jeudi, 16 avril 2009
où la naïveté s'avère fort amusante
Avant hier, je me demandais ce qui pouvait être plus glauque que rencontrer par hasard un ancien plan d'un soir qu'on a un peu envoyé balladé quelques mois plus tôt.
Hier, j'ai trouvé : rencontrer par hasard un ancien plan d'un soir qu'on a gentiment refusé de revoir et qui croit qu'on a fait exprès de le revoir parce qu'on veut renouer les liens précipitamment interrompus des mois plus tôt.
J'avoue que quand j'ai réalisé qu'il pensait que j'étais venue dans le magasin où il travaille pour lui, j'ai rit. Quelle naïveté, quelle candeur, que dis-je, quelle touchante niaiserie! D'ailleurs en le voyant, j'ai aussi réalisé que j'avais beaucoup évolué, tous ces derniers mois - depuis l'été dernier, en fait. Qu'aujourd'hui, je me serais sans doute laissée charmer par lui l'espace de quelques instants, mais que je ne me serais pas sentie aussi mal le lendemain par ses quelques mots, "si l'on ne disait rien à ta colocataire?", si anodins mais si cruels en même temps. Ne rien dire à ma colocataire, quelle importance puisque nous nous détestions toutes les deux à cette période? Mais en même temps, ne rien dire à ma colocataire, c'est à dire garder le secret sur cette brève relation, l'enterrer et l'oublier. Oh, ma revanche sur sa fâcheuse phrase, je l'ai eue une semaine plus tard, lorsqu'il m'a proposé de nous revoir. Encore une fois, douce et risible naïveté! Croyait-il réellement que je resterais disponible pour lui alors qu'il avait meurtri mon ego une première fois? Je n'étais pas ce genre de fille, à l'époque déjà, et l'on ne pouvait me jeter pour me reprendre ensuite.
Sauf Erwan. Une histoire assez affligeante, en bref.
Mais oublions ce gougnafier et concentrons-nous sur l'essentiel : moi. Oui, oui, je me la joue égocentrique, narcissique, vaniteuse, pleine d'orgueil et autres égoïsmes. Moi, je ne peux m'empêcher de sentir quelques frissons de gêne en constatant la naïveté quasi adolescente de mon ancien plan d'un soir [qui, entre paranthèses, est si insignifiant qu'il ne mérite même pas un joli surnom soigneusement engendré par mon esprit dérangé]. Bigre, comment empêcher tout parallèle de se faire entre son ingénuité, et ma propre innocence vis à vis de ma seconde relation avec P?! A peine nous étions-nous revus qu'un espoir insensé m'avait envahie toute entière : j'aurais réellement apprécié rester avec lui un peu plus que deux semaines. Pour un total de quatre semaines presque tout pile, un petit mois en somme. Un mois de février. Je suis sortie avec P l'équivalent d'un mois de février. Et ça craint.
Bien sûr, je peux m'enorgueillir d'être sortie avec ce type pendant un mois (de février). Un mois, à l'échelle d'une lentille de contact, c'est une vie entière, j'en suis consciente. Un mois, pour un candidat malheureux de la Star Académie, ça reste une expérience extraordinaire, certes. Un mois, pour un fan hors-la-loi qui attend désespérément le dernier épisode en téléchargement illégal de Dr House/Grey's/insérer ici toute autre série télévisée, c'est une éternité, j'en conviens. Mais pour une jeune donzelle qui rêve de vivre l'Amour et de rencontrer enfin son prince charmant, un mois, c'est rien. Rien. Rien.
Alors oui, sur le moment, quand il m'a annoncé qu'il me larguait ni plus ni moins par téléphone, je me suis sentie très attristée et j'en aurais presque préféré un texto de rupture, histoire que je ne lui apprenne pas en direct que ça me donnait envie de pleurer. On est comme ça, quand on n'est ni cavalière ni inconvenante, on a envie de pleurer parfois.
Et puis, ensuite, j'ai rit.
J'ai rit de me prendre la tête pour un mec qui, soyons franc, n'en vaut pas la peine. Il est gentil? Il y en a d'autres. Il est marrant? Il y en a d'autres. Il est mignon? Mouais, il y en a BEAUCOUP d'autres largement mieux. Il est intelligent? Idem. Que lui trouvais-je? Pourquoi avoir eu envie de le fréquenter, si on peut tellement trouver mieux? Et bien, je sais que je passerais bien pour une fille un tantinet grivoise, presque licencieuse dans mes propos, mais je pense que j'appréciais juste nos moments d'intimité extrême. Il me faisait oublier Erwan et la fin désespérante de ma non-relation avec ce dernier me semblait moins désespérante, quasiment anodine, tout compte fait.
