jeudi, 23 octobre 2008
où l'on part sur de nouvelles bases, en fait.
Très bien, la chance ne doit pas être avec moi aujourd'hui.
Parce que j'avais écrit une longue note racontant tout ce qu'il y avait de nouveau dans ma vie et qui allait vous transporter de joie, vous, mes ardents lecteurs. Mais que malheureusement, la note ne fut sauvegardée à temps.
Brefou. Je vais m'efforcer de faire preuve du même enthousiasme, de la même joie que ceux éprouvés dans feue ma note passionnante... Parce que aujourd'hui, mes amis, j'ai plusieurs péripéties à vous raconter, oh oui.
Déjà, je vous propose de tirer un trait définitif sur la saga merveilleuse que je vous proposais il y a quelques temps, pour la simple et bonne raison que la passion dévorante qui m'envahissait à la pensée de George m'a littéralement désertée. Aussi surprenant que cela puisse sembler pour tout être sensé doué de raison, je ne suis plus du tout, mais alors plus du tout amoureuse de lui. Je ne pourrai trop m'expliquer comment j'ai pu l'oublier aussi vite, mais toujours est-il que ce n'est pas plus mal...
Mais alors, vous exclamez-vous vivement, cela aurait-il à voir avec C? Le brave garçon aurait-il fini par me faire craquer et serais-je enfin amoureuse de lui comme une bonne et fidèle petite amie de son petit ami?
Que nenni, vous réponds-je avec fermeté, et bien au contraire. Laissez-moi vous conter une petite histoire.
Il était une fois une jeune étudiante qui compensait un physique peu à son avantage par une folie légère faisant, au regard de certains allumés ou de quelques purs inconnus, tout son petit charme. Elle avait comme tous ses acolytes universitaires pour habitude de consacrer la nuit du jeudi aux soirées étudiantes, buvant avec excès légèrement et dansant comme une malade timidement en boîte de nuit avec des amis. Elle avait un petit ami qu'elle appréciait raisonnablement, le fréquentant depuis un peu plus d'un mois, lorsque le destin la poussa à franchir les portes d'une discothèque sympa, avec un de ses plus proches amis, une amie de cet ami, et un ami de l'amie de cet ami qui sera surnommé Reun pour une raison qui m'est évidente mais que je ne divulguerai point.
Là, je coupe, histoire de pas trop entrer dans les détails.
Brefou, au cours de la soirée, un rapprochement eut lieu entre la demoiselle et son nouvel ami, qui finirent par s'embrasser longuement. Hélas, il dut ensuite partir, la laissant seule et désespérée (parce que les deux autres amis dansaient ensembles), entourée de garçons intéressés et sans scrupules. C'est ainsi qu'elle se réfugia auprès d'un autre garçon, qui ne mérite pas de surnom. Elle gardait Reun en tête mais, persuadée de ne pas pouvoir lui plaire sans l'emprise de l'alcool, préférait l'oublier.
Finalement, un courage extrême lui permit de demander à l'amie de son ami le numéro de Reun, à qui elle envoya un texto. Reun y répondit avec galanterie et accepta même de la revoir, ce qui la transporta de joie.
Entre temps, le weekend était arrivé et la jeune demoiselle devait participer au stage de rentrée organisé par son orchestre. Mais alors qu'elle écoutait tranquillement de la musique sur son magnifique Nokia 5610 Xpress Music rose en compagnie de son très cher ami P-Y, son téléphone s'arrêta brusquement. Impossible de le rallumer. Le désespoir l'assaillit lorsqu'elle réalisé qu'elle n'avait pas sauvegardé le numéro de Reun, qu'elle était donc incapable de reprendre contact avec lui à son retour pour espérer un rendez-vous avec lui.
Elle passa le weekend à pester contre son téléphone et imiter le caractère râleur de sa colocataire. Il faut également avouer qu'entre deux critiques à l'égard de son portable, c'était son petit ami C qui était la cible de ses paroles un peu cavalières. Elle se rendait compte véritablement qu'elle ne pouvait continuer à sortir avec C, en partie parce que C ne donnait plus l'impression de vouloir vraiment la fréquenter.
