mercredi, 03 juin 2009

inconstance et contrariétés

Ce soir, j'ai besoin d'écrire sur ce blog tristement abandonné depuis un certain temps.

Un mois exactement que j'ai écrit pour la dernière fois. Que suis-je devenue, en tout ce temps? Qu'en est-il de mon idylle alors renaissante avec C? Ai-je enfin trouvé la voie de la sagesse et ai quitté les chemins de l'immoralité jadis régulièrement empruntés?

Que de vastes interrogations, auxquelles je me dois de répondre avec une feinte impassibilité tout en me maudissant intérieurement. Si je m'écoutais, je vous proposerais un plan en deux parties de deux sous-parties chacune, parce que je suis finalement une juriste dans l'âme, mais mon échec face à mon examen de droit des sociétés ce matin me déprime suffisamment pour m'écarter de ce principe fondateur des études de droit.

Aussi, pour une fois, je me permettrai de laisser parler mon esprit littéraire, presque précieux, un tantinet paralogique en quelques situations. Ce même esprit qui me déserte parfois à mon grand regret, ou qui me submerge dans d'autres cas pour ma plus grande fierté personnelle. Ce même esprit qui me permet de composer de prudhommesque phrases malgré la souffrance qu'endurent mes oreilles lors du visionnage de la Nouvelle Star.

Oui, le voile est levé, je suis une no-life qui matte la Nouvelle Star le mardi soir. En ai-je honte? Presque. J'avoue que plus aucun candidat ne pourra égaler Julien Doré (so sexy...), Benjamin (so so so sexy...) ou Amandine. Sérieusement. Je me sens un peu old school, mais ces trois personnages sont les seuls que je retiendrai de la réalitie-tivie musicale française.

Bref. Passons outre cette critique fort constructive du télé-crochet de la 6, et revenons-en au sujet de cet article, de ce blog, des questions existentielles de l'univers planétaire: moi. Ou plutôt mes frasques érotico-sentimentales.

Je parlais donc, avec un air absolument enjoué, de cette relation redébutant opportunément avec ce brave C. Qu'en dire? Ce garçon souffre à mon avis de misogynie aigue, et ce trait de caractère est incompatible avec ma soif de dépravation liberté. Je ne supporte pas d'être traitée de la manière dont il me traite. Jamais il ne m'écrit, jamais il ne m'appelle. Jadis, lorsque j'étais en voie de tomber amoureuse de lui donc jusqu'à la semaine dernière, je le harcelais pour obtenir une réponse et un rendez-vous... Puisque je suis en plein étalage autobiographique, figurez-vous que samedi après-midi j'ai proposé à C de se voir ce soir... Et il m'a répondu il y a environ une heure pour me dire que jeudi, s'il décidait de ne pas aller à sa soirée prévue, on pourrait peut-être se rejoindre. Pour qui me prend-il? Ai-je l'air d'être à sa disposition? Pense-t-il pouvoir se comporter ainsi avec moi?

Je n'arrive pas à croire quon puisse me manquer de respect et d'intérêt à ce point. J'ai envie de l'envoyer ballader, j'ai même envie de le larguer sur facebook par un message sur son mur... que je ne ferai pas, évidemment, je suis une femme du monde.

Mais pense-t-il qu'il me satisfait? Qu'avec lui, je suis comblée physiquement comme psychologiquement? Je suis une fille foncièrement égocentrique romantique, au fond de moi-même, j'ai besoin qu'on s'intéresse à moi, qu'on me complimente parfois, qu'on m'appelle, juste qu'on me demande comment je vais. J'ai détesté, la dernière fois que je l'ai vu, lorsque qu'il m'a annoncé qu'il avait l'impression de faire quelque chose de mal en étant avec moi... Sur le moment, j'en aurais presque pleuré, mais en fait non. Depuis, je me suis reprise, et la tristesse a laissé la place à de l'agacement, de l'irritation. Ce n'est pas moi qui l'ai forcé à "faire quelque chose de mal" avec moi, je me susi contentée d'être là, tout bonnement. Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même si les principes archaïques de sa religion ne sont pas respectés. Je ne suis absolument pas concernée par un éventuel dévergondage de sa personne.

