous roche, bref qu'il y avait quelque chose. Cependant, je tombai des nues en l'entendant dire qu'éventuellement, on pouvait peut-être ressortir ensemble, en fait, tout compte fait...
Chassez le naturel, il revient au galop - alors que dire lorsque je n'ai jamais tenté de chasser ma faiblesse de caractère et ma médiocre capacité à réfléchir raisonnablement? Alors que mes pensées étaient envahies de mises en garde contre cette nouvelle relation, je ne pus m'empêcher d'accepter et, pire, d'argumenter en ma faveur.
Me suis-je précipitée moi-même dans le pétrin?
Tout à fait. Du moins, ça a été ma première impression, une fois C quitté, au téléphone avec ma choupi d'amour pour lui raconter la soirée. Jamais je ne comprendrai ce qui me pousse à accepter les avances d'un garçon sans en vouloir. Question d'égo? Marre d'un célibat de deux semaines prolongé? Envie d'être aimée? Lâcheté? Probablement, toutes ces raisons m'incitent à débuter des relations quasiment unilatérale qui me culpabilisent et se terminent invariablement de manière stupide.
Non, en fait, ma vraie première impression, ç'a été la surprise de l'entendre commander une bière. Lui, boire de l'alcool, ça m'a semblé aussi incongru qu'une scène bien jouée par les acteurs de Plus Belle la Vie. Et finalement, j'ai trouvé ça plutôt cool. Six mois en France vous changent un homme, apparemment, aussi déterminé soit-il à ne pas quitter initialement le droit chemin.
Mais notre rendez-vous de mardi m'a plu, en fait. Alors que j'allais chez lui presque à reculons, j'en suis repartie quasiment heureuse et satisfaite. Avec quelques questions pratiques en tête, liées à une caractéristique anatomique qui m'intrigue. Je ne vous dirai pas de quoi il s'agit, bande de curieux, la pruderie qui m'habite m'empêchant d'approfondir ce point précis.
Bref, depuis mardi, j'ai envie de croire à notre relation. Pas seulement parce qu'il a un corps parfait de nageur/joueur de water-polo ultra sexy, pas juste car il est intelligent, pas uniquement car il est chou quand il est un peu gêné, pas simplement parce qu'il a un fort potentiel au niveau relations intimes... Remarquez, j'ai du mal à caractériser cet espoir. Ai-je envie de le revoir parce qu'on a couché ensemble, ou au contraire, ai-je envie de le revoir pour qu'on couche ensemble? Quel est le rôle véritable de ce rapprochement avec lui? Le sexe est un élément déterminant mais est-il la cause ou l'effet de ma soudaine tendance à penser à lui?
Je n'en sais trop rien, et pour le moment, je préfère attendre notre prochaine entrevue pour creuser un peu plus tout ça. Et pouvoir contempler encore ce qui se cache sous son tee-shirt... hah!
00:18 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : c, relation
lundi, 23 février 2009
où je rêve d'être raisonnable, un peu
Aujourd'hui, c'était la rentrée de mes vacances de février.
Et mes vacances, bien qu'une petite semaine seulement (hah il est temps du lycée, où deux semaines nous permettaient de nous délasser pour de vrai et même departir en Suisse faire du ski!), ont été plutôt riches en émotions.
Certes, elles ont commencé tranquillement par quelques jours à la campagne chez mes parents, à me reposer et m'occuper à une foule d'activités saines et divinement palpitantes telles que couture, visionnage de films romantiques complètement bidons, cuisinage de tartes aux poireaux...
Mais je reste une vraie citadine dans l'âme, presque emphatique sur le coup d'ailleurs, et l'appel de la ville durant le weekend ne me laisse jamais de marbre. N'étant définitivement pas la Vénus de Milo, j'ai donc légitimement décidé de retrouver mon doux appartement pour y faire la fête, avec deux amies de longue date. Celles-ci d'ailleurs ne devaient rester que vendredi soir mais leur séjour s'est prolongé la nuit suivante tellement ma compagnie leur a paru rafraichissante et distrayante.
Vendredi soir fut une nuit fort amusante, faite de shooters de jus d'orange renversés sur les pulls, de sèche-cheveux à 1h du matin, de musique à fond en oubliant les voisins, et de cramage lissage de cheveux dans la salle de bain. Puis, sur le coup de deux heures, nous nous décidâmes enfin à partir nous éclater sur le dancefloor (remarquez mon vocabulaire de djeuns que je kiffe trop ma race!) sans se soucier du lendemain. C'est là que nous dansâmes, dansâmes, dansâmes avant de gagner le bar et prendre une margarita aussi délicieuse que rafraichissante. Et c'est là, en finissant mon verre et tentant de retrouver mes amies (m'ayant lâchement abandonnée pour s'éclater sur une chanson kitchissime dont je ne me souviens plus) sur la piste de danse, que je rencontrai un garçon que nous surnommerons "P".