Alors, le lundi matin, elle prit les choses en main. Ne pouvant contacter C par un coup de téléphone ou un texto, décidant que de toute manière ce n'était pas la peine de lui proposer un rendez-vous style "il faut qu'on parle", elle eut une idée de génie.
Le message facebook.
Ici, il faut préciser que c'était un message personnel, pas sur le mur, surtout que C ne l'avait toujours pas rajoutée comme amie au bout d'une semaine (une des raisons pour lesquelles la jeune étudiante avait décidé de le quitter).
Mais tout de même, une telle désinvolture était nouvelle pour elle. Un long message fut cependant envoyé à C et le statut facebook transformé de "rien" en "célibataire".
C'est ainsi que s'acheva son histoire d'amour merveilleuse avec C.
Mais ses tribulations ne s'arrêtent pas là, évidemment que non. Parce qu'entre-temps, elle avait pu récupérer le numéro de Reun auprès de son ami, l'ami de l'amie du garçon. Brefou, rendez-vous fut donné le mercredi soir, après le cours de salsa de la jeune femme.
Passons sur le fait qu'elle mit des heures à choisir une tenue pour finalement changer au dernier moment, qu'elle était morte de trouille à l'idée de le revoir et de ne pas lui plaire sobre, qu'elle avait peur aussi qu'il ne lui plaise plus du tout. Simplement dit, l'inquiétude l'assaillait sans pitié et elle rejoignit le lieu de rendez-vous l'estomac noué et la gorge sèche.
Reun arriva enfin, légèrement en retard ce qui avait fait paniquer la demoiselle, et ils s'en furent boire un cocktail dans un bar.
Je passe aussi rapidement sur la soirée, en résumant les informations essentielles: ils ont bien ri, ils ont bien discuté, ils ont bu 1/2L de cocktail de chacun, elle a réalisé à quel point son profil ressemblait à celui du premier garçon qu'elle avait surnommé George (enfin le deuxième, pour être rigoureuse). Puis, minuit passé et cocktail offert par Reun, ce dernier la raccompagna jusqu'à chez elle. Là, ils continuèrent à discuter, puis se comportèrent en vrais gamins et laissèrent un petit mot anonyme, fait de lettres déchirées dans le magazine de la métropole, sur la voiture de la colocataire de la jeune fille.
Puis, vint le moment où il fallut se quitter et poser la question de savoir s'ils allaient se revoir. La jeune fille s'enquit timidement des intentions de son chevalier qui lui répondit "bah oui!!!" avant que leurs lèvres ne se rencontrent afin d'achever leur soirée par un tendre baiser. Enfin, plusieurs tendres baisers, on ne peut rien vous cacher.
C'est ainsi qu'elle mit fin à son célibat, de la manière la plus agréable et douce possible.
Bon, bon, bon, je sais que je ne dois pas me réjouir trop vite, que cela ne va peut-être pas durer. Surtout que les vacances sont là et qu'il rentre chez ses parents pour quelques jours dès demain après-midi... Il peut se passer plein de choses d'ici à ce que l'on se revoit... Même si j'espère que cette fois, ça va durer.
Parce que pour une fois que je peux potentiellement sortir avec un garçon qui me plait vraiment, je n'ai pas envie que ça s'arrête comme ça.
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vendredi, 10 octobre 2008
où l'on oublie, momentanément, l'épisode 2.
Aujourd'hui n'est pas un grand jour, c'est moi qui vous le dit.
Par conséquent, je ne ferai pas de la grande note glamour et passionnée. Non, même si cela semble un peu rustre, je ferai de la note décousue.
Oh, ne vous plaignez pas, bande d'ingrats lecteurs avides de ma passionnante littérature, déjà que je reviens écrire ici.
Enfin, je vous dois bien ça. Deux semaines sans la palpitante description de mes folles aventures, c'est vrai que ça doit être difficile à supporter! Sans doute que l'alcool vous aura permis d'oublier quelques instants votre désespoir et reprendre confiance en la vie, avant de revenir sur mon blog et réaliser que finalement, la vie ne vaut d'être vécue sans moi. Et vous avez raison.
Mais trève d'apitoiement sur votre sort. Il faut savoir être fort, même dans les situations les plus insoutenables.
