dimanche, 04 octobre 2009
un samedi soir d'une langueur inexpliquée
Me revoilà, braves lecteurs, pour mon homélie mensuelle tant attendue.
Oui, ou plutôt NON, vous ne rêvez pas. Ceci est bien une nouvelle note, et elle intervient moins d'un mois avant la précédente, celle au cours de laquelle j'évoquais pêle-mêle mon ex-petit ami, son caractère incompatible avec ma bonne humeur, la Corée, et Londres.
C'est à ce moment-là que je me rends compte de la pression que je me mets, à écrire aussi peu sur ce blog. Je n'ai pas le droit à l'erreur, en fait. Un mauvais écrit et c'en est bon de ma réputation, de celle de ce blog, de ma région entière et de son bon peuple, et peut-être même du pays vis-à-vis d'un allochtone lisant ces lignes. En fait, repose sur mes épaules l'avenir bloggesque de générations entières, et cela pourrait en faire paniquer plus d'un. Quelques-uns d'ailleurs n'ont pas besoin de cela pour ne paniquer (pas niquer, haha, oui oui vous devez rire à cette blague pourrie - sous peine d'exacerber le courroux de la super-héroïne qui un jour, sauvera l'humanité 2.0!) (je précise, c'est moi cette super-héroïne) (et je ne me souviendrai plus de vous quand je serai célèbre, pas la peine de supplier!).
Mais trève de jactance et autres baratins. Ma propre petite vie est bien plus importante que le reste de l'humanité, non? C'est bien pour cela que nous autres, gens émérites et distingués, alimentons plus ou moins régulièrement un site personnel sur internet.
Mais avant d'en venir au coeur de cet article, Amis, Lecteurs, Autres Individus tombés sur ce blog par un stupéfiant hasard et restés par curiosité/voyeurisme/ennui/impossibilité de quitter la page par plantage d'explorateur internet (rayez la mention inutile), j'ai ce soir envie de vous faire une offrande intime, témoignant de mon affabilité envers autrui et d'une extrême bienveillance. Vous constaterez à travers cet obole, que mon aménité n'a d'égale que la taille du dressing à chaussures qu'il me faudrait pour les ranger toutes au même endroit.
Et j'en possède beaucoup, de paires de chaussures.
Bref, je vous laisse vous rendre ici. Un petit bijou harmoniquement mais surtout poétiquement, très probablement inspiré des plus belles oeuvres de Corneille ou Racine, teinté d'une pointe de Mendelssohn au niveau des arrangements musicaux.
Le petit conseil du soir: les commentaires sont aussi intéressants que la vidéo elle-même.
Perso, je vous en donne deux saisis au hasard:
-" cool t'a dit ce qui est vraie mantkt t'es cool moi je t'aime !!!!"
-" yesss i luv dis song (je viens de bordeaux)"
Allez, un troisième, pour le plaisir: "c claire c kne chanson xd elle vou parle un peu trop bref magnifke song"
N'empêche, je jalouserais presque le chanteur rappeur celui qui s'exprime dans cette chanson chose, d'avoir une telle connaissance du vocabulaire francophone et un goût aussi sûr en matière de rimes et, globalement, d'écriture de chansons.
Avec autant de classe qu'une jeune racaille à casquette et jogging Tacchini tentant de racoler quelques jolies demoiselles à grand renfort de "hey madmoizelle, zetes charmantes!", je conduis à présent cet article vers un autre sujet. Tout aussi grave et délicat à aborder, cela va sans dire.
Ma vie sentimentale du moment, un tantinet désastreuse.
Je vous avais narré autrefois, à l'époque où j'étais encore délicieusement en vacances et pleine d'illusions sur la vie, la nature et la grandeur prometteuse de l'univers - ma note précédente, donc - ma rupture brutale d'avec T, ex Roméo, ex Garçon qui me rejoint quelques jours à Londres (si si, j'en parle dans le dernier paragraphe de la note...), ex beaucoup de choses à vrai dire. En fait, à relire ce que j'avais couché sur papier écran d'ordinateur au début de ma relation avec lui, je me demande pourquoi je suis restée aussi longtemps avec lui de cette manière?