Je me dois de préciser ici qu'à l'époque, je sortais avec un garçon "Y", depuis quatre semaines il me semble, qui ne me plaisait pas tant que ça mais à qui je n'osais pas dire non par peur de lui faire de la peine. Ma première soirée avec lui a d'ailleurs été le gala de l'insa, il a quelques temps...
Bref, revenons-en à vendredi soir et à P. P, ça a tout de suite collé entre nous. On a discuté, on a dansé, on s'est embrassé, embrassé, embrassé, et c'était génial.
D'ailleurs on s'est revu samedi soir.
Dimanche matin, mes amies sont reparties et je me suis recouchée, fatiguée par mes deux longues soirées.
Et sur le coup de 13h, j'ai été réveillée par un texto d'Erwan.
Et avec Erwan, on s'est revu dans l'après-midi.
Alors que si l'on se souvient bien, c'était fini avec lui.
Mais je suis comme maudite et une véritable malédiction m'entoure dès qu'il est question d'Erwan.
Bref, un rapide rendez-vous avec cette espèce de crétin.
Et puis j'ai appris qu'il déménageait à Paris dans deux mois.
Et ça m'a un peu déprimée.
Et le soir, j'ai revu P.
Hah, P. J'avoue que j'ai pas mal d'espoirs à son égard. J'ai même quitté Y cette après-midi, tellement je culpabilisais de le tromper avec lui. (et par là, je veux dire tromper P avec Y, j'ai une chronologie infaillible). J'aime la manière dont il prend des initiatives, dont il me regarde avec ses beaux yeux clairs, la manière qu'il a de m'embrasser -parce que soyons clairs, il embrasse super bien. Et le reste aussi, d'ailleurs. Je me dis que je l'ai vu trois fois en trois jours, que j'ai passé la nuit dernière à rêver de lui et que je n'en ai pas déjà marre. Bon point, en fait. J'ai déjà envie de le revoir, de mieux le connaître, de finir le super film qu'on a commencé hier soir et, même, de lui envoyer un texto.
Tout ça pour dire que j'ai peur de m'emballer un peu et de réaliser qu'en fait il ne me plait pas tant que ça, ou alors que ce soit lui qui fasse ce triste constat. C'est pour cela que c'est toujours plus simple de sortir avec des gens dont on s'en fiche, lorsqu'on est lâche.
Mais je ne suis plus lâche depuis tout à l'heure. Et je prends le risque de me faire larguer sans délicatesse si cela me permet de 1) oublier Erwan, 2) pouvoir me regarder dans le miroir sans me souvenir de la manière dont j'ai trompé mon ex Y, 3) vivre quelque chose que j'ai envie de vivre.
19:10 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : p, erwan, soirée, rupture, petit ami, ex
dimanche, 08 février 2009
un samedi soir d'intenses réflexions nocturnes
Ce soir, je suis rentrée bien tôt.
On est samedi soir, pourtant. Et je passais un excellent début de soirée.
Mais au moment d'aller en boîte, j'ai changé d'avis. Oui, moi, grande clubbeuse devant l'éternel, j'ai renoncé à l'idée d'aller m'éclater en boîte.
Pourquoi, me demandez-vous, pourquoi, me demande-je?
La lassitude. Un sentiment étrange, presque lancinant, qui s'installe régulièrement dans mon esprit. Et aux moments les plus inattendus, évidemment. Genre, un samedi soir aux alentours d'une heure du matin, ou un jeudi avant même de partir chez des amis pour une soirée.
Aller en boîte, soit. Mais à quoi bon, finalement? Je sais ce qui s'y passera...
Boire un verre ou deux. S'élancer dans le fumoir et se défoncer à la cigarette. Rencontrer un inconnu, deux ou trois. Sourire à tout va, rire gentiment, danser insouciamment. Embrasser un garçon, deux ou trois. Donner mon numéro de téléphone, un vrai ou un faux, au choix ou aléatoirement. Se sentir égocentriquement pleinement heureuse et satisfaite. Et le lendemain, oublier un prénom, ignorer un texto ou un appel, attendre un rendez-vous ou espérer ne plus entendre parler du garçon en question, se souvenir que d'autres garçons existent et méritent de l'attention...
Ou au contraire. Danser sans personne, risquer une déception narcissique, sentir l'alcool redescendre et la fatigue monter, rêver d'ôter ses jolies chaussures à talons et de se précipiter dans son lit.
Pour ma part, la première hypothèse reste la plus courante. Heureusement pour mon ego, rares sont les soirées en boîte où aucun individu masculin n'a tenté une approche en ma direction. A vrai dire, j'en étais finalement arrivée à un point, après mes folies estivales, où une soirée sans embrasser personne ne me semblait même pas réussie... Situation qui n'a toutefois pas duré: certes, je ne suis pas rogue, ni cavalière remarquez, mais concupiscente à ce point!
Ah, l'été! Il me tarde presque de le voir revenir, moi qui aime tant l'hiver et la fraîcheur des journées de février! Je m'imagine déjà, tentant de faire bronzer ma pâle peau de blonde (foncé, le blond, peut-être, mais j'en reste bien blanche) sur les pelouses du Thabor, attendre avec impatience mon voyage en Corée du Sud fin août, bayer aux corneilles ou à une amourette de vacances... C'est dans ces moments de contemplation que je réalise à quel point j'aime la vie quelle qu'en soit la saison, printemps, été, automne, hiver. Le chaud, le froid, la pluie, le soleil, c'est mon truc.