Où ai-je fait preuve de naïveté, me demandez-vous, et surtout en quoi est-elle amusante? Ou bien tente-je de vous duper en douceur en plaquant un titre en désaccord total avec le contenu de la note? Que nenni, et je vous répondrai du fond de ce qui me reste de du coeur : j'ai été bien naïve de croire que je pouvais commander mes sentiments, bien naïve de penser que j'avais profondément envie de sortir avec P (la première comme la deuxième fois où la question s'est posée), bien naïve de me dire que je pouvais en tomber amoureuse un moment ou un autre.
Parce que si je me remets d'une rupture "d'un mois" (tout temps additionné, et mois de février, certes) en une nuit (passée seule sans alcool ni amant furtif), c'est que quelque chose clochait. Et que je me contentais de me mentir à moi-même. Oh, j'ai pleuré, j'ai vraiment eu besoin d'un câlin d'amie très intime, mais trois heures après le coup de téléphone de P, j'étais passée à autre chose.
Ce qui m'a sauté aux yeux, le lendemain matin de cette rupture, c'est à quel point je m'en fichais, finalement, de P, de notre relation naissante, de tout cela.
Là, je suis supposée vous sortir que j'ai vingt ans et que j'ai juste envie de m'éclater et vivre ma jeunesse comme une folle. Mais en fait non.
Bref, je m'en fichais de ce P, de cette relation, du reste par la même occasion. Parce qu'il y a des choses beaucoup plus importantes que ça, et je ne citerai pas mon coeur brisé par Erwan car il est temps que je passe à autre chose que diable! Mais parce que je ne sais pas moi-même ce que je veux. Un copain? Plusieurs? Une relation longue? Des relations courtes? Un PCF? Plusieurs? En fait, tout est question d'ego et cette nuit, à minuit passée, tout ce qui m'importe c'est me sentir appréciée pour ce que je suis. Je ris de voir tout ce qui peut être englobé dans cette petite expression, d'apparence si innocente.
J'ai l'impression de ne même pas demander d'amour, en fait. Mais puis-je pour autant renier mon romantisme profondément ancré en moi et la petite pointe d'envie qui me guette à la fin de chaque comédie romantique regardée avidement? Ai-je le droit, au nom de l'ego et de ma soif de reconnaissance, de prétendre à tout autre chose que ce à quoi je devrais tendre? Depuis que j'ai commencé à faire un peu n'importe quoi avec les garçons, je me suis dit que j'attendais juste de rencontrer le bon garçon avec qui vivre une belle et longue histoire amoureuse, où il rencontrerait mes parents au bout de quelques mois et où je rencontrerais les siens, qui me ferait la cuisine et aimerait mes pâtes trop cuites aux poireaux, qui m'embrasserait sous la pluie mais me trouverait jolie avec le maquillage dégoulinant, et surtout qui serait fou de moi et dont je serais folle. Pourtant, aujourd'hui, ça ne m'attire même plus. Je veux juste un garçon, doté d'atouts physiques et intellectuels, dont la compagnie me plaise, avec qui je pourrais devenir intime mais sans m'impliquer émotionellement. Histoire de le larguer sans états d'âme. Mais sans qu'il ne me largue avant, quand même. Je ne suis pas masochiste.
Mais je suis extrêmement fatiguée et je sais que cette note décousue n'aurait pas lieu d'être sur tout autre blog de fille.
Enfin, surtout cette conclusion un peu rustre comme quoi l'amour ne m'attire plus.
Ne me sentez pas désabusée ni blasée de la vie. Je suis juste d'une étrange humeur émotionnelle, ces temps-ci. Une coquille vide, en fait.
00:27 Publié dans →tourments de l'existence terrestre← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : relation, célibataire, garçon, pcf
dimanche, 08 février 2009
un samedi soir d'intenses réflexions nocturnes
Ce soir, je suis rentrée bien tôt.
On est samedi soir, pourtant. Et je passais un excellent début de soirée.
Mais au moment d'aller en boîte, j'ai changé d'avis. Oui, moi, grande clubbeuse devant l'éternel, j'ai renoncé à l'idée d'aller m'éclater en boîte.