Donc. Bref.
1°) J'aime faire des listes, en fait. Et sur mon ancien blog, j'écrivais des notes plus courtes mais régulièrement sous forme de liste. C'est assez pratique pour mettre ses idées au clair, et même si aujourd'hui je n'ai aucune idée pas besoin de les mettre au clair, adopter cette mise en page apportera un renouveau certain, une agréable fraîcheur, sur ce blog.
2°) Hier soir, j'ai croisé Erwan en me rendant chez des amies pour la soirée. Il était tard, il faisait nuit, et je ne l'ai pas vu, au début. Je me demande encore ce qui m'a surprise le plus: le fait qu'il me parle (ou plus précisément, qu'il me hèle afin d'attirer mon attention pour me parler!) alors qu'il aurait du pu se sentir gêné, ou alors le fait qu'il se rendait chez sa copine. A vrai dire, il était plus mignon que dans mon souvenir, en fait je l'ai trouvé physiquement charmant et je me suis souvenue de pourquoi je ne lui avais pas résisté bien longtemps.
Bien sûr, ça me fait plaisir de me dire qu'il est heureux avec sa copine. En même temps, je ne peux pas m'empêcher de ressentir un peu de jalousie. Oui, de la jalousie, à me demander pourquoi ce n'est pas moi, cette copine? Je ne veux pas dire par là que je souhaite (ou que je souhaitais) sortir avec Erwan. Je veux simplement comprendre pourquoi je n'attire pas sérieusement ce genre de garçon. Leur plaire un soir, c'est plus facile que chanter plus juste que les élèves de la Star Academy, okay. Mais leur donner envie de sortir avec moi, de me fréquenter, ça me semble encore plus difficile qu'écouter la dernière chanson de Carla Bruni-Sarkozy.
3°) Non mais elle est gonflée, vous exclamez-vous à raison, elle a un petit ami quand même! Ce C n'a pas l'air d'un mauvais bougre et s'il ne lui plaisait pas, elle n'aurait jamais du sortir avec lui, point final!
Votre sagesse n'a d'égale que ma stupidité. Je confesse librement mes fautes et j'avoue que si c'était à refaire, je n'irais même pas à la soirée de George. Parce que finalement, je n'en suis plus amoureuse et que... un secret m'empêche de dévoiler la suite. Soit, j'ai été un peu idiote à vouloir jouer les filles intéressées avec C alors qu'en réalité l'alcool me donnait simplement envie de plaire. Mais pour ma défense, je suis une gentille petite amie, plus que je ne l'étais avec b à l'époque, pas cavalière pour un sou et attentionnée. Pour exemple, je n'ai remis nos rendez-vous que quatre ou cinq fois en l'espace de quatre semaines.
4°) Parce que demain soir, cela fera quatre semaines que je sors avec C. Et vous me croirez aisément si je vous dis que je ne me suis toujours pas faite à cette idée. Peut-être que c'est lié au fait que je suis un tantinet réticente à l'idée d'avoir une vraie relation, sérieuse et épanouissante, fusionnelle et passionnée, avec lui. Non que je ne l'apprécie pas, je le trouve gentil. Mais là se pose tout le problème. Bien sûr que c'est important qu'il soit gentil. Mais j'aimerais pouvoir déclamer de longues phrases pleines de folie et de fantaisie sur l'avenir que j'envisage pour notre relation. J'aimerais m'extasier sur les moments que nous passons ensembles. J'aimerais rêver de lui la nuit et me rendre compte le matin que je suis amoureuse de lui. J'aimerais arrêter de dire à mes amis que je n'en peux plus de sortir avec lui et que j'attends la rupture avec impatience.
Je suis peut-être gentille avec C, je ne suis pas gentille vis-à-vis de notre relation. Je ne m'ennuie pas quand je suis avec lui car c'est quelqu'un d'intéressant et intelligent, et c'est sans doute le point le plus positif dans tout ça. Je ne cesse de retarder nos rendez-vous, mais une fois que je le vois et qu'il est parti, je me sens bien et presque heureuse. Mon égo est probablement la clé de toute l'histoire.