Mais pour en revenir à cette froide soirée de février, celle quittée un peu prématurément, je n'avais qu'une idée en tête, bien malheureusement... A quoi bon me mentir, à quoi bon refouler cette vérité que je me dois de cacher pour mon propre bien sentimental? J'aime encore Erwan, c'est tout, et le fait qu'il ait tenté d'établir un contact vendredi a brisé le reste de coeur qu'il m'avait laissé la dernière fois qu'on s'est vu. Même en sachant qu'il avait une copine et qu'il me proposait de se voir quand même "si je le veux", ce à quoi j'ai répondu que je ne comprenais pas ce que LUI, il voulait. Quel intérêt pour lui de tromper sa petite amie avec moi? Et surtout, comment puis-je ne pas être littéralement dégoûtée par un garçon qui trompe ainsi sa copine?
Sans doute parce que je le fais moi-même, tromper de la sorte. Sans grand regret ou culpabilité invivable, d'ailleurs.
Même si je me berce de la douce illusion de changer lorsque j'aurais rencontré le bon.
Mais le problème, c'est que le bon, dans mon affligeant état d'esprit, c'est lui. Erwan. Ce garçon peu fréquentable pour la commune des mortelles, cette plaie pour les coeurs un peu romantiques.
Cependant, tout ceci ne sont que de petites pensées tardives, écrites devant Premiers Baisers.
Et demain sera un autre jour.
A la lumière duquel Erwan apparaîtra plus comme un manipulateur inintéressant que comme le garçon qui me fait serrer le coeur et pleurer mentalement un peu trop souvent.
03:06 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : erwan, soirée, boîte, lassitude, garçon, flirt
dimanche, 18 janvier 2009
de grands bouleversements
Aujourd'hui, j'ai une grande nouvelle à annoncer.
Erwan et moi, c'est fini. Et bien fini.
Finis, tous les rebondissements de nos marivaudages presque innocents. Finis, les appels auxquels je ne pouvais malheureusement résister. Finis, mes lancers de portable à la vue d'un nouveau texto de sa part. Finie, d'ailleurs, l'attente qui parfois m'envahissait lorsque je pensais avec lui, pleine de regrets à l'idée de ne plus le voir. Finis, nos rendez-vous peu platoniques.
Bien entendu, je me sens un peu triste à ce constat. Oh, je n'en suis plus amoureuse, tout du moins il ne me semble pas. Mais tout de même, je le connais depuis quatre mois, ce qui n'est pas rien. Et penser que j'ai été naturellement manipulée pendant une période de temps aussi longue m'irrite un tantinet. Me souvenir que j'ai tout de même trompé un garçon charmant, avec qui je sortais depuis peu, avec lui m'emplit de regrets. Me rappeler la tristesse qui m'assaillait chaque fois que je partais de chez lui me fait réaliser à quel point je peux être idiote, stupide et sentimentale.
Mais est-ce que je risque de recraquer pour lui, me demandez-vous avec effroi et empressement. Après tout, je ne suis point rogue, ni cavalière pour un sou, et ce trait de caractère m'a régulièrement perdue.
Oh, non, vous réponds-je pleine d'assurance. Il est temps que je redevienne la jeune fille romantique et sensible que j'étais, autrefois, jusqu'à l'été dernier. C'en est assez de ma déchéance. Je me dois de laisser derrière moi cette non-relation sans aucun sens, si je veux conserver un état mental plus ou moins sain, et m'empêcher de retomber dans cette superficielle frivolité.
Non pas que je n'assume aucunement mon ancienne légèreté. Après tout, Erwan n'est pas le seul concerné lorsque j'évoque cette insouciance, je peux en citer d'autres qu'il convient d'oublier aussi rapidement que son cours de droit des obligations une fois les examens passés. Mais le problème, c'est que je ne suis pas comme ça, je ne suis pas cette fille qui semble si facile et presque insensible.
Que dois-je faire, que dois-je dire pour apparaître sous mon véritable jour? Pour que l'on se rende compte que chaque fois qu'un garçon m'a séduite pour une nuit, j'en ai eu le coeur brisé le lendemain matin? Oh, certains m'ont rendue plus malheureuse que d'autres, je l'admets aisément. Je suis vertigineusement sensible, beaucoup seraient surpris de s'en rendre compte.
Une amie a eu une remarque poétiquement cassante un jour, "ton coeur est une fleur, un pétale pour chacun". Je n'ai pas pu m'empêcher d'être légèrement vexée sur le coup. Mais elle a tellement raison, quand mon apparente pruderie me laisse entrevoir la vérité... Sans compter que je préfère comparer mon coeur à une fleur qu'à un artichaut, les connotations ne sont pas les mêmes!
J'avoue donc mes quelques torts passés.