Et puis, j'ai rencontré un autre garçon.

Avant de commencer cette note, j'ai longtemps hésité à lui attribuer le surnom de Roméo, qui m'est tout de suite venu à l'esprit au regard de son prénom initial. Mériterait-il une telle appelation, si prometteuse, si personnalisée, si romanesque? Cependant, les marques de ma nuit de folie avec lui sont encore là. Les souvenirs intenses. Oui, il la mérite. Même si je ne reste que quelques jours avec lui, ça aurait toujours valu la peine... Puisqu'il me fait oublier, pour de vrai, Erwan, enfin physiquement parlant je veux dire.

Roméo, je le revois demain. Et j'ai hâte, hâte. Il est adorable et j'ai très, très, très envie de continuer un peu avec lui... Je reconnais que j'ignore si je peux en tomber amoureuse. Mais avant que je ne me lasse de nos instants d'intimité, il devrait se passer un certain temps... Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi épanouie, à vrai dire.

Enfin, épanouie, tout est relatif. Je n'aime pas l'idée de les tromper l'un et l'autre... Je ne peux pas quitter C parce qu'inévitablement notre relation disparaîtra lorsqu'il reconnaîtra qu'il ne reviendra pas à Rennes l'année prochaine. Il est hors de question que je me sépare de Roméo parce que, please, please, c'est pour l'instant le meilleur de tous les mecs que j'ai connus.

Que faire, alors?

1°) Quitter Roméo. Garder C. Hypothèse la plus ridicule de toutes.

2°) Quitter C. Garder Roméo. Hypothèse attirante mais difficile à mettre en place. J'ai toujours détesté rompre avec quelqu'un.

3°) Quitter Roméo. Quitter C. Hypothèse intéressante. Pourquoi pas, finalement? Je pourrais repartir sur de nouvelles bases, entamer une nouvelle vie de célibataire, retrouver une certaine liberté et embrasser une foule d'inconnus en boîte attirés par mon alcoolisme nocturne ma beauté suprême...

4°) Garder Roméo. Garder C. Hypothèse la plus applicable en l'espèce. Ce que je m'apprête à faire, en fait. Même si j'ai perdu mon agenda il y a deux semaines, ce n'est pas difficile de gérer deux relations, si? Si tant est qu'on peut parler de relation lorsqu'il s'agit de C...

samedi, 02 mai 2009

C, le grand retour

Dimanche dernier, j'ai revu C.

C, pour les feignasses qui n'ont pas envie de se taper la lecture des trois petites notes où ce brave garçon est évoqué (trois sur vingt en tout, je précise, ce n'est pas une littérature insurmontable), est un de mes nombreux quelques ex-petits amis, rencontré au détour d'une soirée légèrement arrosée et avec qui je n'avais pas du tout envie de sortir, en fait. Finalement, nous sommes restés ensemble près d'un mois et demi avant que je n'aie le courage de le quitter. Oh, notre relation s'était fortement dégradée, surtout qu'il ne m'avait pas acceptée comme amie sur facebook. Imaginez un peu l'était de notre liaison dans de telles conditions! Sans compter d'ailleurs que pendant tout ce temps, nous n'étions allés guère plus loin que de simples baisers langoureux.

Bref. Je n'ai jamais été douée pour garder un lien avec mes ex, et C n'avait pas échappé à cette tradition personnelle. J'eus de ses nouvelles par hasard, après le nouvel an, où un malencontreux texto de bonne année lui fut envoyé (comme à un certain erwan, du reste) de manière fort involontaire. D'ailleurs, aussitôt renoué, le contact fut rompu à nouveau lorsque je snobai littéralement son second texto me demandant comment j'allais.

Et puis, après ma rupture avec mon dernier ex, parce que je suis polie et bien élevée j'ai envoyé un texto à C. Cela faisait plus de quatre mois depuis notre dernier échange de nouvelles et je me demandais ce qu'il faisait, s'il était toujours en ville ou non. La communication s'est donc rétablie entre nous, il m'a proposé un verre et après deux semaines de report de rendez-vous de ma part (que voulez-vous, on ne se refait pas!) enfin nos retrouvailles passionnées ont eu lieu.

