mercredi, 03 juin 2009

inconstance et contrariétés

Ce soir, j'ai besoin d'écrire sur ce blog tristement abandonné depuis un certain temps.

Un mois exactement que j'ai écrit pour la dernière fois. Que suis-je devenue, en tout ce temps? Qu'en est-il de mon idylle alors renaissante avec C? Ai-je enfin trouvé la voie de la sagesse et ai quitté les chemins de l'immoralité jadis régulièrement empruntés?

Que de vastes interrogations, auxquelles je me dois de répondre avec une feinte impassibilité tout en me maudissant intérieurement. Si je m'écoutais, je vous proposerais un plan en deux parties de deux sous-parties chacune, parce que je suis finalement une juriste dans l'âme, mais mon échec face à mon examen de droit des sociétés ce matin me déprime suffisamment pour m'écarter de ce principe fondateur des études de droit.

Aussi, pour une fois, je me permettrai de laisser parler mon esprit littéraire, presque précieux, un tantinet paralogique en quelques situations. Ce même esprit qui me déserte parfois à mon grand regret, ou qui me submerge dans d'autres cas pour ma plus grande fierté personnelle. Ce même esprit qui me permet de composer de prudhommesque phrases malgré la souffrance qu'endurent mes oreilles lors du visionnage de la Nouvelle Star.

Oui, le voile est levé, je suis une no-life qui matte la Nouvelle Star le mardi soir. En ai-je honte? Presque. J'avoue que plus aucun candidat ne pourra égaler Julien Doré (so sexy...), Benjamin (so so so sexy...) ou Amandine. Sérieusement. Je me sens un peu old school, mais ces trois personnages sont les seuls que je retiendrai de la réalitie-tivie musicale française.

Bref. Passons outre cette critique fort constructive du télé-crochet de la 6, et revenons-en au sujet de cet article, de ce blog, des questions existentielles de l'univers planétaire: moi. Ou plutôt mes frasques érotico-sentimentales.

Je parlais donc, avec un air absolument enjoué, de cette relation redébutant opportunément avec ce brave C. Qu'en dire? Ce garçon souffre à mon avis de misogynie aigue, et ce trait de caractère est incompatible avec ma soif de dépravation liberté. Je ne supporte pas d'être traitée de la manière dont il me traite. Jamais il ne m'écrit, jamais il ne m'appelle. Jadis, lorsque j'étais en voie de tomber amoureuse de lui donc jusqu'à la semaine dernière, je le harcelais pour obtenir une réponse et un rendez-vous... Puisque je suis en plein étalage autobiographique, figurez-vous que samedi après-midi j'ai proposé à C de se voir ce soir... Et il m'a répondu il y a environ une heure pour me dire que jeudi, s'il décidait de ne pas aller à sa soirée prévue, on pourrait peut-être se rejoindre. Pour qui me prend-il? Ai-je l'air d'être à sa disposition? Pense-t-il pouvoir se comporter ainsi avec moi?

Je n'arrive pas à croire quon puisse me manquer de respect et d'intérêt à ce point. J'ai envie de l'envoyer ballader, j'ai même envie de le larguer sur facebook par un message sur son mur... que je ne ferai pas, évidemment, je suis une femme du monde.

Mais pense-t-il qu'il me satisfait? Qu'avec lui, je suis comblée physiquement comme psychologiquement? Je suis une fille foncièrement égocentrique romantique, au fond de moi-même, j'ai besoin qu'on s'intéresse à moi, qu'on me complimente parfois, qu'on m'appelle, juste qu'on me demande comment je vais. J'ai détesté, la dernière fois que je l'ai vu, lorsque qu'il m'a annoncé qu'il avait l'impression de faire quelque chose de mal en étant avec moi... Sur le moment, j'en aurais presque pleuré, mais en fait non. Depuis, je me suis reprise, et la tristesse a laissé la place à de l'agacement, de l'irritation. Ce n'est pas moi qui l'ai forcé à "faire quelque chose de mal" avec moi, je me susi contentée d'être là, tout bonnement. Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même si les principes archaïques de sa religion ne sont pas respectés. Je ne suis absolument pas concernée par un éventuel dévergondage de sa personne.

Et puis, j'ai rencontré un autre garçon.

