lundi, 23 février 2009

où je rêve d'être raisonnable, un peu

Aujourd'hui, c'était la rentrée de mes vacances de février.

Et mes vacances, bien qu'une petite semaine seulement (hah il est temps du lycée, où deux semaines nous permettaient de nous délasser pour de vrai et même departir en Suisse faire du ski!), ont été plutôt riches en émotions.

Certes, elles ont commencé tranquillement par quelques jours à la campagne chez mes parents, à me reposer et m'occuper à une foule d'activités saines et divinement palpitantes telles que couture, visionnage de films romantiques complètement bidons, cuisinage de tartes aux poireaux...

Mais je reste une vraie citadine dans l'âme, presque emphatique sur le coup d'ailleurs, et l'appel de la ville durant le weekend ne me laisse jamais de marbre. N'étant définitivement pas la Vénus de Milo, j'ai donc légitimement décidé de retrouver mon doux appartement pour y faire la fête, avec deux amies de longue date. Celles-ci d'ailleurs ne devaient rester que vendredi soir mais leur séjour s'est prolongé la nuit suivante tellement ma compagnie leur a paru rafraichissante et distrayante.

Vendredi soir fut une nuit fort amusante, faite de shooters de jus d'orange renversés sur les pulls, de sèche-cheveux à 1h du matin, de musique à fond en oubliant les voisins, et de cramage lissage de cheveux dans la salle de bain. Puis, sur le coup de deux heures, nous nous décidâmes enfin à partir nous éclater sur le dancefloor (remarquez mon vocabulaire de djeuns que je kiffe trop ma race!) sans se soucier du lendemain. C'est là que nous dansâmes, dansâmes, dansâmes avant de gagner le bar et prendre une margarita aussi délicieuse que rafraichissante. Et c'est là, en finissant mon verre et tentant de retrouver mes amies (m'ayant lâchement abandonnée pour s'éclater sur une chanson kitchissime dont je ne me souviens plus) sur la piste de danse, que je rencontrai un garçon que nous surnommerons "P".

Je me dois de préciser ici qu'à l'époque, je sortais avec un garçon "Y", depuis quatre semaines il me semble, qui ne me plaisait pas tant que ça mais à qui je n'osais pas dire non par peur de lui faire de la peine. Ma première soirée avec lui a d'ailleurs été le gala de l'insa, il a quelques temps...

Bref, revenons-en à vendredi soir et à P. P, ça a tout de suite collé entre nous. On a discuté, on a dansé, on s'est embrassé, embrassé, embrassé, et c'était génial.

D'ailleurs on s'est revu samedi soir.

Dimanche matin, mes amies sont reparties et je me suis recouchée, fatiguée par mes deux longues soirées.

Et sur le coup de 13h, j'ai été réveillée par un texto d'Erwan.

Et avec Erwan, on s'est revu dans l'après-midi.

Alors que si l'on se souvient bien, c'était fini avec lui.

Mais je suis comme maudite et une véritable malédiction m'entoure dès qu'il est question d'Erwan.

Bref, un rapide rendez-vous avec cette espèce de crétin.

Et puis j'ai appris qu'il déménageait à Paris dans deux mois.

Et ça m'a un peu déprimée.

Et le soir, j'ai revu P.

 

Hah, P. J'avoue que j'ai pas mal d'espoirs à son égard. J'ai même quitté Y cette après-midi, tellement je culpabilisais de le tromper avec lui. (et par là, je veux dire tromper P avec Y, j'ai une chronologie infaillible). J'aime la manière dont il prend des initiatives, dont il me regarde avec ses beaux yeux clairs, la manière qu'il a de m'embrasser -parce que soyons clairs, il embrasse super bien. Et le reste aussi, d'ailleurs. Je me dis que je l'ai vu trois fois en trois jours, que j'ai passé la nuit dernière à rêver de lui et que je n'en ai pas déjà marre. Bon point, en fait. J'ai déjà envie de le revoir, de mieux le connaître, de finir le super film qu'on a commencé hier soir et, même, de lui envoyer un texto.

Tout ça pour dire que j'ai peur de m'emballer un peu et de réaliser qu'en fait il ne me plait pas tant que ça, ou alors que ce soit lui qui fasse ce triste constat. C'est pour cela que c'est toujours plus simple de sortir avec des gens dont on s'en fiche, lorsqu'on est lâche.