Je vous avouerais que dans mon for intérieur, je savais qu'il y avait pied dans la chaussette, anguille sous roche, bref qu'il y avait quelque chose. Cependant, je tombai des nues en l'entendant dire qu'éventuellement, on pouvait peut-être ressortir ensemble, en fait, tout compte fait...

Chassez le naturel, il revient au galop - alors que dire lorsque je n'ai jamais tenté de chasser ma faiblesse de caractère et ma médiocre capacité à réfléchir raisonnablement? Alors que mes pensées étaient envahies de mises en garde contre cette nouvelle relation, je ne pus m'empêcher d'accepter et, pire, d'argumenter en ma faveur.

Me suis-je précipitée moi-même dans le pétrin?

Tout à fait. Du moins, ça a été ma première impression, une fois C quitté, au téléphone avec ma choupi d'amour pour lui raconter la soirée. Jamais je ne comprendrai ce qui me pousse à accepter les avances d'un garçon sans en vouloir. Question d'égo? Marre d'un célibat de deux semaines prolongé? Envie d'être aimée? Lâcheté? Probablement, toutes ces raisons m'incitent à débuter des relations quasiment unilatérale qui me culpabilisent et se terminent invariablement de manière stupide.

Non, en fait, ma vraie première impression, ç'a été la surprise de l'entendre commander une bière. Lui, boire de l'alcool, ça m'a semblé aussi incongru qu'une scène bien jouée par les acteurs de Plus Belle la Vie. Et finalement, j'ai trouvé ça plutôt cool. Six mois en France vous changent un homme, apparemment, aussi déterminé soit-il à ne pas quitter initialement le droit chemin.

Mais notre rendez-vous de mardi m'a plu, en fait. Alors que j'allais chez lui presque à reculons, j'en suis repartie quasiment heureuse et satisfaite. Avec quelques questions pratiques en tête, liées à une caractéristique anatomique qui m'intrigue. Je ne vous dirai pas de quoi il s'agit, bande de curieux, la pruderie qui m'habite m'empêchant d'approfondir ce point précis.

Bref, depuis mardi, j'ai envie de croire à notre relation. Pas seulement parce qu'il a un corps parfait de nageur/joueur de water-polo ultra sexy, pas juste car il est intelligent, pas uniquement car il est chou quand il est un peu gêné, pas simplement parce qu'il a un fort potentiel au niveau relations intimes... Remarquez, j'ai du mal à caractériser cet espoir. Ai-je envie de le revoir parce qu'on a couché ensemble, ou au contraire, ai-je envie de le revoir pour qu'on couche ensemble? Quel est le rôle véritable de ce rapprochement avec lui? Le sexe est un élément déterminant mais est-il la cause ou l'effet de ma soudaine tendance à penser à lui?

Je n'en sais trop rien, et pour le moment, je préfère attendre notre prochaine entrevue pour creuser un peu plus tout ça. Et pouvoir contempler encore ce qui se cache sous son tee-shirt... hah!

jeudi, 23 octobre 2008

où l'on part sur de nouvelles bases, en fait.

Très bien, la chance ne doit pas être avec moi aujourd'hui.

Parce que j'avais écrit une longue note racontant tout ce qu'il y avait de nouveau dans ma vie et qui allait vous transporter de joie, vous, mes ardents lecteurs. Mais que malheureusement, la note ne fut sauvegardée à temps.

 

Brefou. Je vais m'efforcer de faire preuve du même enthousiasme, de la même joie que ceux éprouvés dans feue ma note passionnante... Parce que aujourd'hui, mes amis, j'ai plusieurs péripéties à vous raconter, oh oui.

Déjà, je vous propose de tirer un trait définitif sur la saga merveilleuse que je vous proposais il y a quelques temps, pour la simple et bonne raison que la passion dévorante qui m'envahissait à la pensée de George m'a littéralement désertée. Aussi surprenant que cela puisse sembler pour tout être sensé doué de raison, je ne suis plus du tout, mais alors plus du tout amoureuse de lui. Je ne pourrai trop m'expliquer comment j'ai pu l'oublier aussi vite, mais toujours est-il que ce n'est pas plus mal...