Même si "longtemps" est une donnée particulièrement relative. Trois mois et une semaine, un record pour mois, une crotte de lapin à l'échelle terrestre, même en optant pour un référéntiel héliocentrique. Oui, je sais que cela ne signifie rien en sciences, mais je viens de me souvenir de ce mot depuis le tréfonds de ma mémoire de poisson rouge à rayures jaunes, et je trouvais que ça claquait de le balancer comme ça.
Bref, je me cite indirectement parce que mon égocentrisme et ma passion pour moi-même révélés enfin au grand jour me forcent à le faire -tel un éclair témoignant d'un temps orageux, j'ignorais si je pouvais tomber amoureuse de lui. Au fil du temps de notre relation, je m'étais convaincue qu'au début, il me plaisait terriblement et que j'étais sûre que ce serait de l'amour... Mais non. Comme quoi, une seule note par mois peut être utile lorsqu'elle est bien choisie. CQFD. Bref bref bref et archi bref, il était juste un bon coup au début, sans doute car c'était le début, et dès qu'il m'a dit qu'il était amoureux de moi, j'ai réalisé à quel point notre relation était vide de sens et d'avenir.
Pourquoi en parler ainsi, si je suis littéralement passée à autre chose depuis sa fatidique déclaration d'amour au mois de juin? Ne serait-ce pas par regret, par tristesse de l'avoir quitté? Que nenni, je peux vous l'assurer, et au contraire.
Je m'efforce par là de reconnaître qu'il vaut mieux être SEULE que mal accompagnée. La réciproque masculine marche également pour les âmes viriles attirées par le contenu très coquin de mon blog. Parce qu'après avoir passé une année relationnellement mouvementée, j'avoue qu'au bout de quatre semaines de célibat, je suis en manque à la manière d'un fan d'Ugly Betty en attente de la Saison 4 et de l'évolution de la relation Betty/Matt (je ne parle en aucun cas pour moi, évidemment!). En manque de plein de choses, dont certaines semblent évidentes et ne méritent pas d'être mentionnées ici sous peine de réellement fournir à ce blog un contenu un tantinet leste, et d'autres plus innocentes.
Avoir quelqu'un à qui envoyer des textos sans trop de raison et sans trop d'objet, juste parce qu'ils sont illimités et qu'on s'ennuie en cours, par exemple.
Ou bien, pouvoir regarder tant bien que mal un film pourri dans les bras de l'autre, parce que de toute manière on ne suit pas la moitié de l'intrigue insignifiante.
Ou alors, avoir quelque chose à faire un soir de semaine, là où aucune soirée ne peut être organisée, et qu'il n'y a rien d'autre à projeter.
Ou encore, avoir l'excuse béton pour boire du Passoa ou du Soho en pleine semaine, juste un petit verre pour le plaisir, parce que l'aute l'a proposé, hein.
Hah, assez de galéjades et de badineries. Je ne suis pas rogue pour un sou, et la raison pour laquelle j'ai envie de ne plus être célibataire, c'est parce que j'ai envie d'une vraie relation avec un vrai garçon vraiment gentil, si possible que je quitterais sans tristesse en février puisque mon avenir m'appelera vraisemblablement à l'étranger à ce moment-là... Autant tenter faire croire à la future génération de cybergosses pourris gâtés que le Père Noël existe... D'après mes calculs de probabilités directement inspirés du cours de terminale S, ça aurait plus de chances de se réaliser.
Suis-je condamnée à des relations sans intérêt ni lendemain d'ici à mon départ éventuel en février? Ou vais-je enfin trouver l'amour et, plus difficile encore, le garder malgré tout? Les questions sont ouvertes et j'attends avec impatience de pouvoir y répondre.
