vendredi, 13 novembre 2009
Partir, rester, partir, rester...
Depuis quelques temps, je me sens étrangement perplexe.
Oui, je sais que cela ne vous surprendra pas le moindre du monde, habitués que vous êtes à me voir atermoyer sans honte dans presque chacune de mes notes rares régulières. Mais ce soir, l'heure est grave. Que dis-je! La situation est aussi désespérée qu'un étudiant en droit à l'approche des partielles.
La vie d'une fille est faite de perplexité, d'interrogations existentielles et d'hésitations agaçantes. Ou du moins, la mienne. Quelle jupe porter alors qu'il fait froid dehors et que les seuls collants non filés sont d'un pur rose framboise? Quelle coiffure arborer alors qu'on n'a pas le temps pour un brossage de cheveux dans les règles de l'art et qu'il est déjà l'heure de courir prendre le bus? Quel maquillage faire alors que le soir-même on ne pourra pas se démaquiller et qu'il vaudrait mieux éviter de ressembler à un joli panda en voie d'extinction?
Pourtant, sous cette apparence bonhomme de futilité spectaculaire, il convient de constater que parfois, la situation se présente de manière plus complexe. Ainsi, une fille se demandera régulièrement si elle a fait le bon choix de donner son numéro de téléphone à un boulet rencontré la veille en ville, ou si les racines naturelles de ses cheveux ne jurent pas trop avec sa teinture à demi blonde, ou encore si elle doit ou non boire un dernier verre de vodka jus de pamplemousse juste avant de partir en boite.
Ou finalement, si c'est une bonne idée qu'elle s'en aille de l'autre côté de l'Atlantique pour six mois, en février.
L'idée de partir est séduisante, attrayante, attirante, alléchante. C'est ce que j'ai toujours voulu, et dès mon plus jeune âge! Particulièrement les Etats-Unis, mon pays natal. Qui n'a jamais rêvé de s'y rendre? Même si je comprends bien heureusement que tout le monde n'est pas fan de ce pays, je persiste à croire qu'il faut y mettre les pieds au moins une fois dans sa vie, juste pour s'imprégner de cette atmosphère si particulière que j'ai adorée chaque fois que j'y suis allée.
J'ai grandi entre deux pays, ou plutôt, j'ai grandi en France mais au coeur d'une famille d'expatriés venant du pays du chocolat (ou des horloges, au choix!). Très sincèrement, je ne me suis jamais dit que la France, c'était chez moi. Au contraire, depuis toujours, j'ai vu ce pays comme une sorte de trève avant de pouvoir parcourir le monde et finir par m'installer quelque part aux USA. La première fois que j'y suis allée, loin là-bas, j'ai eu le sentiment d'appartenir à cette nation. C'est ridicule, je sais, mais c'est une pure sensation de fierté et d'amour pour un pays, et qui m'envahit aussi parfois pour le pays d'origine de ma famille... Alors que je ne peux pas me considérer vraiment comme américaine, malgré le passeport que je possède: je n'en ai ni la culture, ni la langue maternelle.
Parfois, j'envie ces gens qui sont fiers de leur pays, qui n'ont rien connu d'autre et qui ne veulent rien connaître d'autre que ça. J'aimerais, des fois, être d'un chauvinisme exacerbé et m'affubler du titre de "bretonne" comme la plupart de mes amies qui le sont avant même d'être françaises. Suis-je moins bretonne que mes amis? Rien n'est moins sûr. J'habite en Bretagne depuis dix-huit ans, j'ai problablement des expressions bretonnes lorsque je m'exprime, je connais Dan Ar Braz et Didier Squiban, j'aime les crêpes et les galettes, et puis le kir breton, et je dois même avoir quelques autocollants du Gwen ha Du quelque part dans un sombre tiroir.
De toutes les questions que je me pose dans des instants d'égarement ponctuel, la plus insoluble est celle de savoir d'où je viens. Suis-je française? suisse? américaine? Le célèbre proverbe qui dit "lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens" ne peut m'être applicable et il m'est difficile d'exprimer la perplexité qui me ronge quand j'y songe. La solution la plus logique serait de dire que je suis française, mais je ne peux m'y résoudre, à vrai dire... Je suppose que je suis un mélange des trois, dont la nuance varie selon mon humeur et les agissements politiques respectifs de ces pays!
Bref. Tout ça pour dire que les USA, c'est mon rêve d'y retourner.
Et que peut-être, en février, je peux y rester quelques mois.
Et que, comme une idiote imbécile, j'hésite presque.
Je viens à peine de trouver un nouvel équilibre ici, avec une nouvelle colocataire facile à vivre, à arrêter de m'enticher de n'importe quel joli garçon qui passe et à moins détester mes cours qu'avant. J'ai peur que ce ne soit pas le bon moment pour partir.