5°) Cette nuit, j'ai fait un rêve très étrange. Et je sais que vous aimerez autant que moi lorsque je les analyse.
Tout commence à la tombée de la nuit. Mes amis m'ont perdue parmi une foule immense rassemblée autour d'un feu de camp. On est assis sur les genoux et il me semble entendre la foule murmurer une prière. => je dois devenir scout? l'homme de ma vie est un scout? je dois me méfier des scouts? un ami scout va m'abandonner? je devrais envisager une reconversion professionnelle dans la musique religieuse?
Ensuite, je me retourne et je vois un garçon, qui m'est inconnu mais dont le visage m'est très clair, qui chante sa propre chanson avec une guitare sèche et un air un peu allumé. Je le reconnais, et je vois qu'il me reconnaît aussi, mais ni lui ni moi ne faisons un pas l'un vers l'autre. => je vais tomber amoureuse d'un chanteur? je devrais devenir chanteuse pour rencontrer l'amour? je dois me méfier des guitaristes? un garçon que j'ai fréquenté intimement va devenir une super star?
Puis, je m'en vais du feu de camp avec mon tapis de camping bleu (qui était étendu par terre précédemment), et je vais dormir dans une petite chambre toute désordonnée située dans une maison apparue comme par magie et avec du carrelage noir et blanc par terre. => je dois devenir architecte? le carrelage noir et blanc va devenir une valeur sûre en matière de décoration? l'homme de ma vie aimera le camping?
Après, je suis réveillée (dans mon rêve) par des bruits étranges et indistincts. Je sors de ma chambre, habillée avec mon long manteau noir, et je vais dans la pièce d'à côté, qui s'avère être la cuisine. Le guitariste en question (que nous surnommeront José), s'y trouve, l'air totalement défoncé. => j'ai froid la nuit? je ne dois pas devenir architecte et construire des maisons où chambre et cuisine sont voisines? l'homme de ma vie me fera souffrir en se droguant?
Bon, la suite du rêve est carrément glauque, parce que je passe mon temps à avoir peur que José ne fasse une overdose en reprenant du LSD et que ma colocataire arrive et s'occupe de vérifier qu'il n'en fasse pas une, prétextant "avoir l'habitude". Je vous passerai par conséquent l'analyse de ces étranges instants qu'il vaudrait mieux oublier.
6°) Même s'il est totalement surnaturel, le rêve m'a quasiment hantée ce matin, quand je prenais le bus pour aller à mon cours finalement annulé, et que je n'étais pas très bien réveillée. Limite, ça me donnait des sueurs froides quand j'y pensais. Je fais souvent des rêves auxquels je repense sans cesse pendant quelques heures, voire jours, voire même que je refais les nuits suivantes, un peu à la manière d'un psychopate. Que je suis peut-être, remarquez.
7°) Si ça c'est pas de la note décousue totalement pointless, alors Dr House a l'intellect d'un poisson rouge.
13:39 Publié dans →agglomérat philosophique← | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve, petit ami, c, existentialisme, relation, amour
samedi, 30 août 2008
où l'on se rend compte de mon désoeuvrement total
Hier, j'ai eu un rencart amoureux avec un mec super beau.
Nan, évidemment, aucune situation aussi excitante ne se présente dans ma vie de pauvre vacancière sans le sou.
En fait, j'avais simplement un rendez-vous à la banque.
Intéressant, vous me direz.
Mais je vais vous le dire franchement, ce qui était intéressant, c'était le physique extrêmement avantageux de mon banquier.
Un beau brun, bronzé et divivement vêtu d'un costard on-ne-peut-plus-sexy, avec un sourire adorable et un métier fort convenable. Qui aurait cru tomber sur un pareil mannequin dans une petite agence de petite ville de campagne? Sûrement pas moi. Limite j'aurais cru avoir affaire à un jeune stagiaire exploité qui rangerait le bureau de son supérieur hiérarchique.
Bon, c'est vrai que j'ai toujours un peu craqué pour les hommes bien habillés, ceux qui portent un complet bien taillé (dans mes rêves les plus fous, à délicates rayures grises). Donc bien sûr, j'étais déjà à moitié ralliée à sa noble cause.