En mettant en exergue le fait qu'ils sont passés. Et, Erwan excepté, sont passés depuis longtemps. Pour moi, simplement embrasser un garçon n'est pas une preuve de frivolité, c'est une simple distraction de boite quand le garçon n'est pas d'un physique trop ingrat et que la jeune fille a besoin de réaliser qu'elle peut plaire. A ce propos, j'ai appris hier pourquoi j'avais parfois un succès surprenant avec les garçons... Pourquoi m'avoir toujours caché que j'avais un "regard fixe et pénétrant"? C'est totalement étranger à ma volonté. Il me faudrait un eyologue qui pourrait m'aider à rectifier ma manière de regarder...
Et puis, en fait, j'ai vingt ans, et j'ai juste envie de m'amuser un peu, parfois.
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jeudi, 08 janvier 2009
Ce weekend...
J'ai eu vingt ans lundi.
A un texto d'une amie qui m'a écrit "alors, qu'est-ce que ça fait d'avoir 20ans! J'espère que tu ne changeras pas trop", je peux lui répondre sans peur d'erreur que je n'ai pas changé.
Oh, non, non, non.
Je suis bien restée la même.
Pour preuve, ce qui semble plus ou moins provisoirement éventuellement programmé ce weekend.
Oui, je suis restée la même jeune fille désinvolte, sybarite, inconséquente. Capable de changer d'avis en un dixième de seconde, capable de faire quelque chose qu'elle sait être une affreusement mauvaise idée, capable d'arracher son coeur de sa poitrine pour l'offrir sur un plateau à un mec qui n'en a strictement rien à faire.
C'est comme si une force supérieure me poussait irrésistiblement dans cette non-relation.
Mes amis, l'heure est grave. Les extraterrestres nous ont envahi et ne veulent qu'une chose: nous briser le coeur.
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jeudi, 23 octobre 2008
où l'on part sur de nouvelles bases, en fait.
Très bien, la chance ne doit pas être avec moi aujourd'hui.
Parce que j'avais écrit une longue note racontant tout ce qu'il y avait de nouveau dans ma vie et qui allait vous transporter de joie, vous, mes ardents lecteurs. Mais que malheureusement, la note ne fut sauvegardée à temps.
Brefou. Je vais m'efforcer de faire preuve du même enthousiasme, de la même joie que ceux éprouvés dans feue ma note passionnante... Parce que aujourd'hui, mes amis, j'ai plusieurs péripéties à vous raconter, oh oui.
Déjà, je vous propose de tirer un trait définitif sur la saga merveilleuse que je vous proposais il y a quelques temps, pour la simple et bonne raison que la passion dévorante qui m'envahissait à la pensée de George m'a littéralement désertée. Aussi surprenant que cela puisse sembler pour tout être sensé doué de raison, je ne suis plus du tout, mais alors plus du tout amoureuse de lui. Je ne pourrai trop m'expliquer comment j'ai pu l'oublier aussi vite, mais toujours est-il que ce n'est pas plus mal...
Mais alors, vous exclamez-vous vivement, cela aurait-il à voir avec C? Le brave garçon aurait-il fini par me faire craquer et serais-je enfin amoureuse de lui comme une bonne et fidèle petite amie de son petit ami?
Que nenni, vous réponds-je avec fermeté, et bien au contraire. Laissez-moi vous conter une petite histoire.
Il était une fois une jeune étudiante qui compensait un physique peu à son avantage par une folie légère faisant, au regard de certains allumés ou de quelques purs inconnus, tout son petit charme. Elle avait comme tous ses acolytes universitaires pour habitude de consacrer la nuit du jeudi aux soirées étudiantes, buvant avec excès légèrement et dansant comme une malade timidement en boîte de nuit avec des amis. Elle avait un petit ami qu'elle appréciait raisonnablement, le fréquentant depuis un peu plus d'un mois, lorsque le destin la poussa à franchir les portes d'une discothèque sympa, avec un de ses plus proches amis, une amie de cet ami, et un ami de l'amie de cet ami qui sera surnommé Reun pour une raison qui m'est évidente mais que je ne divulguerai point.
Là, je coupe, histoire de pas trop entrer dans les détails.
Brefou, au cours de la soirée, un rapprochement eut lieu entre la demoiselle et son nouvel ami, qui finirent par s'embrasser longuement. Hélas, il dut ensuite partir, la laissant seule et désespérée (parce que les deux autres amis dansaient ensembles), entourée de garçons intéressés et sans scrupules. C'est ainsi qu'elle se réfugia auprès d'un autre garçon, qui ne mérite pas de surnom. Elle gardait Reun en tête mais, persuadée de ne pas pouvoir lui plaire sans l'emprise de l'alcool, préférait l'oublier.
Finalement, un courage extrême lui permit de demander à l'amie de son ami le numéro de Reun, à qui elle envoya un texto. Reun y répondit avec galanterie et accepta même de la revoir, ce qui la transporta de joie.