Mais je ne suis plus lâche depuis tout à l'heure. Et je prends le risque de me faire larguer sans délicatesse si cela me permet de 1) oublier Erwan, 2) pouvoir me regarder dans le miroir sans me souvenir de la manière dont j'ai trompé mon ex Y, 3) vivre quelque chose que j'ai envie de vivre.

dimanche, 08 février 2009

un samedi soir d'intenses réflexions nocturnes

Ce soir, je suis rentrée bien tôt.

On est samedi soir, pourtant. Et je passais un excellent début de soirée.

Mais au moment d'aller en boîte, j'ai changé d'avis. Oui, moi, grande clubbeuse devant l'éternel, j'ai renoncé à l'idée d'aller m'éclater en boîte.

Pourquoi, me demandez-vous, pourquoi, me demande-je?

La lassitude. Un sentiment étrange, presque lancinant, qui s'installe régulièrement dans mon esprit. Et aux moments les plus inattendus, évidemment. Genre, un samedi soir aux alentours d'une heure du matin, ou un jeudi avant même de partir chez des amis pour une soirée.

Aller en boîte, soit. Mais à quoi bon, finalement? Je sais ce qui s'y passera...

Boire un verre ou deux. S'élancer dans le fumoir et se défoncer à la cigarette. Rencontrer un inconnu, deux ou trois. Sourire à tout va, rire gentiment, danser insouciamment. Embrasser un garçon, deux ou trois. Donner mon numéro de téléphone, un vrai ou un faux, au choix ou aléatoirement. Se sentir égocentriquement pleinement heureuse et satisfaite. Et le lendemain, oublier un prénom, ignorer un texto ou un appel, attendre un rendez-vous ou espérer ne plus entendre parler du garçon en question, se souvenir que d'autres garçons existent et méritent de l'attention...

Ou au contraire. Danser sans personne, risquer une déception narcissique, sentir l'alcool redescendre et la fatigue monter, rêver d'ôter ses jolies chaussures à talons et de se précipiter dans son lit.

Pour ma part, la première hypothèse reste la plus courante. Heureusement pour mon ego, rares sont les soirées en boîte où aucun individu masculin n'a tenté une approche en ma direction. A vrai dire, j'en étais finalement arrivée à un point, après mes folies estivales, où une soirée sans embrasser personne ne me semblait même pas réussie... Situation qui n'a toutefois pas duré: certes, je ne suis pas rogue, ni cavalière remarquez, mais concupiscente à ce point!

Ah, l'été! Il me tarde presque de le voir revenir, moi qui aime tant l'hiver et la fraîcheur des journées de février! Je m'imagine déjà, tentant de faire bronzer ma pâle peau de blonde (foncé, le blond, peut-être, mais j'en reste bien blanche) sur les pelouses du Thabor, attendre avec impatience mon voyage en Corée du Sud fin août, bayer aux corneilles ou à une amourette de vacances... C'est dans ces moments de contemplation que je réalise à quel point j'aime la vie quelle qu'en soit la saison, printemps, été, automne, hiver. Le chaud, le froid, la pluie, le soleil, c'est mon truc.

Mais pour en revenir à cette froide soirée de février, celle quittée un peu prématurément, je n'avais qu'une idée en tête, bien malheureusement... A quoi bon me mentir, à quoi bon refouler cette vérité que je me dois de cacher pour mon propre bien sentimental? J'aime encore Erwan, c'est tout, et le fait qu'il ait tenté d'établir un contact vendredi a brisé le reste de coeur qu'il m'avait laissé la dernière fois qu'on s'est vu. Même en sachant qu'il avait une copine et qu'il me proposait de se voir quand même "si je le veux", ce à quoi j'ai répondu que je ne comprenais pas ce que LUI, il voulait. Quel intérêt pour lui de tromper sa petite amie avec moi? Et surtout, comment puis-je ne pas être littéralement dégoûtée par un garçon qui trompe ainsi sa copine?

Sans doute parce que je le fais moi-même, tromper de la sorte. Sans grand regret ou culpabilité invivable, d'ailleurs.

Même si je me berce de la douce illusion de changer lorsque j'aurais rencontré le bon.