Alors quand en plus il m'a démontré, vite fait mais démontré tout de même, son humour, que pouvais-je faire? Une résistance inutile? Me voiler la face et tout bonnement refuser l'attirance que j'épouvrais à son égard?
Si ma vie était un film, je lui aurais plu aussi et il m'aurait invité au restaurant avec une moue charmante. Mais ma vie n'est pas un film, et je suis repartie en lui serrant la main à mon départ de l'agence.
A part ça, j'ai regardé Secret Story ce soir, et c'est nul.
Si l'on excepte le physique extrêmement avantageux de Cyril, seule raison valable de mon visionnage parfois étrangement régulier.
Ah, vous exclamez-vous, ceci explique donc le titre de cette note merveilleuse.
Et bien oui.
Voilà.
Ma vie est un désoeuvrement total, un ennui quasi mortel, une succession de jours et de nuits qui hélas se ressemblent bigrement.
Surtout que j'aurais du voir a.
Oui, a. Toujours le même, qui m'exaspère à ignorer mes textos la plupart du temps puis réapparaît avec un petit texto du genre "je t'ap la sem proch, je t'embrasse" qui forcément nous réconcilie (enfin, me réconcilie avec lui, puisque je ne lui ai jamais reproché directement son indifférence). Les circonstances de ces derniers jours, sont des textos où il me dit qu'il a hâte de me revoir (et un autre détail que je n'oserai partager avec vous, par pruderie excessive sans doute), puis un silence radio depuis mercredi après-midi.
A, que je ne comprendrai sans doute jamais. Et avec qui je n'ai aucune relation (autre que sexuelle, à vrai dire). Et qui se fiche royalement de moi. Et qui m'énerve la plupart du temps. Et pour qui je craque dès que je le vois.
Enfin, ce dernier point n'est pas si sûr, vu que l'on ne s'est pas vu souvent. Mais toujours est-il qu'il m'attire terriblement et que je suis réellement trop faible devant un mec qui me plaît. Même s'il me plaît pas trop, d'ailleurs.
Mais je compte sur ma petite soirée de demain soir, les vingt ans d'une amie, pour me changer les idées en buvant et oublier un peu le vide sidéral de ma vie romantique en buvant. Et puis, peut-être même que dimanche matin j'appelerai a afin de lui proposer de se voir lui reprocher de se ficher de moi comme de son premier cartable.
Parlant de cartable, je change de fac à la rentrée.
Une rentrée qui en outre aura lieu le 22 septembre, soit plus tard que les autres étudiants de ma villle: un détail qui me transporte de joie, associé à la perspective d'avoir enfin des vacances à la Toussaint.
Cette année, la rentrée me sera difficile.
Parce que je serai en chevauchement dans une nouvelle fac. Dans laquelle je ne connais personne et dans une classe de 55 maximum.
Et oui, c'est ça de décider de plaquer la fac de droit de sa ville pour gagner l'institut catholique du coin.
Oh, ce n'est pas par conviction religieuse, ni même par envie de changement. Juste par calcul froid et logique, afin de pouvoir valider ma licence 2 sans top de problèmes. Evidemment, changer de cadre m'excite tout autant que ça m'inquiète... La peur de ne pas me faire d'amis se mêle à l'allégresse de me sentir à nouveau motivée pour mes études.
Parce qu'on a souvent tendance à l'oublier, et vous les premiers, j'en suis certaine, mais il n'y a pas que les garçons, les chaussures et le chocolat dans la vie. Il y a les études.
Enfin, surtout quand on est étudiant, vous êtes d'accord avec moi.
Mais brefou, il est temps pour moi de reprendre mes études en main, et de cesser la vie de débauche que je mène depuis quelques temps.
00:29 Publié dans →agglomérat philosophique← | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : flirt, a, relation, beau mec, costume, agacement
vendredi, 08 août 2008
suis-je au bord du précipice?
Aujourd'hui, le désespoir me guette.
Je suis seule, presque misérable, avec pour seule compagnie les nouvelles filles d'à côté et un bol de rice crispies au cacao.