Entre temps, le weekend était arrivé et la jeune demoiselle devait participer au stage de rentrée organisé par son orchestre. Mais alors qu'elle écoutait tranquillement de la musique sur son magnifique Nokia 5610 Xpress Music rose en compagnie de son très cher ami P-Y, son téléphone s'arrêta brusquement. Impossible de le rallumer. Le désespoir l'assaillit lorsqu'elle réalisé qu'elle n'avait pas sauvegardé le numéro de Reun, qu'elle était donc incapable de reprendre contact avec lui à son retour pour espérer un rendez-vous avec lui.
Elle passa le weekend à pester contre son téléphone et imiter le caractère râleur de sa colocataire. Il faut également avouer qu'entre deux critiques à l'égard de son portable, c'était son petit ami C qui était la cible de ses paroles un peu cavalières. Elle se rendait compte véritablement qu'elle ne pouvait continuer à sortir avec C, en partie parce que C ne donnait plus l'impression de vouloir vraiment la fréquenter.
Alors, le lundi matin, elle prit les choses en main. Ne pouvant contacter C par un coup de téléphone ou un texto, décidant que de toute manière ce n'était pas la peine de lui proposer un rendez-vous style "il faut qu'on parle", elle eut une idée de génie.
Le message facebook.
Ici, il faut préciser que c'était un message personnel, pas sur le mur, surtout que C ne l'avait toujours pas rajoutée comme amie au bout d'une semaine (une des raisons pour lesquelles la jeune étudiante avait décidé de le quitter).
Mais tout de même, une telle désinvolture était nouvelle pour elle. Un long message fut cependant envoyé à C et le statut facebook transformé de "rien" en "célibataire".
C'est ainsi que s'acheva son histoire d'amour merveilleuse avec C.
Mais ses tribulations ne s'arrêtent pas là, évidemment que non. Parce qu'entre-temps, elle avait pu récupérer le numéro de Reun auprès de son ami, l'ami de l'amie du garçon. Brefou, rendez-vous fut donné le mercredi soir, après le cours de salsa de la jeune femme.
Passons sur le fait qu'elle mit des heures à choisir une tenue pour finalement changer au dernier moment, qu'elle était morte de trouille à l'idée de le revoir et de ne pas lui plaire sobre, qu'elle avait peur aussi qu'il ne lui plaise plus du tout. Simplement dit, l'inquiétude l'assaillait sans pitié et elle rejoignit le lieu de rendez-vous l'estomac noué et la gorge sèche.
Reun arriva enfin, légèrement en retard ce qui avait fait paniquer la demoiselle, et ils s'en furent boire un cocktail dans un bar.
Je passe aussi rapidement sur la soirée, en résumant les informations essentielles: ils ont bien ri, ils ont bien discuté, ils ont bu 1/2L de cocktail de chacun, elle a réalisé à quel point son profil ressemblait à celui du premier garçon qu'elle avait surnommé George (enfin le deuxième, pour être rigoureuse). Puis, minuit passé et cocktail offert par Reun, ce dernier la raccompagna jusqu'à chez elle. Là, ils continuèrent à discuter, puis se comportèrent en vrais gamins et laissèrent un petit mot anonyme, fait de lettres déchirées dans le magazine de la métropole, sur la voiture de la colocataire de la jeune fille.
Puis, vint le moment où il fallut se quitter et poser la question de savoir s'ils allaient se revoir. La jeune fille s'enquit timidement des intentions de son chevalier qui lui répondit "bah oui!!!" avant que leurs lèvres ne se rencontrent afin d'achever leur soirée par un tendre baiser. Enfin, plusieurs tendres baisers, on ne peut rien vous cacher.
C'est ainsi qu'elle mit fin à son célibat, de la manière la plus agréable et douce possible.
Bon, bon, bon, je sais que je ne dois pas me réjouir trop vite, que cela ne va peut-être pas durer. Surtout que les vacances sont là et qu'il rentre chez ses parents pour quelques jours dès demain après-midi... Il peut se passer plein de choses d'ici à ce que l'on se revoit... Même si j'espère que cette fois, ça va durer.
Parce que pour une fois que je peux potentiellement sortir avec un garçon qui me plait vraiment, je n'ai pas envie que ça s'arrête comme ça.
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vendredi, 26 septembre 2008
amour, malheur et beauté, 1ère partie
Je vous ai quittés il y a exactement vingt jours sur une note décrivant ma vie passionnante, souvenez-vous d'Erwan et autres Poney.
Et bien, il y a eu du nouveau, depuis.
Oh, pas à propos d'Erwan et Poney, je ne les ai pas revus après le lendemain de la soirée.
Mais du croustillant il y a eu, dans mon entière vie globale.
Oui, mes amis, sur plusieurs notes consécutives, pour fêter mon grand retour sur mon blog palpitant, je vais vous parler sentiments pornographiques et émotions indécentes.
Là, je sens que vous attendez la suite avec impatience, bande de petits coquins.
D'ailleurs, hors sujet total, la musique de Dawson's Creek qui passe précisément en ce moment sur mon ordinateur est effroyablement adéquate à mes petites aventures.
Ou grandes aventures, du reste.
Mais trèves de romantisme inadapté.