Pourquoi, me demandez-vous, pourquoi, me demande-je?
La lassitude. Un sentiment étrange, presque lancinant, qui s'installe régulièrement dans mon esprit. Et aux moments les plus inattendus, évidemment. Genre, un samedi soir aux alentours d'une heure du matin, ou un jeudi avant même de partir chez des amis pour une soirée.
Aller en boîte, soit. Mais à quoi bon, finalement? Je sais ce qui s'y passera...
Boire un verre ou deux. S'élancer dans le fumoir et se défoncer à la cigarette. Rencontrer un inconnu, deux ou trois. Sourire à tout va, rire gentiment, danser insouciamment. Embrasser un garçon, deux ou trois. Donner mon numéro de téléphone, un vrai ou un faux, au choix ou aléatoirement. Se sentir égocentriquement pleinement heureuse et satisfaite. Et le lendemain, oublier un prénom, ignorer un texto ou un appel, attendre un rendez-vous ou espérer ne plus entendre parler du garçon en question, se souvenir que d'autres garçons existent et méritent de l'attention...
Ou au contraire. Danser sans personne, risquer une déception narcissique, sentir l'alcool redescendre et la fatigue monter, rêver d'ôter ses jolies chaussures à talons et de se précipiter dans son lit.
Pour ma part, la première hypothèse reste la plus courante. Heureusement pour mon ego, rares sont les soirées en boîte où aucun individu masculin n'a tenté une approche en ma direction. A vrai dire, j'en étais finalement arrivée à un point, après mes folies estivales, où une soirée sans embrasser personne ne me semblait même pas réussie... Situation qui n'a toutefois pas duré: certes, je ne suis pas rogue, ni cavalière remarquez, mais concupiscente à ce point!
Ah, l'été! Il me tarde presque de le voir revenir, moi qui aime tant l'hiver et la fraîcheur des journées de février! Je m'imagine déjà, tentant de faire bronzer ma pâle peau de blonde (foncé, le blond, peut-être, mais j'en reste bien blanche) sur les pelouses du Thabor, attendre avec impatience mon voyage en Corée du Sud fin août, bayer aux corneilles ou à une amourette de vacances... C'est dans ces moments de contemplation que je réalise à quel point j'aime la vie quelle qu'en soit la saison, printemps, été, automne, hiver. Le chaud, le froid, la pluie, le soleil, c'est mon truc.
Mais pour en revenir à cette froide soirée de février, celle quittée un peu prématurément, je n'avais qu'une idée en tête, bien malheureusement... A quoi bon me mentir, à quoi bon refouler cette vérité que je me dois de cacher pour mon propre bien sentimental? J'aime encore Erwan, c'est tout, et le fait qu'il ait tenté d'établir un contact vendredi a brisé le reste de coeur qu'il m'avait laissé la dernière fois qu'on s'est vu. Même en sachant qu'il avait une copine et qu'il me proposait de se voir quand même "si je le veux", ce à quoi j'ai répondu que je ne comprenais pas ce que LUI, il voulait. Quel intérêt pour lui de tromper sa petite amie avec moi? Et surtout, comment puis-je ne pas être littéralement dégoûtée par un garçon qui trompe ainsi sa copine?
Sans doute parce que je le fais moi-même, tromper de la sorte. Sans grand regret ou culpabilité invivable, d'ailleurs.
Même si je me berce de la douce illusion de changer lorsque j'aurais rencontré le bon.
Mais le problème, c'est que le bon, dans mon affligeant état d'esprit, c'est lui. Erwan. Ce garçon peu fréquentable pour la commune des mortelles, cette plaie pour les coeurs un peu romantiques.
Cependant, tout ceci ne sont que de petites pensées tardives, écrites devant Premiers Baisers.
Et demain sera un autre jour.
A la lumière duquel Erwan apparaîtra plus comme un manipulateur inintéressant que comme le garçon qui me fait serrer le coeur et pleurer mentalement un peu trop souvent.
03:06 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : erwan, soirée, boîte, lassitude, garçon, flirt
samedi, 06 septembre 2008
parfois, femme ne varie pas
Note commencée le 6 sept à 01:00 environ, qui ne put malheureusement être achevée dans la même nuit.
Mes dernières vingt-quatre heures ont été d'une rare intensité, même pour un clubbeuse à la beauté fatale comme je le suis.