B ne m'a pas répondu. A non plus, alors que je lui ai envoyé un texto il y a bien trois heures. Edit de 10 minutes plus tard: B m'a en fait répondu, semble ravi que je lui ai dégagé un moment samedi après-midi et me propose même de manger chez lui demain. Je ne suis pas cavalière, non, mais je m'apprête à refuser.
Mon existence morne et sans éclat a besoin de retrouver un peu de vitalité, de tonus. De joie, j'ai presque envie de dire.
La perspective de ma soirée est en revanche plus réjouissante que mes quelques prochaines heures. Quelques amis triés sur le volet ont été invités et une bouteille de faux Soho a été achetée, en attendant d'autres délicieux nectars. Peut-être même que le destin nous amènera jusqu'à ma boîte de nuit favorite du moment, celle où il y a peu je refusais de mettre les pieds mais que j'encense aujourd'hui comme un nouveau paradis. Il faut dire que mes dernières soirées là-bas se sont avérées riches en émotions et en garçons et, comme toute jeune fille un peu sensible, c'est toujours bon pour le moral de s'amuser comme une petite folle sans réfléchir aux conséquences de ses actes inconscients.
Mais avant le beau temps, la pluie. Je m'ennuie, surtout depuis que j'ai préféré le journal de treize heures à cette fabuleuse chaîne qu'est AB1. On me parle de cet accident avec l'orage et les petites filles dans la tente, on me parle des J.O. de Pékin, on me parle même de la bourse. Parfois j'ai envie de parler actualités et politique comme une adulte responsable, mais est-ce vraiment le rôle d'une jeune blonde sur un blog comme le mien? Un jour, j'aurai le courage de braver les préjugés et je me lancerai dans une audacieuse philippique contre le gouvernement ou les gens qui nous percutent dans la rue sans s'excuser.
Je sais que je suis un peu hardie, de me plaindre ainsi sans raisons recevables, certes. Mais je ne suis pas rogue, et je vous autorise, mes braves, à vous plaindre comme moi, ou même à vous plaindre sur le fait que je sois en train de me plaindre, ou encore vous plaindre de la possibilité de se plaindre parce que je me plains, etc. Brefou (expression copyrightée, s'il vous plaît, je peux me montrer impétueuse en cas d'utilisation abusive de ce mot), tout ça pour dire que je suis consciente de mon effronterie et que, mieux, j'en tire une certaine fierté. Je suis là où les gens ne m'attendent pas.
Parce que personne ne m'attend jamais.
Nan, je badine, bien sûr que des gens m'attendent. Parfois, quand je cours dans la rue pour attraper un bus, le chauffeur m'attend. Parfois, quand j'entre dans un amphi après un garçon galant en polo-mocassins, celui-ci m'attend pour me tenir la porte. Parfois, quand j'ai rendez-vous et que je mets du temps à me préparer, mes amis m'attendent. J'aurais peut-être du dire souvent, voire très souvent, il est vrai que dans ma définition de femme du monde, celle-ci aspire à se faire désirer. Une femme du monde n'est jamais en retard, non, elle se fait désirer juste ce qu'il faut pour exciter l'impatience de ses camarades.
Quand ma mauvaise foi s'esbigne ponctuellement, je reconnais que je suis en retard et j'avoue que j'ai avancé toutes mes heures de cinq minutes dans l'espoir insensé que je sois à l'heure un peu plus souvent. Peine perdue, je suis femme du monde dans l'âme. Chassez le naturel, il revient au galop. Mais j'en suis pas cavalière pour autant, dites-le vous bien.
Mais pourquoi, interrogez-vous avec curiosité et agacement, pourquoi désespérer lorsque son existence est aussi excitante que la perspective de faire un tour du monde bercée par les vagues en bronzant sur le pont d'un yacht appartenant à un milliardaire beau, musclé, bronzé et jeune?
Parce que vous savez que lorsqu'on mène une existence vraiment excitante, il n'en faut pas moins quelques passages à vide pour réaliser que son existence est réellement excitante.
Ce midi, que dis-je, ce début d'après-midi, est un de ces passages à vide.