Que retrouverai-je, à mon retour? Un nouveau départ, au sens propre, puisque quoi qu'il arrive, mon master se fera ailleurs qu'ici. Si je pars en février, je quitterai ma ville pour toujours, mes amis pour toujours, mes parents et mon frère pour toujours, j'arrêterai d'ailleurs le droit français pour toujours! Si je m'en vais, ce sera le début d'une nouvelle vie dans laquelle je devrai me débrouiller parfaitement seule.
Et j'ai peur.
Bien sûr, je sais que j'exagère un tantinet et la situation pourrait être plus désespérée que cela. Je ne perdrais pas mes vrais amis, ceux avec qui je partage presque tout et à qui je manquerais sans doute beaucoup; et réciproquement. Je ne quitterais pas non plus vraiment ma famille, puisque je n'habite chez mes parents depuis deux ans.
En plus, une telle expérience serait incroyablement enrichissante, pour tellement de raisons que je ne peux penser à toutes.
Mais... Si je pars, je ne reviendrai plus.
C'est ce à quoi j'aspire depuis si longtemps! Aujourd'hui qu'une mince opportunité se dessine, j'ai la trouille de la saisir. Partir, pour ne plus revenir? J'ai toujours pensé que si à vingt ans on hésite, c'est que ce n'est même la peine de s'en aller. Aujourd'hui, j'hésite, et pourtant je sais que je m'en irai, en février: aux USA, à Londres ou ailleurs, ma vie n'est pas ici.
00:51 Publié dans →tourments de l'existence terrestre← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : j'aime le chocolat, les usa c'est génial, partir loin d'ici, être expatrié, parler pour ne rien dire!
mardi, 08 septembre 2009
♥

http://www.youtube.com/watch?v=DpM2yT4wamU
Ecoutez ça et laissez-moi pleurer mon été en paix.
Nan, sérieusement. Un bail que je n'ai rien écrit ici. L'envie m'assaille ce soir de m'y remettre, sans aucune idée de note en tête. Pourtant, des choses se sont passées depuis fin juillet, et pas des moindres.
Je pourrais m'asseoir joyeusement devant mon ordinateur et vous conter mon été, Londres, la Corée, mon retour au bercail.
Mais ce dont j'ai envie, maintenant, au milieu de cette tiède nuit septembre, c'est pleurer toutes les larmes de mon corps en réalisant que c'est la rentrée, que l'état de grâce dont j'étais revêtue ces deux derniers mois s'est volatilisé, que rien ne sera jamais plus comme avant, et que je ne suis qu'une pauvre idiote qui ne peut se contenter de ce qu'elle a.
Je pourrais parler de ma dizaine de jours en Corée... Tenter de faire partager cette expérience humainement et culturellement fantastique, dépaysante à un point que rares sont ceux qui peuvent se l'imaginer correctement! La Corée du Sud est un pays fascinant, les coréens le sont tout autant, et un tel voyage restera gravé dans ma mémoire encore longtemps, comme mon court périple chinois d'il y a deux ans. Trop de souvenirs qu'il m'est impossible d'oublier! J'ai adoré la musique coréenne, souffert de la cuisine coréenne, aimé ne rien comprendre dans la rue à cause de leur langue si particulière, éloignée du chinois mais aussi totalement incompréhensible pour nos oreilles occidentales... Le shopping à Séoul est un véritable paradis pour toute serial shoppeuse qui se respecte, sauf si comme moi vous faites du 40 en pointure de chaussures... Le vernis à ongle n'a jamais été aussi bon marché et funky que là-bas, les serres-têtes aussi nombreux et variés, les enseignes de magasin aussi colorée! La Corée est un pays attachant, et j'aimerais vraiment, vraiment, pouvoir y retourner pour mieux découvrir Séoul. La campagne coréenne doit également être intéressante mais sans connaître la langue, il me semble que ce serait trop difficile de s'y balader en touriste...
Et puis, avant la Corée, il y a eu Londres.
Là, je me précipite chercher un mouchoir pour tamponner mes yeux déjà humides.
Six semaines dans cette ville palpitante, vivante, fascinante, insupportable et génialissime.
Impossible de les résumer, encore moins de les raconter. J'avais commencé à rédiger un journal sur place afin de le relire dans quelques temps et pleurer doucement mes jours heureux en territoire anglais... Et puis mon ex, T, a lu un de mes écrits et j'ai définitivement et malgré moi renoncé à cette idée. Il était venu me voir là-bas et a été incapable de laisser tomber ses habitudes franco-françaises pour profiter de la ville, et a passé le plus clair de son temps à se plaindre.
Oui, la nourriture est infecte.
Oui, le métro est bondé aux heures de pointe.
Oui, même à une heure du matin, on ne peut pas être tranquille à Liverpool Street.
Oui, mon quartier craignait.
Oui, l'accent anglais est compliqué à comprendre.
Oui, je travaillais loin de ma résidence.
Oui, les transports en commun londoniens sont très peu fiables.
Oui, mon stage était très prenant et oui, j'y ai même travaillé un samedi.
Oui, les rues et les stations de métro ou de train sont vraiment sales.