Mais le problème, c'est que le bon, dans mon affligeant état d'esprit, c'est lui. Erwan. Ce garçon peu fréquentable pour la commune des mortelles, cette plaie pour les coeurs un peu romantiques.

 

Cependant, tout ceci ne sont que de petites pensées tardives, écrites devant Premiers Baisers.

Et demain sera un autre jour.

A la lumière duquel Erwan apparaîtra plus comme un manipulateur inintéressant que comme le garçon qui me fait serrer le coeur et pleurer mentalement un peu trop souvent.

dimanche, 18 janvier 2009

de grands bouleversements

Aujourd'hui, j'ai une grande nouvelle à annoncer.

Erwan et moi, c'est fini. Et bien fini.

Finis, tous les rebondissements de nos marivaudages presque innocents. Finis, les appels auxquels je ne pouvais malheureusement résister. Finis, mes lancers de portable à la vue d'un nouveau texto de sa part. Finie, d'ailleurs, l'attente qui parfois m'envahissait lorsque je pensais avec lui, pleine de regrets à l'idée de ne plus le voir. Finis, nos rendez-vous peu platoniques.

Bien entendu, je me sens un peu triste à ce constat. Oh, je n'en suis plus amoureuse, tout du moins il ne me semble pas. Mais tout de même, je le connais depuis quatre mois, ce qui n'est pas rien. Et penser que j'ai été naturellement manipulée pendant une période de temps aussi longue m'irrite un tantinet. Me souvenir que j'ai tout de même trompé un garçon charmant, avec qui je sortais depuis peu, avec lui m'emplit de regrets. Me rappeler la tristesse qui m'assaillait chaque fois que je partais de chez lui me fait réaliser à quel point je peux être idiote, stupide et sentimentale.

Mais est-ce que je risque de recraquer pour lui, me demandez-vous avec effroi et empressement. Après tout, je ne suis point rogue, ni cavalière pour un sou, et ce trait de caractère m'a régulièrement perdue.

Oh, non, vous réponds-je pleine d'assurance. Il est temps que je redevienne la jeune fille romantique et sensible que j'étais, autrefois, jusqu'à l'été dernier. C'en est assez de ma déchéance. Je me dois de laisser derrière moi cette non-relation sans aucun sens, si je veux conserver un état mental plus ou moins sain, et m'empêcher de retomber dans cette superficielle frivolité.

Non pas que je n'assume aucunement mon ancienne légèreté. Après tout, Erwan n'est pas le seul concerné lorsque j'évoque cette insouciance, je peux en citer d'autres qu'il convient d'oublier aussi rapidement que son cours de droit des obligations une fois les examens passés. Mais le problème, c'est que je ne suis pas comme ça, je ne suis pas cette fille qui semble si facile et presque insensible.

Que dois-je faire, que dois-je dire pour apparaître sous mon véritable jour? Pour que l'on se rende compte que chaque fois qu'un garçon m'a séduite pour une nuit, j'en ai eu le coeur brisé le lendemain matin? Oh, certains m'ont rendue plus malheureuse que d'autres, je l'admets aisément. Je suis vertigineusement sensible, beaucoup seraient surpris de s'en rendre compte.

Une amie a eu une remarque poétiquement cassante un jour, "ton coeur est une fleur, un pétale pour chacun". Je n'ai pas pu m'empêcher d'être légèrement vexée sur le coup. Mais elle a tellement raison, quand mon apparente pruderie me laisse entrevoir la vérité... Sans compter que je préfère comparer mon coeur à une fleur qu'à un artichaut, les connotations ne sont pas les mêmes!

 

J'avoue donc mes quelques torts passés.

En mettant en exergue le fait qu'ils sont passés. Et, Erwan excepté, sont passés depuis longtemps. Pour moi, simplement embrasser un garçon n'est pas une preuve de frivolité, c'est une simple distraction de boite quand le garçon n'est pas d'un physique trop ingrat et que la jeune fille a besoin de réaliser qu'elle peut plaire. A ce propos, j'ai appris hier pourquoi j'avais parfois un succès surprenant avec les garçons... Pourquoi m'avoir toujours caché que j'avais un "regard fixe et pénétrant"? C'est totalement étranger à ma volonté. Il me faudrait un eyologue qui pourrait m'aider à rectifier ma manière de regarder...