Un de ceux où vous regardez vos quarante paires de chaussures dans le blanc des yeux, et vous leur annoncez haut et fort qu'il vous manque sans doute une paire de jolis souliers pour sortir, ou pour marcher vite sur les pavés du centre-ville de votre merveilleuse commune, ou pour bronzer dans l'herbe en vacances. Traduction: quelques dizaines d'euros vont bientôt se calter de votre porte-monnaie. Vraie traduction: vous parlez à vos chaussures, dois-je ajouter quelque chose à ce constat?
Ou un de ceux où vous sentez les larmes vous monter aux yeux comme de la moutarde, parce que vous n'arrivez plus à mettre la main sur le disque-dur externe de votre colocataire qui contient, ô bonheur et joie, les 6 saisons de S&TC tout comme les 3 et demi de Dr House. La colocataire, elle, est en villégiature à l'autre bout de la France (ou deux heures de voiture de chez vous, la question ne se pose pas) et il est hors de question de dépenser un texto gratuit pour se taper la honte en demandant où bigre peut-il bien être.
Ou encore un de ceux où une soudaine envie d'acheter un nouveau shampooing ou après-shampooing vous assaille.
Ou peut-être pas. Le shampooing, c'est peut-être juste mon truc à moi.
Brefou. Un passage à vide où l'essence même de votre quotidien se retrouve questionnée, doutée, voire contestée.
Un moment d'égarement, où vous vous retrouvez finalement à regarder les vacances de l'amour en espérant, vous aussi, avoir des amis aussi fantastiques que Laly ou Nicolas.
Mais là, j'exagère.
S'il vous plaît, quand même.
Mes propres amis sont déjà fantastiques.
Enfin. Un de ces instants troublés qui finalement disparaissent sans problème devant une perspective sympa telle que prendre une douche ou aller faire du shopping.
Même s'il ne s'agit que d'acheter du jus d'orange, dépenser de l'argent reste dépenser de l'argent et me comble de joie.
14:13 Publié dans →tourments de l'existence terrestre← | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soirée, b, relation, divagations, politique, égarement, amis
jeudi, 07 août 2008
vive moi, encore une fois.
Trouver un titre à mes notes a toujours été un véritable calvaire. Sur mes quelques anciens blogs, je finissais parfois par intituler mes articles "...", avec un dédain et un mépris notables. Mais, remarquez-le donc, ces temps glauques sont révolus et mon intellect puissant me permet bien de choisir de belles expressions pour baptiser mes écrits.
Brefou. C'est un mélange de culpabilité, d'ennui et de légère excitation innocente qui me pousse devant mon clavier à cette heure tardive. Oui, oui, heure tardive parce que demain matin je me lève à huit heures et que mes deux ou trois mois de vacances (relatives, bien entendu, qui dit étudiante occupée dit examens ratés et seconde session) m'ont largement fait perdre tout entraînement. Ah, pensez-vous si votre grand âge vous pousse à jalouser le mien, à vingt ans on récupère facilement. Certes, nous autres étudiants développons une faculté exemplaire à nous coucher à 5h30 du matin pour retourner en cours à 8h (si en première année) ou 10h (si en deuxième année) frais comme des gardons. Mais pour nous, vacances riment avec ... besoin de repos pour récupérer et se préparer pour l'année suivante.
Là vous vous attendiez à une super théorie sur la fatigue étudiante, mais en fait non.
Tout ça pour dire que je m'ennuie, je culpabilise et je n'arrive pas à dormir. L'ennui est un fléau terrible, autant que l'insomnie qui me guette si je tente de fermer les yeux avant minuit ou une heure. La culpabilité qui m'assaillit, en revanche, est un sentiment aussi attirant qu'inquiétant. Pourquoi, demandez-vous, pourquoi culpabiliser? Ma personne, si parfaite, ne peut rien se reprocher, c'est impossible.
Et bien, si.
Aujourd'hui, j'ai été une mauvaise petite amie.
J'ai reçu un texto de mon mec dès ce matin, 10h et quelques, un texto enthousiaste et rafraichissant dans lequel il m'expose son programme pour les deux ou trois jours à venir, en faisant une allusion au fait de se voir un de ces jours, pour jouer aux dames, probablement.