Oui, les gens te bousculent dans la rue sans prendre garde à toi, sans s'excuser et sans même se retourner.
Oui, Oxford Street est LA rue que tout le monde redoute.
Oui, le shopping coûte très cher.
Mais, c'est Londres. Londres. Londres. London, baby. Au bout de quelques jours là-bas (enfin, le lendemain de mon arrivée mais j'essaie de ne pas paraître trop optimiste...), j'ai commencé à ressentir un peu ce que j'éprouvais quand j'étais aux USA. Un petit pincement au coeur de bonheur, alors même que ma vie était loin d'être parfaite, que cet endroit a des tonnes de défaut dont la liste que je viens de donner n'est pas exhaustive. Je commence à croire que chaque fois que j'habite ailleurs qu'ici, je me sens mieux, je me sens différente et plus entière. Etrange sensation, bien difficile à expliquer...
Toujours est-il que mon ex, T, qui ne mérite plus le surnom dont je l'avais affublé en juin, a fait preuve d'autant d'ouverture d'esprit qu'un macho devant un épisode de Sex & the City, ou qu'un pingouin devant un ballon de baudruche (oui, aucun rapport.). Et qu'il était hors de question que je reste avec un tel beauf chauvin individu beaucoup trop attaché à ses racines.
Sans même évoquer le fait que mon coeur a fondu pour d'autres garçons, pas anglais du tout mais londoniens à leur manière... L'un d'eux particulièrement m'a marquée et au-delà du gros faible que j'ai pour lui, probablement irreciproque hélas, je compte bien conserver son amitié encore longtemps. Il est vraiment exceptionnel et si je peux l'aider, de quelque manière que ce soit, je le ferai. Me dire qu'il pourrait m'oublier me donner envie de fondre en larmes, encore une fois, et de prendre le premier avion pour Londres afin de me précipiter dans ses bras et lui faire jurer une amitié éternelle.
Jamais je n'ai autant changé en aussi peu de temps. Je suis totalement différente de la fille qui est partie, le 5 juillet, avec ses 15 kilos de bagages autorisés par Ryanair et qui se sentait malheureuse de quitter son petit ami...J'en suis revenue confiante dans l'idée que retourner à Londres ferait mon plus grand bonheur. J'aime penser que je parle anglais couramment et que je connais des coins intéressants de la capitale, et puis que j'ai accompli mon stage avec le plus de sérieux et de bonne volonté que j'ai pu...
Pourtant, Londres n'aura duré que six semaines.
Six semaines, autant qu'une goutte d'eau dans le Léman.
Comment six semaines peuvent-elle bouleverser une vie à ce point?
01:30 Publié dans →tourments de l'existence terrestre← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vacances, londres, ex, triste
vendredi, 26 juin 2009
où il n'y a pas que l'amour qui fait souffrir, en fait.
Hier, j'ai vécu l'une des pires de journées depuis bien longtemps.
Et aujourd'hui, j'hésite entre laisser le désespoir s'abattre sur moi comme mon ex-coloc sur ses DVD Dr Quinn fraîchement reçus malgré un examen imminent, et m'esclaffer de joie comme mon ex-coloc devant le mariage de Dr Quinn et Sully visionné pour la cinquante-troisième fois malgré un examen imminent.
Car oui, cette colocation de malheur est enfin terminée. Vingt-et-un mois que cela durait, et environ quinze mois que je ne rêvais que d'une chose: la voir déguerpir, ou bien m'en aller moi-même. Je l'aurais d'ailleurs fait l'hiver dernier si mon paternel plein de tact et de compréhension à mon égard ne me l'avait pas formellement interdit.
Vingt-et-un mois où j'ai supporté son bordel constant, ses réveils en pyjama à treize heures - juste avant que je ne reparte en cours, en général - sa mauvaise humeur, son égocentrisme, son narcissisme, son utilisation inopportune de mes propres achats (nourriture comme shampooings...), sa fainéantise maladive, sa consommation excessive d'eau ou électricté, son refus de plier les cartons dans le sac plastique recyclable, ses cigarettes dans tout l'appartement, et surtout toutes ses infernales théories insoutenables et terriblement ennuyantes.
La manière qu'elle a de penser qu'elle sait tout sur tout, que les autres ne sont rien.
La manière qu'elle a de lancer des théories sur des sujets qu'elle ne connait aucunement. La manière qu'elle a de se ridiculiser en le faisant. La manière qu'elle a de vouloir prendre une place que personne ne veut lui donner. La manière qu'elle a de détester les autres sans raison, ou pire, sans même expliquer pourquoi.
La manière qu'elle a d'être rancunière, excessivement rancunière.
La manière qu'elle a de se plaindre SANS ARRET. Parce que c'est bien connu, la vie est très malheureuse pour cette pauvre petite fille pourrie-gâtée par sa famille.