Chers lecteurs, préparez vos mouchoirs. Votre courage, à la lecture de mes extraordinaires écrits, devra être sans borne, tel Chase se faisant larguer par Cameron ou Adison réalisant que son couple avec Derek est bel et bien fichu. Brefou, vous m'aurez comprise, l'histoire que je m'apprête à vous narrer est d'une rare intensité et il se peut que des âmes sensibles voient la vie sous un autre angle, après l'avoir lue en entier et comprise correctement. Il y aura sans doute des larmes, des cris, une stupéfaction populaire. Mais qu'importe, la vérité doit éclater et le mensonge doit être aboli.
Afin d'éviter toute surprise trop surprenante, je vous balance déjà quelques mots clés: INSA, soirée, garçons, salsa, bière, désespoir, tragédie, fin du monde. Oh, et George, mot clé très important.
Maintenant que les grandes lignes sont tracées, permettez-moi de commencer par le commencement.
Samedi 13 septembre 2008. Il faisait beau, nous étions heureux et ma colocataire avait invité son amie fidèle et de longue date à boire un verre avec elle et une autre de ses amies fidèles de longue date (dont j'ai fréquenté l'ex d'un peu trop près l'espace de quelques heures). J'évoquai avec cette première amie, que nous appelerons Apollonie afin de respecter son anonymat, la possibilité de sortir après ce passage au bar à rhum de la ville, lui suggérant de passer voir quelques amis qui sans doute sortiraient. Elle envisagea cette proposition avec sérieux puis l'écarta en m'annonçant qu'un de ses amis de l'INSA l'avait invitée à son anniversaire. Ce fut donc cette dernière option qui fut choisie à l'unanimité de nos deux avis, et une fois les parents de la demoiselle convaincus de la laisser sortir (avec la voiture qui plus est) la nuit nous sembla pleine de promesses.
En fait, pas tant que ça, mais j'étais ravie de changer un peu de fréquentations.
Brefou, je consommai deux cocktails au rhum (hm, un "baignoire de Joséphine" et un "pourquoi pas", il me semble) puis nous quittâmes les autres afin de regagner la voiture d'Apollonie et enfin atteindre l'INSA. Sur le trajet, je tentai d'en savoir plus sur ce mystérieux ami mais les seules informations que je pus récolter furent un vague "il est pas terrible, il est grand mais il est sympa!".
Autant dire que je ne savais pas du tout à qui m'attendre.
Et autant dire que je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il se passe ce qu'il s'est passé.
J'ai déjà pu faire démonstration de mon coeur tendre de jeune fille un peu fleur bleue, sur ce blog.
Aussi vous ne serez pas tellement surpris en apprenant que Cupidon me toucha d'une multitude de flèches lorsque je pénétrai dans la salle où se déroulait l'anniversaire. La canaille avait décidé de me faire craquer pour l'hôte de la soirée, que nous surnommerons aisément George. Refusant de se contenter d'un simple béguin, en plus, le petit angelot s'acharna littéralement sur moi et je réalisai très rapidement après avoir rencontré George que j'étais amoureuse de lui.
Dans le sens, amoureuse.
Vraiment amoureuse.
Un peu comme quand je l'étais du George initial, que j'aimai follement durant une bonne année et demie avant de me rendre compte qu'il deviendrait curé avant de s'intéresser à moi.
Brefou, mon George, mon nouveau George, est le plus divin de tous les garçons et le désespoir m'assaille quand je pense à lui.
Surtout que l'histoire ne s'arrête pas là, oh non. La facilité, c'est vraiment trop facile.
Tandis que j'encaissais le choc de mon coup de foudre pour le héros de la nuit, je me laissai aller à boire quelques verres de rhum orange et vodka pure orange, qui forcément me montèrent très légèrement à la tête. Oh, j'avoue volontiers que j'étais un tantinet pompette ce soir-là. Mais que voulez-vous, une femme du monde se doit de se satisfaire des plaisirs du bas peuple et je ne pouvais décemment refuser de boire comme les autres! Je devrais plutôt passer pour une héroïne, plutôt que pour une alcoolique notoire.
Le sourire que le rhum affiche en permanence sur mes lèvres a sans doute eu raison des obstacles se dressant entre un parfait inconnu, que nous surnommerons C par pure commodité, et ma lumineuse personne. Nous discutâmes de longs instants, regardâmes des photos de son pays d'origine, dont il était arrivé une semaine plus tôt, puis discutâmes à nouveau de sujets divers dont je ne me souviens guère avant qu'il ne me propose d'aller dans sa chambre. J'acceptai, le coeur un peu serré, parce George avait disparu et que cela me rendait triste.
Oh, dans cette chambre, il ne se passa pas grand chose finalement. Nous nous embrassâmes puis rendez-vous fut donné pour le lendemain après-midi.
Vous comprenez donc logiquement en quoi la situation amorcée ce soir-là est une véritable tragédie.
Plus tard, vous aurez droit à la suite, toute la suite, de l'histoire.
Qui ne fait que commencer, gardez ça en tête.