Et puis, en fait, j'ai vingt ans, et j'ai juste envie de m'amuser un peu, parfois.

jeudi, 27 novembre 2008

sur un air de bachata

Aujourd'hui, je reviens écrire sur mon pauvre blog délaissé.

Déjà plus de deux semaines que je n'ai rien écrit. Je vous entends, me demander des explications précises, la voix tremblotante d'émotion à l'idée de me relire. En ai-je? Non. Oui. Oui et non, non et oui.

Mais revenons un peu en arrière. Ici, je vous avais narré avec fraîcheur et enthousiasme mon premier rendez-vous avec un certain garçon surnommé Reun, que je vous proposerai d'oublier aussi vite qu'un candidat de la Star Academy: lui et moi, c'est fini. Et ce constat me reste parfois un peu douloureux.

En revanche, , je parlais d'un autre garçon, Erwan, dont j'ai raconté la rencontre dans ce merveilleux épisode. Oui, oui, je me rends tout à fait compte que c'est difficile de s'y retrouver parmi tous ces mecs, parfois j'ai l'impression de raconter des intrigues dignes de Plus belle la vie. Mais dites-vous bien que c'est encore plus compliqué pour moi: j'ai beau être maîtresse dans l'art d'affubler les garçons de divins surnoms, tous les retenir tiendrait du génie. Que je frôle, tout de même, mais je tente de me rester à une hauteur terrestre afin de ne rendre personne jaloux de mon intellect supérieur.

Pour en revenir à Erwan, donc, j'ai trompé Reun avec lui quelques jours après le début des vacances de la Toussaint, un fait dont je suis tout sauf fière. D'ailleurs, ironie du sort, le soir où Reun a rompu avec moi, j'ai reçu un texto d'Erwan me proposant de nous revoir bientôt. Mon caractère faible et prévisible pas cavalier pour un sou a aussitôt accepté - même s'il faudra attendre un certain temps avant que les retrouvailles ne surviennent.

Et finalement, je l'ai revu dimanche soir.

Un appel auquel j'aurais mieux fait de ne pas répondre.

Le garçon m'a littéralement brisé le coeur.

 

Oh, je n'en suis pas amoureuse, je n'en étais pas amoureuse. J'étais juste totalement incapable de lui résister, peut-être le suis-je même encore! Lorsqu'il me parlait, j'étais subjuguée par son pouvoir suprême de manipulation et un 'non je ne veux pas te voir' n'était en aucun cas envisageable.

Mais ce soir-là, j'ai appris beaucoup de choses sur moi.

Que je pouvais pleurer pour un con, déjà.

Que j'étais une idiote finie, ensuite.

Et pléthore de détails que j'ignorais et qu'Erwan s'est donné un plaisir de me faire remarquer. Entre autres, que je n'ai pas besoin de sentiments pour le sexe (d'ailleurs, n'aurait-il pas pu me le dire plutôt, que "lui en avait besoin"? par exemple, avant qu'il ne profite de moi?). Oh, et la meilleure: j'aime quand il me baise mais pas quand il me parle.

Je m'excuse pour le vocabulaire frustre présenté sur ce blog, mais il s'agit d'une citation indirecte et je me devais de rester fidèle à la déclaration du garçon.

Autant dire que nous nous sommes quittés en mauvais termes - ce qu'il n'a pas eu l'air de trop remarquer puisqu'il m'a parlé sur MSN plus tard dans la soirée comme si de rien n'était... Est-ce possible qu'un personne sur Terre ait aussi peu de discernement? Pense-t-il sincèrement ne pas m'avoir blessée en me balançant des remarques aussi discourtoises?

 

Toutefois, j'ai une faculté assez impressionnante à oublier rapidement ce qui me perturbe quand ça n'a pas réellement d'importance. Je ne vais plus revoir Erwan, c'est une excellente chose, et même si je ne suis pas rogue, je dois convenir qu'il ne me mériterait pas. Je suis gentille et un peu niaise et c'est de cette gentillesse dont il a méchamment abusé.

 

Aujourd'hui, j'ai donc autre chose que ce crétin en tête. Déjà, la tenue que je vais porter au gala de l'INSA samedi soir... Ensuite, comment me raprocher de ce garçon divinement attirant de mon cours de salsa, repéré tout juste hier soir... Enfin, que faire avec cet autre garçon qui, à l'issu du cours de salsa, m'a proposé d'aller à une soirée aux Champs Libres - que j'ai été obligée de refuser mais, pas rogue du tout, je lui ai suggéré de se retrouver au gala. Soirée où il sera fort peu probable que je le retrouve. En fait.