La manière qu'elle a eu de n'avoir de cesse de se comparer à moi, de me rabaisser, elle était toujours la "plus": plus pauvre quand mes parents ont eu des soucis financiers (et moi par la même occasion!), plus triste quand j'ai eu du chagrin, plus stressée pendant les examens, plus de drames familiaux lorsque j'osais évoquer mes cousins, plus de vécu en somme. Quelle victime!
Ai-je mérité qu'elle me traite de salope? Pas deux ans plus tard, non. Surtout quand le principal intéressé raconte une version totalement erronée des faits... Depuis quand me suis-je jetée sur les garçons sur qui elle avait des vues? M'a-t-on déjà vu draguer quelqu'un, à part pour rire? Je suis trop timide pour ça et si le garçon s'imagine des choses, c'est contre mon gré. Cela m'a d'ailleurs bien souvent joué des tours... Mais bref. A cette soirée, que je regretterai toute ma vie pour différentes raisons, j'ai fréquemment tenté de le repousser et sans succès. Je connais la vraie version des faits, je sais ce que j'ai fait et je l'assume, mais je n'assume pas le faits qu'on la raconte de manière complètement incorrecte, juste pour passer pour la victime dans toute l'histoire.
Mais c'est toujours plus facile de prendre l'autre pour une salope, au lieu de se remettre un peu en question. Ne s'est-elle pas demandé un instant pourquoi ils avaient préféré finir avec moi plutôt qu'avec elle? Son comportement, son caractère n'ont-ils pas joué un rôle important dans toutes ces histoires?
Alors oui, à deux reprises, j'ai fréquenté d'un peu trop près des garçons que je n'aurais pas du. Mais je n'ai jamais rien fait dans ce sens. M'en tenir rigueur est normal, mais me traiter de salope est totalement hors de propos.
Pas avec tous les efforts que j'ai faits pour habiter avec elle au quotidien.
Pour supporter son caractère insupportable, pour écouter ses théories insupportables, pour me retenir de l'interrompre d'un simple "j'en ai strictement rien à faire".
Elle pense avec souffert avec moi? Pauvre victime. C'est vrai que je suis la méchante, la brute dans toute cette histoire, je suis la salope à qui il faut jeter des pierres, celle qu'il faut condamner sans réfléchir. Elle veut me faire mal, il y arrive très bien. Je suis sensible, elle est d'un égoïsme sans bornes. Si seulement elle savait ce que certaines personnes pensent d'elle, ce serait à son tour de verser quelques larmes de désespoir.
Cette colocation invivable est achevée, et pourtant je n'arrive pas à passer à autre chose, encore. Je n'ai qu'une envie, ne plus jamais entendre parler de cette sacrée conne. La prochaine fois, ce sera le voyage en Corée... Où comme toujours, elle saoulera tout le monde. Sans s'en rendre compte. En se victimisant à la moindre remarque.
Mais en même temps, j'ai besoin d'exorciser toute ma rancoeur à son égard. J'ai beaucoup de mal à ne pas tout prendre pour moi, même après la discussion entre ma mère et la sienne. Parce qu'en fait, à l'état des lieux, j'ai été littéralement agressée par sa mère... Qui finalement se rétracte? Qu'est-ce que c'est ça, pour un comportement? On m'engueule comme du poisson pourri (quelle expression délicate!) pour enfin, devant ma mère, affirmer avoir juste été énervée mais reconnaissant qu'il est hors de question que l'on paie pour la femme de ménage et la shampooineuse? Alors j'ai été quoi, là, un punching-ball sur lequel passer ses nerfs? Ce n'est pas ainsi que j'ai l'habitude de traiter les gens, et que l'on se conduise ainsi avec moi me déprime au plus haut point. Le manque de respect est quelque chose que j'ai beaucoup de mal à supporter.
Alors voilà. Mon ex-coloc est une fille détestable, qui s'est conduit avec méchanceté envers moi. Plus jamais, plus jamais je n'accepterai sans broncher ce qu'elle m'a fait subir pendant tous ces mois, vu la manière dont cela se termine.
Plus jamais je ne ferai d'efforts pour supporter quelqu'un d'insupportablement égocentrique.
Soyons réaliste, un peu.
Enfin. Tout ça pour dire qu'une page se tourne dans ma vie, et pas la plus joyeuse, heureusement. Même si je n'ai plus de meubles, je peux enfin me sentir chez moi. Quel soulagement de ne plus avoir à la supporter! Cette sensation est indescriptiblement agréable, même si cette part de ma vie restera un échec à mes yeux.
Brefou, trève de repliements sur soi-même. La vie est belle, je m'envole pour Londres dans dix jours. Six semaines là-bas, Roméo qui m'y rejoint quelques jours, que demander de plus? Parce que oui, C a été quitté et Roméo a été gardé. Je suis forte en bonnes décisions, tout de même... Pourquoi avoir un jour envisagé une colocation avec cette idiote?
13:57 Publié dans →tourments de l'existence terrestre← | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : colocation, insupportable, fin, égoïsme
jeudi, 16 avril 2009
où la naïveté s'avère fort amusante
Avant hier, je me demandais ce qui pouvait être plus glauque que rencontrer par hasard un ancien plan d'un soir qu'on a un peu envoyé balladé quelques mois plus tôt.