Encore une précision et je clos ma note avec la grâce d'un pingouin invité au bal des anciens petits rats de l'opéra devenus danseuses étoiles après des années d'entraînement inhumain et de privation sociale et alimentaire: j'ai réellement envie de m'envoler pour Londres en février. Même si mon esprit foncièrement rêveur risque d'avoir trop d'attentes qu'il me sera impossible de réaliser là-bas.
Parfois, j'ai l'impression d'être amoureuse d'un garçon, là-bas. Et puis, je vois certains mecs ici, et je me dis que pour John, le garçon en question pour qui j'ai craqué, là-bas (surnom bateau mais l'inspiration me manque!), ce n'est qu'une très forte amitié et c'est tout. Et puis, je reçois un message de sa part, et j'ai envie de pleurer en pensant à lui. Et puis, je croise ici des potes ou des inconnus qui me font envie et penser à quelqu'un d'autre. Et la boucle se décline à l'infini, un peu à la manière dont j'écoute en boucle certaines chansons...
Dont celle-là, des Kings of Leon. Entendue à London cet été, au Walkabout, et qui n'est plus jamais repartie de ma mémoire, hélas.
Sur ce, il est à présent bien tard et je me dois de vous laisser méditer sur cette note magnifique et gigantesque, tel un oiseau qui étend ses ailes pour s'envoler, sentant l'enfer s'ouvrir sous ses pieds...
02:23 Publié dans →psychanalyse essentielle← | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : super héros, bat woman, je hais les araignées, religieuse au café, existentialisme du blog, célébrité de pacotille, chanson du siècle, rap français, j'aime l'orthographe, relation amoureuse désastreuse, londres, allusion rapide à notre dame de paris
jeudi, 21 août 2008
où l'on se prosterne devant mon retour
Et oui, et oui, ne dites pas le contraire. Je le sais, que je vous ai manqué.
Mais aujourd'hui, je suis de retour.
J'avoue que je vous ai lâchés un peu effrontément, en me contentant d'un silence radio des plus parlants qui pourrait insinuer que finalement, le blog, c'est pas mon truc, que ma vie est tellement intéressante que je me dois de la vivre à cent à l'heure sans me soucier de l'étaler sous le nez de badauds curieux et jaloux, blah blah blah.
Mais non. Il n'en est rien. Je suis là, là, là, et mes amis, je sais que vous en êtes heureux et soulagés.
Après tout, je suis celle que vous attendiez.
Et je ne suis pas rogue mais je ne me confondrai pas en excuses pour autant dans le but idiot et futile de me faire pardonner ma personnalité légèrement hardie dans les moments difficiles. Certes, je suis partie sans explications, mais je suis revenue.
Là, vous réalisez votre bonheur de me relire à nouveau.
En outre, mon absence n'aura pas été vaine.
Ma semaine a été riche en émotions, en shopping et en chocolat.
En chocolat, surtout.
Et en shopping, véritablement.
En émotions, un peu moins. Sauf évidemment lors des achats de mes cinq nouvelles paires de chaussures, de ma visite de Berne, de l'instant où, dans cette dernière ville merveilleuse, j'ai vu puis suivi un splendide militaire blond, ou encore du moment où j'ai réalisé que j'avais pris trois kilos liés uniquement au chocolat que j'ai avalé sans relâche.
Remarquez, dit comme ça, je me demande parfois comment je peux encore être assaillie d'émotions à l'achat de nouvelles chaussures. Après tout, je dois bien en posséder une cinquantaine et tout humain normalement constitué n'en aurait pas autant, se lasserait, songerait à arrêter là les frais. Cependant, vous l'avez bien compris, je ne suis pas comme tout le monde. Pareil aux dieux des temps anciens au nom desquels on sacrifiait des êtres sans défense, il me faut sans cesse de nouvelles chaussures sur mon autel. Je cherche, cherche, cherche la chaussure parfaite, au talon divinement sculpté et à l'attache merveilleusement élégante. Et j'en trouve, croyez-moi. Comme ces richelieux, payés certes un peu chers mais qui me tiendront quelques hivers. Ou alors ces bottes, en soldes, qui me suppliaient de les délivrer de leur solitude. Ou encore ces sandales noires à demi compensées, soldées également, qui n'attendaient que moi pour rayonner.
