samedi, 30 août 2008
où l'on se rend compte de mon désoeuvrement total
Hier, j'ai eu un rencart amoureux avec un mec super beau.
Nan, évidemment, aucune situation aussi excitante ne se présente dans ma vie de pauvre vacancière sans le sou.
En fait, j'avais simplement un rendez-vous à la banque.
Intéressant, vous me direz.
Mais je vais vous le dire franchement, ce qui était intéressant, c'était le physique extrêmement avantageux de mon banquier.
Un beau brun, bronzé et divivement vêtu d'un costard on-ne-peut-plus-sexy, avec un sourire adorable et un métier fort convenable. Qui aurait cru tomber sur un pareil mannequin dans une petite agence de petite ville de campagne? Sûrement pas moi. Limite j'aurais cru avoir affaire à un jeune stagiaire exploité qui rangerait le bureau de son supérieur hiérarchique.
Bon, c'est vrai que j'ai toujours un peu craqué pour les hommes bien habillés, ceux qui portent un complet bien taillé (dans mes rêves les plus fous, à délicates rayures grises). Donc bien sûr, j'étais déjà à moitié ralliée à sa noble cause.
Alors quand en plus il m'a démontré, vite fait mais démontré tout de même, son humour, que pouvais-je faire? Une résistance inutile? Me voiler la face et tout bonnement refuser l'attirance que j'épouvrais à son égard?
Si ma vie était un film, je lui aurais plu aussi et il m'aurait invité au restaurant avec une moue charmante. Mais ma vie n'est pas un film, et je suis repartie en lui serrant la main à mon départ de l'agence.
A part ça, j'ai regardé Secret Story ce soir, et c'est nul.
Si l'on excepte le physique extrêmement avantageux de Cyril, seule raison valable de mon visionnage parfois étrangement régulier.
Ah, vous exclamez-vous, ceci explique donc le titre de cette note merveilleuse.
Et bien oui.
Voilà.
Ma vie est un désoeuvrement total, un ennui quasi mortel, une succession de jours et de nuits qui hélas se ressemblent bigrement.
Surtout que j'aurais du voir a.
Oui, a. Toujours le même, qui m'exaspère à ignorer mes textos la plupart du temps puis réapparaît avec un petit texto du genre "je t'ap la sem proch, je t'embrasse" qui forcément nous réconcilie (enfin, me réconcilie avec lui, puisque je ne lui ai jamais reproché directement son indifférence). Les circonstances de ces derniers jours, sont des textos où il me dit qu'il a hâte de me revoir (et un autre détail que je n'oserai partager avec vous, par pruderie excessive sans doute), puis un silence radio depuis mercredi après-midi.
A, que je ne comprendrai sans doute jamais. Et avec qui je n'ai aucune relation (autre que sexuelle, à vrai dire). Et qui se fiche royalement de moi. Et qui m'énerve la plupart du temps. Et pour qui je craque dès que je le vois.
Enfin, ce dernier point n'est pas si sûr, vu que l'on ne s'est pas vu souvent. Mais toujours est-il qu'il m'attire terriblement et que je suis réellement trop faible devant un mec qui me plaît. Même s'il me plaît pas trop, d'ailleurs.
Mais je compte sur ma petite soirée de demain soir, les vingt ans d'une amie, pour me changer les idées en buvant et oublier un peu le vide sidéral de ma vie romantique en buvant. Et puis, peut-être même que dimanche matin j'appelerai a afin de lui proposer de se voir lui reprocher de se ficher de moi comme de son premier cartable.
Parlant de cartable, je change de fac à la rentrée.
Une rentrée qui en outre aura lieu le 22 septembre, soit plus tard que les autres étudiants de ma villle: un détail qui me transporte de joie, associé à la perspective d'avoir enfin des vacances à la Toussaint.
Cette année, la rentrée me sera difficile.
Parce que je serai en chevauchement dans une nouvelle fac. Dans laquelle je ne connais personne et dans une classe de 55 maximum.
Et oui, c'est ça de décider de plaquer la fac de droit de sa ville pour gagner l'institut catholique du coin.
Oh, ce n'est pas par conviction religieuse, ni même par envie de changement. Juste par calcul froid et logique, afin de pouvoir valider ma licence 2 sans top de problèmes. Evidemment, changer de cadre m'excite tout autant que ça m'inquiète... La peur de ne pas me faire d'amis se mêle à l'allégresse de me sentir à nouveau motivée pour mes études.
Parce qu'on a souvent tendance à l'oublier, et vous les premiers, j'en suis certaine, mais il n'y a pas que les garçons, les chaussures et le chocolat dans la vie. Il y a les études.
Enfin, surtout quand on est étudiant, vous êtes d'accord avec moi.
Mais brefou, il est temps pour moi de reprendre mes études en main, et de cesser la vie de débauche que je mène depuis quelques temps.
00:29 Publié dans →agglomérat philosophique← | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : flirt, a, relation, beau mec, costume, agacement