Hier, j'ai trouvé : rencontrer par hasard un ancien plan d'un soir qu'on a gentiment refusé de revoir et qui croit qu'on a fait exprès de le revoir parce qu'on veut renouer les liens précipitamment interrompus des mois plus tôt.
J'avoue que quand j'ai réalisé qu'il pensait que j'étais venue dans le magasin où il travaille pour lui, j'ai rit. Quelle naïveté, quelle candeur, que dis-je, quelle touchante niaiserie! D'ailleurs en le voyant, j'ai aussi réalisé que j'avais beaucoup évolué, tous ces derniers mois - depuis l'été dernier, en fait. Qu'aujourd'hui, je me serais sans doute laissée charmer par lui l'espace de quelques instants, mais que je ne me serais pas sentie aussi mal le lendemain par ses quelques mots, "si l'on ne disait rien à ta colocataire?", si anodins mais si cruels en même temps. Ne rien dire à ma colocataire, quelle importance puisque nous nous détestions toutes les deux à cette période? Mais en même temps, ne rien dire à ma colocataire, c'est à dire garder le secret sur cette brève relation, l'enterrer et l'oublier. Oh, ma revanche sur sa fâcheuse phrase, je l'ai eue une semaine plus tard, lorsqu'il m'a proposé de nous revoir. Encore une fois, douce et risible naïveté! Croyait-il réellement que je resterais disponible pour lui alors qu'il avait meurtri mon ego une première fois? Je n'étais pas ce genre de fille, à l'époque déjà, et l'on ne pouvait me jeter pour me reprendre ensuite.
Sauf Erwan. Une histoire assez affligeante, en bref.
Mais oublions ce gougnafier et concentrons-nous sur l'essentiel : moi. Oui, oui, je me la joue égocentrique, narcissique, vaniteuse, pleine d'orgueil et autres égoïsmes. Moi, je ne peux m'empêcher de sentir quelques frissons de gêne en constatant la naïveté quasi adolescente de mon ancien plan d'un soir [qui, entre paranthèses, est si insignifiant qu'il ne mérite même pas un joli surnom soigneusement engendré par mon esprit dérangé]. Bigre, comment empêcher tout parallèle de se faire entre son ingénuité, et ma propre innocence vis à vis de ma seconde relation avec P?! A peine nous étions-nous revus qu'un espoir insensé m'avait envahie toute entière : j'aurais réellement apprécié rester avec lui un peu plus que deux semaines. Pour un total de quatre semaines presque tout pile, un petit mois en somme. Un mois de février. Je suis sortie avec P l'équivalent d'un mois de février. Et ça craint.
Bien sûr, je peux m'enorgueillir d'être sortie avec ce type pendant un mois (de février). Un mois, à l'échelle d'une lentille de contact, c'est une vie entière, j'en suis consciente. Un mois, pour un candidat malheureux de la Star Académie, ça reste une expérience extraordinaire, certes. Un mois, pour un fan hors-la-loi qui attend désespérément le dernier épisode en téléchargement illégal de Dr House/Grey's/insérer ici toute autre série télévisée, c'est une éternité, j'en conviens. Mais pour une jeune donzelle qui rêve de vivre l'Amour et de rencontrer enfin son prince charmant, un mois, c'est rien. Rien. Rien.
Alors oui, sur le moment, quand il m'a annoncé qu'il me larguait ni plus ni moins par téléphone, je me suis sentie très attristée et j'en aurais presque préféré un texto de rupture, histoire que je ne lui apprenne pas en direct que ça me donnait envie de pleurer. On est comme ça, quand on n'est ni cavalière ni inconvenante, on a envie de pleurer parfois.
Et puis, ensuite, j'ai rit.
J'ai rit de me prendre la tête pour un mec qui, soyons franc, n'en vaut pas la peine. Il est gentil? Il y en a d'autres. Il est marrant? Il y en a d'autres. Il est mignon? Mouais, il y en a BEAUCOUP d'autres largement mieux. Il est intelligent? Idem. Que lui trouvais-je? Pourquoi avoir eu envie de le fréquenter, si on peut tellement trouver mieux? Et bien, je sais que je passerais bien pour une fille un tantinet grivoise, presque licencieuse dans mes propos, mais je pense que j'appréciais juste nos moments d'intimité extrême. Il me faisait oublier Erwan et la fin désespérante de ma non-relation avec ce dernier me semblait moins désespérante, quasiment anodine, tout compte fait.
Où ai-je fait preuve de naïveté, me demandez-vous, et surtout en quoi est-elle amusante? Ou bien tente-je de vous duper en douceur en plaquant un titre en désaccord total avec le contenu de la note? Que nenni, et je vous répondrai du fond de ce qui me reste de du coeur : j'ai été bien naïve de croire que je pouvais commander mes sentiments, bien naïve de penser que j'avais profondément envie de sortir avec P (la première comme la deuxième fois où la question s'est posée), bien naïve de me dire que je pouvais en tomber amoureuse un moment ou un autre.