17:11 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : soirée, petit ami, george, c, amour, coup de foudre, désespoir
dimanche, 10 août 2008
exemple-type d'une relation impossible
Aujourd'hui, mon coeur s'est légèrement ébréché.
Il faut croire que jeunesse implique naïveté, et la naïveté est un bien triste défaut lorsqu'il s'agit de relations.
De relations, point. Il ne sera aucunement question de relations amoureuses ici, je le précise d'avance avant d'éviter toute déconvenue.
Même si la situation n'a jamais été claire entre nous.
Entre a et moi, je veux dire.
Brefou, je ne me sens pas très bien sur le plan émotionel, aujourd'hui. Comment cela, vous alarmez-vous, pourquoi? Et bien figurez-vous que mon romantisme, mon impétueuse passion pour la vie, ma fougue candide m'ont encore joué un tour.
Inconsciemment, je place un espoir insensé en chaque représentant du sexe masculin que je fréquente de près. A tous les coups, je me dis que celui-ci annihilera ma rancoeur naissante contre les mecs. Et pour a, c'est la même chose. Au début, quand je l'ai rencontré, je savais que ce ne serait qu'une histoire sans lendemain. Finalement, lendemain il y a eu, puis une deuxième entrevue la semaine passée. Et j'avoue que je m'y suis presque déjà habituée.
C'était sans compter le caractère mesquin et détestable de l'homme lambda.
Nan, je rigole. Je ne vais pas me la jouer féministe. Mais je vais tout de même constater que les mecs et les filles, quand même, c'est fichtrement différent. Et que je ne comprendrai probablement jamais l'esprit viril de ceux qui m'attirent.
Cela fait depuis mardi que je n'ai pratiquement pas eu de ses nouvelles. Et pourtant, lundi soir, tout s'était bien déroulé. A me repasser le film de la soirée, nous avions agréablement bavardé de choses et d'autres avant de venir chez moi où ça avait été remarquablement plaisant. Les croissants et pains au chocolat m'avaient satisfaites et il était parti suffisamment tard pour ne pas faire le type qui s'en va dès qu'il n'y a plus d'opportunité sexuelle.
Alors pourquoi ne pas me tenir au courant de ses déplacements, pourquoi ne pas me dire s'il veut me voir ou pas, pourquoi ne pas me répondre rapidement quand je lui envoie un texto? Surtout que même si ceux-ci sont illimités pour moi, je ne lui ai écris que deux textos dans la semaine qui vient de s'écouler. Il est hors de question que je le harcèle, que je lui prenne la tête, que je spame sa boite de réception.
Je sais que la situation insinue que a se fiche royalement de moi comme de son premier cartable. Que je ne suis qu'une fille pareille à tant d'autres, une jeunette qu'il peut remplacer comme bon lui semble. Mais je refuse d'admettre ce fait. Ne serait-ce pas facile pour un homme comme lui de me faire comprendre clairement qu'il ne veut plus me voir, plutôt que simplement m'ignorer par texto?
Oh, s'il vous plaît.
J'ai envie de garder espoir, enfin de garder mon PCF.
Je lui ai déjà demandé s'il ne voulait plus me voir, il m'a juste répondu qu'il était à Paris. Qu'en déduire? Qu'il voudrait me revoir mais qu'il est à Paris? Ou qu'il ne veut plus me voir mais qu'il n'a pas le courage de me le dire simplement, alors que je lui tends une véritable perche? Il lui suffirait de m'écrire "on ne se verra plus" au lieu de me laisser un espoir malheureux.
J'aimerais comprendre sa psychologie. Après tout, la situation est simple. Il veut me voir ou il ne veut pas me voir.
Et pour le moment, il ne veut pas me voir.
J'ai le chic pour m'attacher à ceux pour qui je ne devrais même pas craquer.
Ce n'est pas le premier, c'est sûr. Ce ne sera sans doute pas le dernier.
Mais en attendant, cela m'aurait bien plu de bénéficier d'un peu plus de franchise.
Je suis souvent parano, peut-être, sauf que là je ne peux plus me voiler la face et espérer un rendez-vous qu'il ne me donnera jamais.
Il y a vraiment des moments où un miracle serait le bienvenu.
19:15 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : a, triste, texto
samedi, 09 août 2008
petit mensonge et soulagement intense
Hier soir, j'ai largué b.
Oui ce détail de ma vie semble surprenant. Moi, la fille qui ne largue plus, jamais, traumatisée par le virement de bord de son premier petit ami qu'elle a osé quitté des années auparavant. Moi, la fille pas rogue pour un sou et plutôt affable au quotidien. Un brin cavalière dans les situations extrêmes, certes, mais généralement complaisante. Moi, la fille qui n'ose même pas dire à sa colocataire qu'elle ne supporte plus de devoir sans cesse défaire les boites en carton de biscuits Gerblé qu'elle jette sans états d'âme encore pliées dans la poubelle recyclage.
Et par texto, qui plus est.
Mais, demandez-vous avec empressement et admiration, comment ai-je pu avoir ce courage, cette bravoure insensée? Comment ai-je réussi à défier de la sorte tous mes principes? Comment ai-je pu m'enhardir au point de liquider ma relation naissante avec b par l'envoi dun simple texto gratuit?