Mais alors, vous exclamez-vous vivement, cela aurait-il à voir avec C? Le brave garçon aurait-il fini par me faire craquer et serais-je enfin amoureuse de lui comme une bonne et fidèle petite amie de son petit ami?

Que nenni, vous réponds-je avec fermeté, et bien au contraire. Laissez-moi vous conter une petite histoire.

 

Il était une fois une jeune étudiante qui compensait un physique peu à son avantage par une folie légère faisant, au regard de certains allumés ou de quelques purs inconnus, tout son petit charme. Elle avait comme tous ses acolytes universitaires pour habitude de consacrer la nuit du jeudi aux soirées étudiantes, buvant avec excès légèrement et dansant comme une malade timidement en boîte de nuit avec des amis. Elle avait un petit ami qu'elle appréciait raisonnablement, le fréquentant depuis un peu plus d'un mois, lorsque le destin la poussa à franchir les portes d'une discothèque sympa, avec un de ses plus proches amis, une amie de cet ami, et un ami de l'amie de cet ami qui sera surnommé Reun pour une raison qui m'est évidente mais que je ne divulguerai point.

Là, je coupe, histoire de pas trop entrer dans les détails.

Brefou, au cours de la soirée, un rapprochement eut lieu entre la demoiselle et son nouvel ami, qui finirent par s'embrasser longuement. Hélas, il dut ensuite partir, la laissant seule et désespérée (parce que les deux autres amis dansaient ensembles), entourée de garçons intéressés et sans scrupules. C'est ainsi qu'elle se réfugia auprès d'un autre garçon, qui ne mérite pas de surnom. Elle gardait Reun en tête mais, persuadée de ne pas pouvoir lui plaire sans l'emprise de l'alcool, préférait l'oublier.

Finalement, un courage extrême lui permit de demander à l'amie de son ami le numéro de Reun, à qui elle envoya un texto. Reun y répondit avec galanterie et accepta même de la revoir, ce qui la transporta de joie.

Entre temps, le weekend était arrivé et la jeune demoiselle devait participer au stage de rentrée organisé par son orchestre. Mais alors qu'elle écoutait tranquillement de la musique sur son magnifique Nokia 5610 Xpress Music rose en compagnie de son très cher ami P-Y, son téléphone s'arrêta brusquement. Impossible de le rallumer. Le désespoir l'assaillit lorsqu'elle réalisé qu'elle n'avait pas sauvegardé le numéro de Reun, qu'elle était donc incapable de reprendre contact avec lui à son retour pour espérer un rendez-vous avec lui.

Elle passa le weekend à pester contre son téléphone et imiter le caractère râleur de sa colocataire. Il faut également avouer qu'entre deux critiques à l'égard de son portable, c'était son petit ami C qui était la cible de ses paroles un peu cavalières. Elle se rendait compte véritablement qu'elle ne pouvait continuer à sortir avec C, en partie parce que C ne donnait plus l'impression de vouloir vraiment la fréquenter.

Alors, le lundi matin, elle prit les choses en main. Ne pouvant contacter C par un coup de téléphone ou un texto, décidant que de toute manière ce n'était pas la peine de lui proposer un rendez-vous style "il faut qu'on parle", elle eut une idée de génie.

Le message facebook.

Ici, il faut préciser que c'était un message personnel, pas sur le mur, surtout que C ne l'avait toujours pas rajoutée comme amie au bout d'une semaine (une des raisons pour lesquelles la jeune étudiante avait décidé de le quitter).

Mais tout de même, une telle désinvolture était nouvelle pour elle. Un long message fut cependant envoyé à C et le statut facebook transformé de "rien" en "célibataire".

C'est ainsi que s'acheva son histoire d'amour merveilleuse avec C.