Parce que si je me remets d'une rupture "d'un mois" (tout temps additionné, et mois de février, certes) en une nuit (passée seule sans alcool ni amant furtif), c'est que quelque chose clochait. Et que je me contentais de me mentir à moi-même. Oh, j'ai pleuré, j'ai vraiment eu besoin d'un câlin d'amie très intime, mais trois heures après le coup de téléphone de P, j'étais passée à autre chose.
Ce qui m'a sauté aux yeux, le lendemain matin de cette rupture, c'est à quel point je m'en fichais, finalement, de P, de notre relation naissante, de tout cela.
Là, je suis supposée vous sortir que j'ai vingt ans et que j'ai juste envie de m'éclater et vivre ma jeunesse comme une folle. Mais en fait non.
Bref, je m'en fichais de ce P, de cette relation, du reste par la même occasion. Parce qu'il y a des choses beaucoup plus importantes que ça, et je ne citerai pas mon coeur brisé par Erwan car il est temps que je passe à autre chose que diable! Mais parce que je ne sais pas moi-même ce que je veux. Un copain? Plusieurs? Une relation longue? Des relations courtes? Un PCF? Plusieurs? En fait, tout est question d'ego et cette nuit, à minuit passée, tout ce qui m'importe c'est me sentir appréciée pour ce que je suis. Je ris de voir tout ce qui peut être englobé dans cette petite expression, d'apparence si innocente.
J'ai l'impression de ne même pas demander d'amour, en fait. Mais puis-je pour autant renier mon romantisme profondément ancré en moi et la petite pointe d'envie qui me guette à la fin de chaque comédie romantique regardée avidement? Ai-je le droit, au nom de l'ego et de ma soif de reconnaissance, de prétendre à tout autre chose que ce à quoi je devrais tendre? Depuis que j'ai commencé à faire un peu n'importe quoi avec les garçons, je me suis dit que j'attendais juste de rencontrer le bon garçon avec qui vivre une belle et longue histoire amoureuse, où il rencontrerait mes parents au bout de quelques mois et où je rencontrerais les siens, qui me ferait la cuisine et aimerait mes pâtes trop cuites aux poireaux, qui m'embrasserait sous la pluie mais me trouverait jolie avec le maquillage dégoulinant, et surtout qui serait fou de moi et dont je serais folle. Pourtant, aujourd'hui, ça ne m'attire même plus. Je veux juste un garçon, doté d'atouts physiques et intellectuels, dont la compagnie me plaise, avec qui je pourrais devenir intime mais sans m'impliquer émotionellement. Histoire de le larguer sans états d'âme. Mais sans qu'il ne me largue avant, quand même. Je ne suis pas masochiste.
Mais je suis extrêmement fatiguée et je sais que cette note décousue n'aurait pas lieu d'être sur tout autre blog de fille.
Enfin, surtout cette conclusion un peu rustre comme quoi l'amour ne m'attire plus.
Ne me sentez pas désabusée ni blasée de la vie. Je suis juste d'une étrange humeur émotionnelle, ces temps-ci. Une coquille vide, en fait.
00:27 Publié dans →tourments de l'existence terrestre← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : relation, célibataire, garçon, pcf
jeudi, 27 novembre 2008
sur un air de bachata
Aujourd'hui, je reviens écrire sur mon pauvre blog délaissé.
Déjà plus de deux semaines que je n'ai rien écrit. Je vous entends, me demander des explications précises, la voix tremblotante d'émotion à l'idée de me relire. En ai-je? Non. Oui. Oui et non, non et oui.
Mais revenons un peu en arrière. Ici, je vous avais narré avec fraîcheur et enthousiasme mon premier rendez-vous avec un certain garçon surnommé Reun, que je vous proposerai d'oublier aussi vite qu'un candidat de la Star Academy: lui et moi, c'est fini. Et ce constat me reste parfois un peu douloureux.
En revanche, là, je parlais d'un autre garçon, Erwan, dont j'ai raconté la rencontre dans ce merveilleux épisode. Oui, oui, je me rends tout à fait compte que c'est difficile de s'y retrouver parmi tous ces mecs, parfois j'ai l'impression de raconter des intrigues dignes de Plus belle la vie. Mais dites-vous bien que c'est encore plus compliqué pour moi: j'ai beau être maîtresse dans l'art d'affubler les garçons de divins surnoms, tous les retenir tiendrait du génie. Que je frôle, tout de même, mais je tente de me rester à une hauteur terrestre afin de ne rendre personne jaloux de mon intellect supérieur.