Mais à laquelle je suis impatiente d'aller!

vendredi, 10 octobre 2008

où l'on oublie, momentanément, l'épisode 2.

Aujourd'hui n'est pas un grand jour, c'est moi qui vous le dit.

Par conséquent, je ne ferai pas de la grande note glamour et passionnée. Non, même si cela semble un peu rustre, je ferai de la note décousue.

Oh, ne vous plaignez pas, bande d'ingrats lecteurs avides de ma passionnante littérature, déjà que je reviens écrire ici.

Enfin, je vous dois bien ça. Deux semaines sans la palpitante description de mes folles aventures, c'est vrai que ça doit être difficile à supporter! Sans doute que l'alcool vous aura permis d'oublier quelques instants votre désespoir et reprendre confiance en la vie, avant de revenir sur mon blog et réaliser que finalement, la vie ne vaut d'être vécue sans moi. Et vous avez raison.

Mais trève d'apitoiement sur votre sort. Il faut savoir être fort, même dans les situations les plus insoutenables.

 

Donc. Bref.

1°) J'aime faire des listes, en fait. Et sur mon ancien blog, j'écrivais des notes plus courtes mais régulièrement sous forme de liste. C'est assez pratique pour mettre ses idées au clair, et même si aujourd'hui je n'ai aucune idée pas besoin de les mettre au clair, adopter cette mise en page apportera un renouveau certain, une agréable fraîcheur, sur ce blog.

2°) Hier soir, j'ai croisé Erwan en me rendant chez des amies pour la soirée. Il était tard, il faisait nuit, et je ne l'ai pas vu, au début. Je me demande encore ce qui m'a surprise le plus: le fait qu'il me parle (ou plus précisément, qu'il me hèle afin d'attirer mon attention pour me parler!) alors qu'il aurait du pu se sentir gêné, ou alors le fait qu'il se rendait chez sa copine. A vrai dire, il était plus mignon que dans mon souvenir, en fait je l'ai trouvé physiquement charmant et je me suis souvenue de pourquoi je ne lui avais pas résisté bien longtemps.

Bien sûr, ça me fait plaisir de me dire qu'il est heureux avec sa copine. En même temps, je ne peux pas m'empêcher de ressentir un peu de jalousie. Oui, de la jalousie, à me demander pourquoi ce n'est pas moi, cette copine? Je ne veux pas dire par là que je souhaite (ou que je souhaitais) sortir avec Erwan. Je veux simplement comprendre pourquoi je n'attire pas sérieusement ce genre de garçon. Leur plaire un soir, c'est plus facile que chanter plus juste que les élèves de la Star Academy, okay. Mais leur donner envie de sortir avec moi, de me fréquenter, ça me semble encore plus difficile qu'écouter la dernière chanson de Carla Bruni-Sarkozy.

3°) Non mais elle est gonflée, vous exclamez-vous à raison, elle a un petit ami quand même! Ce C n'a pas l'air d'un mauvais bougre et s'il ne lui plaisait pas, elle n'aurait jamais du sortir avec lui, point final!

Votre sagesse n'a d'égale que ma stupidité. Je confesse librement mes fautes et j'avoue que si c'était à refaire, je n'irais même pas à la soirée de George. Parce que finalement, je n'en suis plus amoureuse et que... un secret m'empêche de dévoiler la suite. Soit, j'ai été un peu idiote à vouloir jouer les filles intéressées avec C alors qu'en réalité l'alcool me donnait simplement envie de plaire. Mais pour ma défense, je suis une gentille petite amie, plus que je ne l'étais avec b à l'époque, pas cavalière pour un sou et attentionnée. Pour exemple, je n'ai remis nos rendez-vous que quatre ou cinq fois en l'espace de quatre semaines.