 

Mais ses tribulations ne s'arrêtent pas là, évidemment que non. Parce qu'entre-temps, elle avait pu récupérer le numéro de Reun auprès de son ami, l'ami de l'amie du garçon. Brefou, rendez-vous fut donné le mercredi soir, après le cours de salsa de la jeune femme.

Passons sur le fait qu'elle mit des heures à choisir une tenue pour finalement changer au dernier moment, qu'elle était morte de trouille à l'idée de le revoir et de ne pas lui plaire sobre, qu'elle avait peur aussi qu'il ne lui plaise plus du tout. Simplement dit, l'inquiétude l'assaillait sans pitié et elle rejoignit le lieu de rendez-vous l'estomac noué et la gorge sèche.

Reun arriva enfin, légèrement en retard ce qui avait fait paniquer la demoiselle, et ils s'en furent boire un cocktail dans un bar.

Je passe aussi rapidement sur la soirée, en résumant les informations essentielles: ils ont bien ri, ils ont bien discuté, ils ont bu 1/2L de cocktail de chacun, elle a réalisé à quel point son profil ressemblait à celui du premier garçon qu'elle avait surnommé George (enfin le deuxième, pour être rigoureuse). Puis, minuit passé et cocktail offert par Reun, ce dernier la raccompagna jusqu'à chez elle. Là, ils continuèrent à discuter, puis se comportèrent en vrais gamins et laissèrent un petit mot anonyme, fait de lettres déchirées dans le magazine de la métropole, sur la voiture de la colocataire de la jeune fille.

Puis, vint le moment où il fallut se quitter et poser la question de savoir s'ils allaient se revoir. La jeune fille s'enquit timidement des intentions de son chevalier qui lui répondit "bah oui!!!" avant que leurs lèvres ne se rencontrent afin d'achever leur soirée par un tendre baiser. Enfin, plusieurs tendres baisers, on ne peut rien vous cacher.

C'est ainsi qu'elle mit fin à son célibat, de la manière la plus agréable et douce possible.

 

Bon, bon, bon, je sais que je ne dois pas me réjouir trop vite, que cela ne va peut-être pas durer. Surtout que les vacances sont là et qu'il rentre chez ses parents pour quelques jours dès demain après-midi... Il peut se passer plein de choses d'ici à ce que l'on se revoit... Même si j'espère que cette fois, ça va durer.

Parce que pour une fois que je peux potentiellement sortir avec un garçon qui me plait vraiment, je n'ai pas envie que ça s'arrête comme ça.

vendredi, 10 octobre 2008

où l'on oublie, momentanément, l'épisode 2.

Aujourd'hui n'est pas un grand jour, c'est moi qui vous le dit.

Par conséquent, je ne ferai pas de la grande note glamour et passionnée. Non, même si cela semble un peu rustre, je ferai de la note décousue.

Oh, ne vous plaignez pas, bande d'ingrats lecteurs avides de ma passionnante littérature, déjà que je reviens écrire ici.

Enfin, je vous dois bien ça. Deux semaines sans la palpitante description de mes folles aventures, c'est vrai que ça doit être difficile à supporter! Sans doute que l'alcool vous aura permis d'oublier quelques instants votre désespoir et reprendre confiance en la vie, avant de revenir sur mon blog et réaliser que finalement, la vie ne vaut d'être vécue sans moi. Et vous avez raison.

Mais trève d'apitoiement sur votre sort. Il faut savoir être fort, même dans les situations les plus insoutenables.

 

Donc. Bref.

1°) J'aime faire des listes, en fait. Et sur mon ancien blog, j'écrivais des notes plus courtes mais régulièrement sous forme de liste. C'est assez pratique pour mettre ses idées au clair, et même si aujourd'hui je n'ai aucune idée pas besoin de les mettre au clair, adopter cette mise en page apportera un renouveau certain, une agréable fraîcheur, sur ce blog.

2°) Hier soir, j'ai croisé Erwan en me rendant chez des amies pour la soirée. Il était tard, il faisait nuit, et je ne l'ai pas vu, au début. Je me demande encore ce qui m'a surprise le plus: le fait qu'il me parle (ou plus précisément, qu'il me hèle afin d'attirer mon attention pour me parler!) alors qu'il aurait du pu se sentir gêné, ou alors le fait qu'il se rendait chez sa copine. A vrai dire, il était plus mignon que dans mon souvenir, en fait je l'ai trouvé physiquement charmant et je me suis souvenue de pourquoi je ne lui avais pas résisté bien longtemps.