Pour en revenir à Erwan, donc, j'ai trompé Reun avec lui quelques jours après le début des vacances de la Toussaint, un fait dont je suis tout sauf fière. D'ailleurs, ironie du sort, le soir où Reun a rompu avec moi, j'ai reçu un texto d'Erwan me proposant de nous revoir bientôt. Mon caractère faible et prévisible pas cavalier pour un sou a aussitôt accepté - même s'il faudra attendre un certain temps avant que les retrouvailles ne surviennent.
Et finalement, je l'ai revu dimanche soir.
Un appel auquel j'aurais mieux fait de ne pas répondre.
Le garçon m'a littéralement brisé le coeur.
Oh, je n'en suis pas amoureuse, je n'en étais pas amoureuse. J'étais juste totalement incapable de lui résister, peut-être le suis-je même encore! Lorsqu'il me parlait, j'étais subjuguée par son pouvoir suprême de manipulation et un 'non je ne veux pas te voir' n'était en aucun cas envisageable.
Mais ce soir-là, j'ai appris beaucoup de choses sur moi.
Que je pouvais pleurer pour un con, déjà.
Que j'étais une idiote finie, ensuite.
Et pléthore de détails que j'ignorais et qu'Erwan s'est donné un plaisir de me faire remarquer. Entre autres, que je n'ai pas besoin de sentiments pour le sexe (d'ailleurs, n'aurait-il pas pu me le dire plutôt, que "lui en avait besoin"? par exemple, avant qu'il ne profite de moi?). Oh, et la meilleure: j'aime quand il me baise mais pas quand il me parle.
Je m'excuse pour le vocabulaire frustre présenté sur ce blog, mais il s'agit d'une citation indirecte et je me devais de rester fidèle à la déclaration du garçon.
Autant dire que nous nous sommes quittés en mauvais termes - ce qu'il n'a pas eu l'air de trop remarquer puisqu'il m'a parlé sur MSN plus tard dans la soirée comme si de rien n'était... Est-ce possible qu'un personne sur Terre ait aussi peu de discernement? Pense-t-il sincèrement ne pas m'avoir blessée en me balançant des remarques aussi discourtoises?
Toutefois, j'ai une faculté assez impressionnante à oublier rapidement ce qui me perturbe quand ça n'a pas réellement d'importance. Je ne vais plus revoir Erwan, c'est une excellente chose, et même si je ne suis pas rogue, je dois convenir qu'il ne me mériterait pas. Je suis gentille et un peu niaise et c'est de cette gentillesse dont il a méchamment abusé.
Aujourd'hui, j'ai donc autre chose que ce crétin en tête. Déjà, la tenue que je vais porter au gala de l'INSA samedi soir... Ensuite, comment me raprocher de ce garçon divinement attirant de mon cours de salsa, repéré tout juste hier soir... Enfin, que faire avec cet autre garçon qui, à l'issu du cours de salsa, m'a proposé d'aller à une soirée aux Champs Libres - que j'ai été obligée de refuser mais, pas rogue du tout, je lui ai suggéré de se retrouver au gala. Soirée où il sera fort peu probable que je le retrouve. En fait.
Mais à laquelle je suis impatiente d'aller!
11:23 Publié dans →tourments de l'existence terrestre← | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soirée, salsa, rupture, emo, erwan
lundi, 10 novembre 2008
soyons emo, un petit peu
C'est incroyable l'influence que ce mec a sur moi.
Vraiment.
Je ne comprends pas comment je peux ne pas lui résister ainsi.
J'en suis même pas amoureuse, en plus. Là, au moins, l'explication serait claire et limpide.
Mais je ne peux pas dire non à ce type, c'est au-delà de mes forces.
Et ça causera ma perte, c'est évident.
-oui en fait j'ai trop la flemme de trouver un nouveau titre pour une nouvelle note, alors je supprime la pourrie d'hier... lol!!!-
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vendredi, 08 août 2008
suis-je au bord du précipice?
Aujourd'hui, le désespoir me guette.
Je suis seule, presque misérable, avec pour seule compagnie les nouvelles filles d'à côté et un bol de rice crispies au cacao.
B ne m'a pas répondu. A non plus, alors que je lui ai envoyé un texto il y a bien trois heures. Edit de 10 minutes plus tard: B m'a en fait répondu, semble ravi que je lui ai dégagé un moment samedi après-midi et me propose même de manger chez lui demain. Je ne suis pas cavalière, non, mais je m'apprête à refuser.
Mon existence morne et sans éclat a besoin de retrouver un peu de vitalité, de tonus. De joie, j'ai presque envie de dire.
La perspective de ma soirée est en revanche plus réjouissante que mes quelques prochaines heures. Quelques amis triés sur le volet ont été invités et une bouteille de faux Soho a été achetée, en attendant d'autres délicieux nectars. Peut-être même que le destin nous amènera jusqu'à ma boîte de nuit favorite du moment, celle où il y a peu je refusais de mettre les pieds mais que j'encense aujourd'hui comme un nouveau paradis. Il faut dire que mes dernières soirées là-bas se sont avérées riches en émotions et en garçons et, comme toute jeune fille un peu sensible, c'est toujours bon pour le moral de s'amuser comme une petite folle sans réfléchir aux conséquences de ses actes inconscients.