4°) Parce que demain soir, cela fera quatre semaines que je sors avec C. Et vous me croirez aisément si je vous dis que je ne me suis toujours pas faite à cette idée. Peut-être que c'est lié au fait que je suis un tantinet réticente à l'idée d'avoir une vraie relation, sérieuse et épanouissante, fusionnelle et passionnée, avec lui. Non que je ne l'apprécie pas, je le trouve gentil. Mais là se pose tout le problème. Bien sûr que c'est important qu'il soit gentil. Mais j'aimerais pouvoir déclamer de longues phrases pleines de folie et de fantaisie sur l'avenir que j'envisage pour notre relation. J'aimerais m'extasier sur les moments que nous passons ensembles. J'aimerais rêver de lui la nuit et me rendre compte le matin que je suis amoureuse de lui. J'aimerais arrêter de dire à mes amis que je n'en peux plus de sortir avec lui et que j'attends la rupture avec impatience.

Je suis peut-être gentille avec C, je ne suis pas gentille vis-à-vis de notre relation. Je ne m'ennuie pas quand je suis avec lui car c'est quelqu'un d'intéressant et intelligent, et c'est sans doute le point le plus positif dans tout ça. Je ne cesse de retarder nos rendez-vous, mais une fois que je le vois et qu'il est parti, je me sens bien et presque heureuse. Mon égo est probablement la clé de toute l'histoire.

5°) Cette nuit, j'ai fait un rêve très étrange. Et je sais que vous aimerez autant que moi lorsque je les analyse.

Tout commence à la tombée de la nuit. Mes amis m'ont perdue parmi une foule immense rassemblée autour d'un feu de camp. On est assis sur les genoux et il me semble entendre la foule murmurer une prière. => je dois devenir scout? l'homme de ma vie est un scout? je dois me méfier des scouts? un ami scout va m'abandonner? je devrais envisager une reconversion professionnelle dans la musique religieuse?

Ensuite, je me retourne et je vois un garçon, qui m'est inconnu mais dont le visage m'est très clair, qui chante sa propre chanson avec une guitare sèche et un air un peu allumé. Je le reconnais, et je vois qu'il me reconnaît aussi, mais ni lui ni moi ne faisons un pas l'un vers l'autre. => je vais tomber amoureuse d'un chanteur? je devrais devenir chanteuse pour rencontrer l'amour? je dois me méfier des guitaristes? un garçon que j'ai fréquenté intimement va devenir une super star?

Puis, je m'en vais du feu de camp avec mon tapis de camping bleu (qui était étendu par terre précédemment), et je vais dormir dans une petite chambre toute désordonnée située dans une maison apparue comme par magie et avec du carrelage noir et blanc par terre. => je dois devenir architecte? le carrelage noir et blanc va devenir une valeur sûre en matière de décoration? l'homme de ma vie aimera le camping?

Après, je suis réveillée (dans mon rêve) par des bruits étranges et indistincts. Je sors de ma chambre, habillée avec mon long manteau noir, et je vais dans la pièce d'à côté, qui s'avère être la cuisine. Le guitariste en question (que nous surnommeront José), s'y trouve, l'air totalement défoncé. => j'ai froid la nuit? je ne dois pas devenir architecte et construire des maisons où chambre et cuisine sont voisines? l'homme de ma vie me fera souffrir en se droguant?

Bon, la suite du rêve est carrément glauque, parce que je passe mon temps à avoir peur que José ne fasse une overdose en reprenant du LSD et que ma colocataire arrive et s'occupe de vérifier qu'il n'en fasse pas une, prétextant "avoir l'habitude". Je vous passerai par conséquent l'analyse de ces étranges instants qu'il vaudrait mieux oublier.

6°) Même s'il est totalement surnaturel, le rêve m'a quasiment hantée ce matin, quand je prenais le bus pour aller à mon cours finalement annulé, et que je n'étais pas très bien réveillée. Limite, ça me donnait des sueurs froides quand j'y pensais. Je fais souvent des rêves auxquels je repense sans cesse pendant quelques heures, voire jours, voire même que je refais les nuits suivantes, un peu à la manière d'un psychopate. Que je suis peut-être, remarquez.

7°) Si ça c'est pas de la note décousue totalement pointless, alors Dr House a l'intellect d'un poisson rouge.

samedi, 06 septembre 2008

parfois, femme ne varie pas

Note commencée le 6 sept à 01:00 environ, qui ne put malheureusement être achevée dans la même nuit.

 

Mes dernières vingt-quatre heures ont été d'une rare intensité, même pour un clubbeuse à la beauté fatale comme je le suis.