Mais je cesserai ici toute tentative stérile de me justifier. Je dois reconnaître que je suis excessive, un peu trop spontanée. Si j'avais de l'argent, je n'hésiterais pas un seul instant à claquer plusieurs centaines d'euros dans un sac qui me plairait mais que je n'utiliserais que cinq ou six fois dans l'année. Ou dans une paire d'escarpins de soirée qui me serait aussi utile qu'un trench Burberry au milieu du Sahara. C'est quand l'envie irrésistible d'acheter me prend et me force à dépenser coûte que coûte de l'agent, que je remercie le destin de m'empêcher de posséder une fortune. Je serais le genre de personne qu'on déteste, à dilapider ses sous en achats superflus au lieu de les utiliser sagement pour des oeuvres caritatives.
Chaque génie a un mauvais côté. Le mien, enfin les miens, c'est cette envie ensorcelante d'acheter. Je suis un pur produit de cette société de consommation qu'il est bien vu de critiquer, ces temps-ci.
Moi, la société de consommation, je vous le dis tout de suite, j'adore. Tant qu'il y a des chaussures et des sacs dans le lot. Et de la nourriture américaine, aussi.
Nan, je ne vais pas me la jouer politique. C'était juste pour taquiner les quelques antimondialistes qui pourraient tomber sur cette page par un hasard surprenant. Je suis mutine, comme fille.
Brefou, cette semaine, j'ai acheté, acheté, acheté sans compter, des chaussures, une robe, une chemise, mais aussi des kinder bueno, des plaques de chocolat de la Migros, de la Coop, de Magro (enfin Casino maintenant, depuis que les français ont littéralement envahi ma belle petite région des montagnes), un sac à commissions aussi (avec un adorable petit animal ressemblant plus ou moins à un lapin dessus) et puis un sac verni, des herbes à salade pour ma maman et de l'aromat parce qu'en France on n'en trouve pas. J'ai même acheté un cake financier à mon papa en plus de ses plaques de 99% (99% de cacao, bien sûr, quoi d'autre?), et aussi du faux nutella bicolore pour mon petit frère.
Et puis, j'ai regardé presque l'intégralité de la saison 1 d'Ugly Betty qui m'a bien fait rire.
Oh, et lundi, j'ai rencontré un garçon dans un train, c'était marrant.
Sauf que je n'ai pas encore de nouvelles de lui.
Ce qui n'est pas marrant.
En revanche, j'ai eu des nouvelles de a.
Enfin, nouvelles, tout est relatif.
Un texto répondant à mon propre SMS joyeux et optimiste, se contentant de me balancer qu'il m'appelera la semaine prochaine.
Il aurait pu dire lundi, ou mardi, ou ce week-end. Mais non, la semaine prochaine. Et me connaissant, je vais passer mes journées à attendre son appel qui ne viendra pas, remplacé par un rapide texto statuant qu'il est fatigué et qu'il me rappelera plus tard. J'ai comme l'impression que je me fais totalement, mais alors véritablement duper. Et que malgré ma connaissance de la situation, je ne fais rien pour l'empêcher.
D'ailleurs, j'ai la sensation de passer ma vie à attendre des appels. Comme ce soir, où un ami devait me rappeler, chose qu'il n'est pas en train de faire auquel cas je serais au téléphone et non devant mon ordinateur à me morfondre et raconter stupidement ma semaine palpitante en Suisse. Bigre, suis-je aussi facile à oublier? Ou suis-je aussi égocentrique, à ne pas comprendre pourquoi on ne fait pas attention à moi?
23:07 Publié dans →psychanalyse essentielle← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vacances, a, suisse, train, shopping, émotions, absence