La réponse est toute simple. On m'y a poussée.
Oui, j'ai été forcée de le faire. Par le destin. Par la fatalité. Par mon impatience de le quitter et le refus d'attendre jusqu'à la rentrée pour le faire. Et par mes amis, aussi.
Après avoir passé le repas à discuter de la manière dont ma relation avec a n'évoluerait pas et celle dont mon couple avec b était insignifiant, j'ai eu un éclair de génie. Un véritable flash, et si ma biographie est un jour transcrite en bande dessinée ou en dessin animé, ce serait typiquement le jour d'instant où une ampoule apparaîtrait au-dessus de ma tête.
L'excuse de la rupture j'avais trouvé.
Oui, oui.
Parce que bon, hein, on est entre nous alors j'avoue que la raison nodale m'interdisant de déjà le larguer comme un malpropre, c'était l'absence d'un motif expliquant pourquoi tout était fini entre nous. Quelques idées diverses et variées m'étaient apparues, évidemment, avant qu'une perspective plus réjouissante ne migre dans mon puissant intellect:
1) Je pouvais lui dire la vérité toute nue. "Ecoute, b, je fréquentais déjà un mec quand j'ai accepté de sortir avec toi, tellement expérimenté sur un certain plan que tu pourras jamais test. On m'a dit que je suis avec toi par pitié. Et d'ailleurs, l'argument principal en ta faveur quand tu m'as demandé de sortir avec toi, c'est parce que la veille tu m'avais payé le restaurant. Je ne t'aime pas plus que ça et je n'ai même pas envie de t'embrasser quand je te vois. Alors ne parlons même pas du reste. Tu es sympa mais c'est tout. Et toc."
2) Je pouvais lui cacher une partie de cette vérité déshabillée, et puis même baratiner un tantinet. "Ecoute, b, je couchais déjà avec un mec quand je t'ai dit oui. Mais, tu sais, je pensais que je pouvais peut-être passer à autre chose avec toi. Malheureusement ça n'a pas été le cas. Je suis désolée. Et toc."
3) Je pouvais le baratiner plus franchement. "Ecoute, b, je t'ai trouvé sympa et tu m'as très gentiment payé ma pizza quand on est allé au restaurant. Tu sais, je me suis dit que ça pouvait être sympa de sortir avec toi, sans trop se prendre la tête. Mais tu sais, je suis compliquée comme fille, parfois je me comprends plus moi-même, et puis on ne s'est pas vu beaucoup pendant cette semaine. Je ne veux pas te faire de mal, tu sais, alors il vaut mieux s'arrêter là avant que ça ne devienne sérieux. Tu sais, tu es quelqu'un de formidable et je ne doute pas que tu rencontres une fille qui te mérite plus que moi, tu sais. Et pas toc."
4) Je pouvais ne plus répondre à ses textos, établir un véritable silence radio des plus parlants puisqu'il sait que je suis accro à mon téléphone et à mes textos gratuits illimités. Ainsi je dévoile mon caractère un poil inconvenant qui lui empêche de me regretter.
Mais voilà, vous ne me connaissez pas encore très bien mais vous vous renderez rapidement compte que je ne veux que le meilleur, la crème de la crème, le pot de Nutella parmi toutes ses imitations, l'escarpin André à la Halle aux chaussures.
Aussi, hier soir, à table, en plein repas gastronomique à base de spaghetti, crème fraîche, petits lardons et fromage râpé à même la casserole, ai-je eu ce flash qui m'a permise de retrouver ma liberté et mon intégrité quelque peu malmenée ces derniers jours. Un petit mensonge, très léger et interprétable à souhait, allait me permettre de clore cette affaire.
Quoi de plus simple que de prétexter avoir revu son ex et ne plus savoir où en est la situation? Quoi de plus logique qu'être perdue après le déferlement de tant de souvenirs?
Sauf que bien sûr je n'ai pas revu d'ex. J'ai juste pensé un tantinet à a.
Brefou, un texto fut rédigé sur mon fantastique téléphone rose et noir et un de mes amis se chargea d'appuyer sur le bouton envoyer à ma place. Histoire de ne pas que je culpabilise trop.
Mais quand même.
Une semaine, c'est pas long.
C'est pas comme si je lui avais brisé le coeur, à la fin.
A part ça, je ne comprends pas a. Ca doit être le choc des générations, sans doute. La différence d'âge, probablement. Je ne sais ni ce qu'il attend de moi, ni pour combien de temps il l'attend encore. C'est à la fois intrigant, excitant et effrayant.
Il est temps que la rentrée arrive.
Histoire que je me trouve un gentil étudiant en polo-mocassins que j'aurai envie d'embrasser chaque fois que je le verrai, qui me passera l'envie de séduire qui m'envahit parfois quand je vais en boîte, qui me trouvera jolie et qui m'achetera des croissants le matin.
17:03 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : b, a, petit ami, rupture, relation amoureuse, ex