Bien sûr, ça me fait plaisir de me dire qu'il est heureux avec sa copine. En même temps, je ne peux pas m'empêcher de ressentir un peu de jalousie. Oui, de la jalousie, à me demander pourquoi ce n'est pas moi, cette copine? Je ne veux pas dire par là que je souhaite (ou que je souhaitais) sortir avec Erwan. Je veux simplement comprendre pourquoi je n'attire pas sérieusement ce genre de garçon. Leur plaire un soir, c'est plus facile que chanter plus juste que les élèves de la Star Academy, okay. Mais leur donner envie de sortir avec moi, de me fréquenter, ça me semble encore plus difficile qu'écouter la dernière chanson de Carla Bruni-Sarkozy.

3°) Non mais elle est gonflée, vous exclamez-vous à raison, elle a un petit ami quand même! Ce C n'a pas l'air d'un mauvais bougre et s'il ne lui plaisait pas, elle n'aurait jamais du sortir avec lui, point final!

Votre sagesse n'a d'égale que ma stupidité. Je confesse librement mes fautes et j'avoue que si c'était à refaire, je n'irais même pas à la soirée de George. Parce que finalement, je n'en suis plus amoureuse et que... un secret m'empêche de dévoiler la suite. Soit, j'ai été un peu idiote à vouloir jouer les filles intéressées avec C alors qu'en réalité l'alcool me donnait simplement envie de plaire. Mais pour ma défense, je suis une gentille petite amie, plus que je ne l'étais avec b à l'époque, pas cavalière pour un sou et attentionnée. Pour exemple, je n'ai remis nos rendez-vous que quatre ou cinq fois en l'espace de quatre semaines.

4°) Parce que demain soir, cela fera quatre semaines que je sors avec C. Et vous me croirez aisément si je vous dis que je ne me suis toujours pas faite à cette idée. Peut-être que c'est lié au fait que je suis un tantinet réticente à l'idée d'avoir une vraie relation, sérieuse et épanouissante, fusionnelle et passionnée, avec lui. Non que je ne l'apprécie pas, je le trouve gentil. Mais là se pose tout le problème. Bien sûr que c'est important qu'il soit gentil. Mais j'aimerais pouvoir déclamer de longues phrases pleines de folie et de fantaisie sur l'avenir que j'envisage pour notre relation. J'aimerais m'extasier sur les moments que nous passons ensembles. J'aimerais rêver de lui la nuit et me rendre compte le matin que je suis amoureuse de lui. J'aimerais arrêter de dire à mes amis que je n'en peux plus de sortir avec lui et que j'attends la rupture avec impatience.

Je suis peut-être gentille avec C, je ne suis pas gentille vis-à-vis de notre relation. Je ne m'ennuie pas quand je suis avec lui car c'est quelqu'un d'intéressant et intelligent, et c'est sans doute le point le plus positif dans tout ça. Je ne cesse de retarder nos rendez-vous, mais une fois que je le vois et qu'il est parti, je me sens bien et presque heureuse. Mon égo est probablement la clé de toute l'histoire.

5°) Cette nuit, j'ai fait un rêve très étrange. Et je sais que vous aimerez autant que moi lorsque je les analyse.

Tout commence à la tombée de la nuit. Mes amis m'ont perdue parmi une foule immense rassemblée autour d'un feu de camp. On est assis sur les genoux et il me semble entendre la foule murmurer une prière. => je dois devenir scout? l'homme de ma vie est un scout? je dois me méfier des scouts? un ami scout va m'abandonner? je devrais envisager une reconversion professionnelle dans la musique religieuse?