Mais avant le beau temps, la pluie. Je m'ennuie, surtout depuis que j'ai préféré le journal de treize heures à cette fabuleuse chaîne qu'est AB1. On me parle de cet accident avec l'orage et les petites filles dans la tente, on me parle des J.O. de Pékin, on me parle même de la bourse. Parfois j'ai envie de parler actualités et politique comme une adulte responsable, mais est-ce vraiment le rôle d'une jeune blonde sur un blog comme le mien? Un jour, j'aurai le courage de braver les préjugés et je me lancerai dans une audacieuse philippique contre le gouvernement ou les gens qui nous percutent dans la rue sans s'excuser.
Je sais que je suis un peu hardie, de me plaindre ainsi sans raisons recevables, certes. Mais je ne suis pas rogue, et je vous autorise, mes braves, à vous plaindre comme moi, ou même à vous plaindre sur le fait que je sois en train de me plaindre, ou encore vous plaindre de la possibilité de se plaindre parce que je me plains, etc. Brefou (expression copyrightée, s'il vous plaît, je peux me montrer impétueuse en cas d'utilisation abusive de ce mot), tout ça pour dire que je suis consciente de mon effronterie et que, mieux, j'en tire une certaine fierté. Je suis là où les gens ne m'attendent pas.
Parce que personne ne m'attend jamais.
Nan, je badine, bien sûr que des gens m'attendent. Parfois, quand je cours dans la rue pour attraper un bus, le chauffeur m'attend. Parfois, quand j'entre dans un amphi après un garçon galant en polo-mocassins, celui-ci m'attend pour me tenir la porte. Parfois, quand j'ai rendez-vous et que je mets du temps à me préparer, mes amis m'attendent. J'aurais peut-être du dire souvent, voire très souvent, il est vrai que dans ma définition de femme du monde, celle-ci aspire à se faire désirer. Une femme du monde n'est jamais en retard, non, elle se fait désirer juste ce qu'il faut pour exciter l'impatience de ses camarades.
Quand ma mauvaise foi s'esbigne ponctuellement, je reconnais que je suis en retard et j'avoue que j'ai avancé toutes mes heures de cinq minutes dans l'espoir insensé que je sois à l'heure un peu plus souvent. Peine perdue, je suis femme du monde dans l'âme. Chassez le naturel, il revient au galop. Mais j'en suis pas cavalière pour autant, dites-le vous bien.
Mais pourquoi, interrogez-vous avec curiosité et agacement, pourquoi désespérer lorsque son existence est aussi excitante que la perspective de faire un tour du monde bercée par les vagues en bronzant sur le pont d'un yacht appartenant à un milliardaire beau, musclé, bronzé et jeune?
Parce que vous savez que lorsqu'on mène une existence vraiment excitante, il n'en faut pas moins quelques passages à vide pour réaliser que son existence est réellement excitante.
Ce midi, que dis-je, ce début d'après-midi, est un de ces passages à vide.
Un de ceux où vous regardez vos quarante paires de chaussures dans le blanc des yeux, et vous leur annoncez haut et fort qu'il vous manque sans doute une paire de jolis souliers pour sortir, ou pour marcher vite sur les pavés du centre-ville de votre merveilleuse commune, ou pour bronzer dans l'herbe en vacances. Traduction: quelques dizaines d'euros vont bientôt se calter de votre porte-monnaie. Vraie traduction: vous parlez à vos chaussures, dois-je ajouter quelque chose à ce constat?
Ou un de ceux où vous sentez les larmes vous monter aux yeux comme de la moutarde, parce que vous n'arrivez plus à mettre la main sur le disque-dur externe de votre colocataire qui contient, ô bonheur et joie, les 6 saisons de S&TC tout comme les 3 et demi de Dr House. La colocataire, elle, est en villégiature à l'autre bout de la France (ou deux heures de voiture de chez vous, la question ne se pose pas) et il est hors de question de dépenser un texto gratuit pour se taper la honte en demandant où bigre peut-il bien être.
Ou encore un de ceux où une soudaine envie d'acheter un nouveau shampooing ou après-shampooing vous assaille.
Ou peut-être pas. Le shampooing, c'est peut-être juste mon truc à moi.
Brefou. Un passage à vide où l'essence même de votre quotidien se retrouve questionnée, doutée, voire contestée.
Un moment d'égarement, où vous vous retrouvez finalement à regarder les vacances de l'amour en espérant, vous aussi, avoir des amis aussi fantastiques que Laly ou Nicolas.
Mais là, j'exagère.
S'il vous plaît, quand même.
Mes propres amis sont déjà fantastiques.
Enfin. Un de ces instants troublés qui finalement disparaissent sans problème devant une perspective sympa telle que prendre une douche ou aller faire du shopping.
Même s'il ne s'agit que d'acheter du jus d'orange, dépenser de l'argent reste dépenser de l'argent et me comble de joie.
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