Je précise ici que je sors avec ce garçon depuis samedi, soit cinq jours. Ou vendredi si on compte le moment où je me suis rendue compte qu'il voulait sortir avec moi et que je l'ai précipitamment abandonné mais que la fatigue m'a empêchée de rester près de lui. Globalement, ça ne fait pas encore une semaine, hein. Et je l'ai vu une seule fois depuis que je suis avec lui. Et encore, je l'ai fait venir jusqu'à chez moi pour deux petites heures durant lesquelles on a du s'embrasser trois ou quatre fois. Et au bout de ces deux heures, je l'ai fait partir parce que je devais voir un autre type. Et que, encore pire, cet autre type a eu le culot de ne pas me répondre. Et que de ce fait je ne l'ai même pas vu. Et que j'ai même caressé l'idée de faire revenir mon copain officiel le soir tellement j'étais frustrée de ne pas avoir été au cinéma avec l'autre.
Je crois que je vais leur donner des surnoms, là, maintenant, afin d'éviter toute confusion. Alors A=l'autre homme que je fréquente, et B=le petit copain réel. J'adore donner des noms de code aux mecs, vraiment. J'en ai plein en réserve, des supers originaux comme Fernand, Joseph ou Saturnin, ou des historiques comme Henri IV ou Louis XIII, ou des branchés comme le mec au tee-shirt moulant blanc ou le gars à la coupe mulet.
Donc, pour en revenir à mes moucherons, j'étais bien réveillée quand j'ai reçu le texto mignon de B. Je le lis, tranquille, puis reposai délicatement mon téléphone à côté de moi en songeant qu'il pouvait bien attendre un peu. Après tout, c'est les vacances, je suis étudiante, je ne devrais pas me lever avant midi ou une heure. Je vaquai donc à mes occupations le coeur léger, et le texto fut trop rapidement finalement relégué au fin fond de mes tortueuses pensées.
Pour faire court, j'ai réalisé vers 21h30 ce soir que je n'avais même pas pris deux minutes pour répondre.
Alors que j'ai textos illimités.
Et qu'il le sait.
Ni une, ni deux, j'envoie un texto à B en prétextant une cure de désintoxication au téléphone m'ayant retenue loin de mon merveilleux portable. Puis, parce que je ne suis pas rogue, tout de même, je lui propose une entrevue samedi après-midi. Pas le soir, non, pas demain, non. Juste samedi après-midi, limite j'aurais défini une plage horaire comme entre 14h15 et 15h30.
Vous avouerez que, sans l'être en réalité, je parais un tantinet cavalière.
Surtout que je crois que je lui ai même pas écrit "bisous bisous" à la fin, alors que je le fais pour le reste de mes contacts. Sauf aux divers inconnus qui sont dans mon répertoire, mais ça c'est parce que je ne leur écris pas. Et qu'il le sait.
Oh et puis tant pis. Je lui ai répondu alors que je suis en pleine cure de désintox au portable, c'est un geste courageux qui montre mon attachement à sa personne. Et s'il trouve que ce n'est pas assez, alors tant pis, il n'a qu'à me quitter.
Limite, ça m'arrangerait.
Parce que quand même, je ne peux pas prétexter des prétextes nuls chaque fois pour éviter de le voir. Bigre, je suis supposée sortir avec lui, en pratique! Notre relation devrait être fusionnelle et merveilleuse. Je devrais me languir de lui en son absence et lui envoyer sans cesse des textos gratuits par peur qu'il en trouve une autre, pas établir des plans machiavéliques pour le quitter à la rentrée ou lui faire rencontrer une fille qui l'intéresserait et pour laquelle il me plaquerait.
Ah, si seulement tout était plus facile, un peu à la manière d'Hélène et les garçons ou Premiers baisers. C'est sûr que eux aussi vivent des drames et ont une vie parfois très confuse ; mais ils n'avaient pas de téléphone portable à l'époque, et sûrement pas de textos illimités ou d'appels gratuits vers orange et fixes le weekend. Je me verrais bien dans le rôle de Justine dans Premiers baisers, en fait, parce que Jérôme est plutôt mignon et que je la trouve jolie.
23:40 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : petit copain, mec, culpabilité, texto, a, b, relation