Ensuite, je me retourne et je vois un garçon, qui m'est inconnu mais dont le visage m'est très clair, qui chante sa propre chanson avec une guitare sèche et un air un peu allumé. Je le reconnais, et je vois qu'il me reconnaît aussi, mais ni lui ni moi ne faisons un pas l'un vers l'autre. => je vais tomber amoureuse d'un chanteur? je devrais devenir chanteuse pour rencontrer l'amour? je dois me méfier des guitaristes? un garçon que j'ai fréquenté intimement va devenir une super star?

Puis, je m'en vais du feu de camp avec mon tapis de camping bleu (qui était étendu par terre précédemment), et je vais dormir dans une petite chambre toute désordonnée située dans une maison apparue comme par magie et avec du carrelage noir et blanc par terre. => je dois devenir architecte? le carrelage noir et blanc va devenir une valeur sûre en matière de décoration? l'homme de ma vie aimera le camping?

Après, je suis réveillée (dans mon rêve) par des bruits étranges et indistincts. Je sors de ma chambre, habillée avec mon long manteau noir, et je vais dans la pièce d'à côté, qui s'avère être la cuisine. Le guitariste en question (que nous surnommeront José), s'y trouve, l'air totalement défoncé. => j'ai froid la nuit? je ne dois pas devenir architecte et construire des maisons où chambre et cuisine sont voisines? l'homme de ma vie me fera souffrir en se droguant?

Bon, la suite du rêve est carrément glauque, parce que je passe mon temps à avoir peur que José ne fasse une overdose en reprenant du LSD et que ma colocataire arrive et s'occupe de vérifier qu'il n'en fasse pas une, prétextant "avoir l'habitude". Je vous passerai par conséquent l'analyse de ces étranges instants qu'il vaudrait mieux oublier.

6°) Même s'il est totalement surnaturel, le rêve m'a quasiment hantée ce matin, quand je prenais le bus pour aller à mon cours finalement annulé, et que je n'étais pas très bien réveillée. Limite, ça me donnait des sueurs froides quand j'y pensais. Je fais souvent des rêves auxquels je repense sans cesse pendant quelques heures, voire jours, voire même que je refais les nuits suivantes, un peu à la manière d'un psychopate. Que je suis peut-être, remarquez.

7°) Si ça c'est pas de la note décousue totalement pointless, alors Dr House a l'intellect d'un poisson rouge.

vendredi, 26 septembre 2008

amour, malheur et beauté, 1ère partie

Je vous ai quittés il y a exactement vingt jours sur une note décrivant ma vie passionnante, souvenez-vous d'Erwan et autres Poney.

Et bien, il y a eu du nouveau, depuis.

Oh, pas à propos d'Erwan et Poney, je ne les ai pas revus après le lendemain de la soirée.

Mais du croustillant il y a eu, dans mon entière vie globale.

Oui, mes amis, sur plusieurs notes consécutives, pour fêter mon grand retour sur mon blog palpitant, je vais vous parler sentiments pornographiques et émotions indécentes.

 

Là, je sens que vous attendez la suite avec impatience, bande de petits coquins.

D'ailleurs, hors sujet total, la musique de Dawson's Creek qui passe précisément en ce moment sur mon ordinateur est effroyablement adéquate à mes petites aventures.

Ou grandes aventures, du reste.

Mais trèves de romantisme inadapté.

Chers lecteurs, préparez vos mouchoirs. Votre courage, à la lecture de mes extraordinaires écrits, devra être sans borne, tel Chase se faisant larguer par Cameron ou Adison réalisant que son couple avec Derek est bel et bien fichu. Brefou, vous m'aurez comprise, l'histoire que je m'apprête à vous narrer est d'une rare intensité et il se peut que des âmes sensibles voient la vie sous un autre angle, après l'avoir lue en entier et comprise correctement. Il y aura sans doute des larmes, des cris, une stupéfaction populaire. Mais qu'importe, la vérité doit éclater et le mensonge doit être aboli.

Afin d'éviter toute surprise trop surprenante, je vous balance déjà quelques mots clés: INSA, soirée, garçons, salsa, bière, désespoir, tragédie, fin du monde. Oh, et George, mot clé très important.

Maintenant que les grandes lignes sont tracées, permettez-moi de commencer par le commencement.