Mon esprit s'emmêle, d'une fatigue épouvantable et d'une incroyable lassitude. Mes idées restent claires sans que je ne puisse trouver les mots pour les formuler logiquement. J'ai envie de raconter ce qui s'est passé dans ma vie ces derniers jours, mais j'ai peur. Peur de quoi? me demandez-vous, agacé et impatient d'en savoir plus sur mes salaces tribulations. Et bien, peur que la torpeur dans laquelle je suis plongée en ce moment ne s'évanouisse, et que je me retrouve confrontée à la dure réalité. Je vous l'avoue volontiers, j'ai fait n'importe quoi et même encore pire. Et je ne veux pas m'en rendre compte, pour l'instant.

Petit retour en arrière. Jeudi, tard dans la nuit, je m'en allai retrouver deux amies du lycée avec qui soirée boite était prévue. Une bouteille de coca mélangée à de la tequila tenta de nous attaquer et nous dûmes nous sacrifier pour sauver nos peaux: le nectar fut bu avec une insolente rapidité et quelques cookies vinrent se mêler à l'alcool dans nos estomacs respectifs.

Puis, le temps passa, et nous nous retrouvâmes bientôt sur la piste de danse de ma boite du moment, celle où il y a encore deux ou trois mois je n'aurais pas mis les pieds sans avoir été payée pour. Vous me connaissez, je ne suis pas cavalière, aussi ne pus-je repousser les avances d'un charmant garçon rencontré par l'intermédiaire de son meilleur pote venu draguer mon amie et moi-même. C'est là que de longs et langoureux baisers scellèrent notre attirance mutuelle, avant que mon nouvel ami ne doive repartir.

A cet instant précis, mon esprit se figea littéralement. Je vis a.

Oui, a. Toujours le même a.

Mais je vous avouerai tout, c'était presque prévu que je le voie en boite ce soir-là. Parce que je lui avais dit que j'avais compris qu'il s'en fichait de moi et que ça m'était égal, et puis que je lui avais renvoyé un texto digne de la plus faible des femmes dans un instant d'égarement, et enfin qu'il m'avait appelée pour tirer la situation au clair.

Brefou, a était là. Et sans doute même que a m'a vue avec ce garçon en train de nous embrasser.

Quelques rapides baisers montrèrent à ce brave homme que j'étais ravie de le revoir, avant qu'il ne s'en aille dans un lieu inconnu dans un but inconnu pour une raison inconnue. A cet instant, mes amies et moi-même rencontrâmes un autre garçon fort sympathique qui nous accompagna hors de la boite.

Et c'est devant la pancarte un peu défraichie nommant la discothèque, que nous rencontrâmes deux garçons. Pour plus de clarté dans mon récit, l'un d'eux sera surnommé Poney (euh c'est son vrai surnom, en fait), l'autre Erwan. Brefou, Poney, Erwan, mes deux amies et moi prîmes le chemin de mon appartement, et malgré moi j'acceptai de recevoir les deux mâles chez moi pour qu'ils puissent manger des Weetabix, selon les incessantes réclamations d'Erwan.

Je précise que c'était par pure bonté de coeur. Aucune pensée coquine ne m'était venue à l'esprit. Vraiment.

Finalement, Erwan et moi nous rapprochâmes à cause des multiples taquineries dont il me fit l'honneur d'être l'héroïne, et bientôt nos lèvres se rencontrèrent, dans un contexte dont il m'est impossible de me souvenir. La boisson avait eu raison des limites imposées par ma morale (et m'avait presque fait oublier que quelques temps auparavant j'embrassais deux autres mecs...), et je ne pouvais décemment repousser les avances de mon nouvel ami.

Nous arrivâmes enfin à destination, sous une pluie rafraichissante, et je faillis me tromper de code d'interphone. Parce que justement, il n'y a pas d'interphone chez moi, juste un code à composer. Et que régulièrement, c'est mon code de carte bleue qui s'impose à mon esprit au moment M.

Et là...

Là la suite devrait être censurée pour ce qui est des moments passés avec Erwan dans mon petit lit une place.

Vous me connaissez, je reste un peu prude, quand même.

Mais la suite de la suite vous sera peut-être narrée. Bientôt. Style, demain si je m'ennuie.