Mon esprit s'emmêle, d'une fatigue épouvantable et d'une incroyable lassitude. Mes idées restent claires sans que je ne puisse trouver les mots pour les formuler logiquement. J'ai envie de raconter ce qui s'est passé dans ma vie ces derniers jours, mais j'ai peur. Peur de quoi? me demandez-vous, agacé et impatient d'en savoir plus sur mes salaces tribulations. Et bien, peur que la torpeur dans laquelle je suis plongée en ce moment ne s'évanouisse, et que je me retrouve confrontée à la dure réalité. Je vous l'avoue volontiers, j'ai fait n'importe quoi et même encore pire. Et je ne veux pas m'en rendre compte, pour l'instant.
Petit retour en arrière. Jeudi, tard dans la nuit, je m'en allai retrouver deux amies du lycée avec qui soirée boite était prévue. Une bouteille de coca mélangée à de la tequila tenta de nous attaquer et nous dûmes nous sacrifier pour sauver nos peaux: le nectar fut bu avec une insolente rapidité et quelques cookies vinrent se mêler à l'alcool dans nos estomacs respectifs.
Puis, le temps passa, et nous nous retrouvâmes bientôt sur la piste de danse de ma boite du moment, celle où il y a encore deux ou trois mois je n'aurais pas mis les pieds sans avoir été payée pour. Vous me connaissez, je ne suis pas cavalière, aussi ne pus-je repousser les avances d'un charmant garçon rencontré par l'intermédiaire de son meilleur pote venu draguer mon amie et moi-même. C'est là que de longs et langoureux baisers scellèrent notre attirance mutuelle, avant que mon nouvel ami ne doive repartir.
A cet instant précis, mon esprit se figea littéralement. Je vis a.
Oui, a. Toujours le même a.
Mais je vous avouerai tout, c'était presque prévu que je le voie en boite ce soir-là. Parce que je lui avais dit que j'avais compris qu'il s'en fichait de moi et que ça m'était égal, et puis que je lui avais renvoyé un texto digne de la plus faible des femmes dans un instant d'égarement, et enfin qu'il m'avait appelée pour tirer la situation au clair.
Brefou, a était là. Et sans doute même que a m'a vue avec ce garçon en train de nous embrasser.
Quelques rapides baisers montrèrent à ce brave homme que j'étais ravie de le revoir, avant qu'il ne s'en aille dans un lieu inconnu dans un but inconnu pour une raison inconnue. A cet instant, mes amies et moi-même rencontrâmes un autre garçon fort sympathique qui nous accompagna hors de la boite.
Et c'est devant la pancarte un peu défraichie nommant la discothèque, que nous rencontrâmes deux garçons. Pour plus de clarté dans mon récit, l'un d'eux sera surnommé Poney (euh c'est son vrai surnom, en fait), l'autre Erwan. Brefou, Poney, Erwan, mes deux amies et moi prîmes le chemin de mon appartement, et malgré moi j'acceptai de recevoir les deux mâles chez moi pour qu'ils puissent manger des Weetabix, selon les incessantes réclamations d'Erwan.
Je précise que c'était par pure bonté de coeur. Aucune pensée coquine ne m'était venue à l'esprit. Vraiment.
Finalement, Erwan et moi nous rapprochâmes à cause des multiples taquineries dont il me fit l'honneur d'être l'héroïne, et bientôt nos lèvres se rencontrèrent, dans un contexte dont il m'est impossible de me souvenir. La boisson avait eu raison des limites imposées par ma morale (et m'avait presque fait oublier que quelques temps auparavant j'embrassais deux autres mecs...), et je ne pouvais décemment repousser les avances de mon nouvel ami.
Nous arrivâmes enfin à destination, sous une pluie rafraichissante, et je faillis me tromper de code d'interphone. Parce que justement, il n'y a pas d'interphone chez moi, juste un code à composer. Et que régulièrement, c'est mon code de carte bleue qui s'impose à mon esprit au moment M.
Et là...
Là la suite devrait être censurée pour ce qui est des moments passés avec Erwan dans mon petit lit une place.
Vous me connaissez, je reste un peu prude, quand même.
Mais la suite de la suite vous sera peut-être narrée. Bientôt. Style, demain si je m'ennuie.
15:28 Publié dans →confusions bacchanales← | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : soirée, boite, a, garçon, sexe, erwan