Samedi 13 septembre 2008. Il faisait beau, nous étions heureux et ma colocataire avait invité son amie fidèle et de longue date à boire un verre avec elle et une autre de ses amies fidèles de longue date (dont j'ai fréquenté l'ex d'un peu trop près l'espace de quelques heures). J'évoquai avec cette première amie, que nous appelerons Apollonie afin de respecter son anonymat, la possibilité de sortir après ce passage au bar à rhum de la ville, lui suggérant de passer voir quelques amis qui sans doute sortiraient. Elle envisagea cette proposition avec sérieux puis l'écarta en m'annonçant qu'un de ses amis de l'INSA l'avait invitée à son anniversaire. Ce fut donc cette dernière option qui fut choisie à l'unanimité de nos deux avis, et une fois les parents de la demoiselle convaincus de la laisser sortir (avec la voiture qui plus est) la nuit nous sembla pleine de promesses.

En fait, pas tant que ça, mais j'étais ravie de changer un peu de fréquentations.

Brefou, je consommai deux cocktails au rhum (hm, un "baignoire de Joséphine" et un "pourquoi pas", il me semble) puis nous quittâmes les autres afin de regagner la voiture d'Apollonie et enfin atteindre l'INSA. Sur le trajet, je tentai d'en savoir plus sur ce mystérieux ami mais les seules informations que je pus récolter furent un vague "il est pas terrible, il est grand mais il est sympa!".

Autant dire que je ne savais pas du tout à qui m'attendre.

Et autant dire que je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il se passe ce qu'il s'est passé.

J'ai déjà pu faire démonstration de mon coeur tendre de jeune fille un peu fleur bleue, sur ce blog.

Aussi vous ne serez pas tellement surpris en apprenant que Cupidon me toucha d'une multitude de flèches lorsque je pénétrai dans la salle où se déroulait l'anniversaire. La canaille avait décidé de me faire craquer pour l'hôte de la soirée, que nous surnommerons aisément George. Refusant de se contenter d'un simple béguin, en plus, le petit angelot s'acharna littéralement sur moi et je réalisai très rapidement après avoir rencontré George que j'étais amoureuse de lui.

Dans le sens, amoureuse.

Vraiment amoureuse.

Un peu comme quand je l'étais du George initial, que j'aimai follement durant une bonne année et demie avant de me rendre compte qu'il deviendrait curé avant de s'intéresser à moi.

Brefou, mon George, mon nouveau George, est le plus divin de tous les garçons et le désespoir m'assaille quand je pense à lui.

Surtout que l'histoire ne s'arrête pas là, oh non. La facilité, c'est vraiment trop facile.

Tandis que j'encaissais le choc de mon coup de foudre pour le héros de la nuit, je me laissai aller à boire quelques verres de rhum orange et vodka pure orange, qui forcément me montèrent très légèrement à la tête. Oh, j'avoue volontiers que j'étais un tantinet pompette ce soir-là. Mais que voulez-vous, une femme du monde se doit de se satisfaire des plaisirs du bas peuple et je ne pouvais décemment refuser de boire comme les autres! Je devrais plutôt passer pour une héroïne, plutôt que pour une alcoolique notoire.

Le sourire que le rhum affiche en permanence sur mes lèvres a sans doute eu raison des obstacles se dressant entre un parfait inconnu, que nous surnommerons C par pure commodité, et ma lumineuse personne. Nous discutâmes de longs instants, regardâmes des photos de son pays d'origine, dont il était arrivé une semaine plus tôt, puis discutâmes à nouveau de sujets divers dont je ne me souviens guère avant qu'il ne me propose d'aller dans sa chambre. J'acceptai, le coeur un peu serré, parce George avait disparu et que cela me rendait triste.

Oh, dans cette chambre, il ne se passa pas grand chose finalement. Nous nous embrassâmes puis rendez-vous fut donné pour le lendemain après-midi.

Vous comprenez donc logiquement en quoi la situation amorcée ce soir-là est une véritable tragédie.

 

Plus tard, vous aurez droit à la suite, toute la suite, de l'histoire.

Qui ne fait que commencer, gardez ça en tête.