Avant de commencer cette note, j'ai longtemps hésité à lui attribuer le surnom de Roméo, qui m'est tout de suite venu à l'esprit au regard de son prénom initial. Mériterait-il une telle appelation, si prometteuse, si personnalisée, si romanesque? Cependant, les marques de ma nuit de folie avec lui sont encore là. Les souvenirs intenses. Oui, il la mérite. Même si je ne reste que quelques jours avec lui, ça aurait toujours valu la peine... Puisqu'il me fait oublier, pour de vrai, Erwan, enfin physiquement parlant je veux dire.

Roméo, je le revois demain. Et j'ai hâte, hâte. Il est adorable et j'ai très, très, très envie de continuer un peu avec lui... Je reconnais que j'ignore si je peux en tomber amoureuse. Mais avant que je ne me lasse de nos instants d'intimité, il devrait se passer un certain temps... Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi épanouie, à vrai dire.

Enfin, épanouie, tout est relatif. Je n'aime pas l'idée de les tromper l'un et l'autre... Je ne peux pas quitter C parce qu'inévitablement notre relation disparaîtra lorsqu'il reconnaîtra qu'il ne reviendra pas à Rennes l'année prochaine. Il est hors de question que je me sépare de Roméo parce que, please, please, c'est pour l'instant le meilleur de tous les mecs que j'ai connus.

Que faire, alors?

1°) Quitter Roméo. Garder C. Hypothèse la plus ridicule de toutes.

2°) Quitter C. Garder Roméo. Hypothèse attirante mais difficile à mettre en place. J'ai toujours détesté rompre avec quelqu'un.

3°) Quitter Roméo. Quitter C. Hypothèse intéressante. Pourquoi pas, finalement? Je pourrais repartir sur de nouvelles bases, entamer une nouvelle vie de célibataire, retrouver une certaine liberté et embrasser une foule d'inconnus en boîte attirés par mon alcoolisme nocturne ma beauté suprême...

4°) Garder Roméo. Garder C. Hypothèse la plus applicable en l'espèce. Ce que je m'apprête à faire, en fait. Même si j'ai perdu mon agenda il y a deux semaines, ce n'est pas difficile de gérer deux relations, si? Si tant est qu'on peut parler de relation lorsqu'il s'agit de C...

samedi, 09 août 2008

petit mensonge et soulagement intense

Hier soir, j'ai largué b.

Oui ce détail de ma vie semble surprenant. Moi, la fille qui ne largue plus, jamais, traumatisée par le virement de bord de son premier petit ami qu'elle a osé quitté des années auparavant. Moi, la fille pas rogue pour un sou et plutôt affable au quotidien. Un brin cavalière dans les situations extrêmes, certes, mais généralement complaisante. Moi, la fille qui n'ose même pas dire à sa colocataire qu'elle ne supporte plus de devoir sans cesse défaire les boites en carton de biscuits Gerblé qu'elle jette sans états d'âme encore pliées dans la poubelle recyclage.

Et par texto, qui plus est.

Mais, demandez-vous avec empressement et admiration, comment ai-je pu avoir ce courage, cette bravoure insensée? Comment ai-je réussi à défier de la sorte tous mes principes? Comment ai-je pu m'enhardir au point de liquider ma relation naissante avec b par l'envoi dun simple texto gratuit?

La réponse est toute simple. On m'y a poussée.

Oui, j'ai été forcée de le faire. Par le destin. Par la fatalité. Par mon impatience de le quitter et le refus d'attendre jusqu'à la rentrée pour le faire. Et par mes amis, aussi.

Après avoir passé le repas à discuter de la manière dont ma relation avec a n'évoluerait pas et celle dont mon couple avec b était insignifiant, j'ai eu un éclair de génie. Un véritable flash, et si ma biographie est un jour transcrite en bande dessinée ou en dessin animé, ce serait typiquement le jour d'instant où une ampoule apparaîtrait au-dessus de ma tête.

L'excuse de la rupture j'avais trouvé.

Oui, oui.

Parce que bon, hein, on est entre nous alors j'avoue que la raison nodale m'interdisant de déjà le larguer comme un malpropre, c'était l'absence d'un motif expliquant pourquoi tout était fini entre nous. Quelques idées diverses et variées m'étaient apparues, évidemment, avant qu'une perspective plus réjouissante ne migre dans mon puissant intellect:

1) Je pouvais lui dire la vérité toute nue. "Ecoute, b, je fréquentais déjà un mec quand j'ai accepté de sortir avec toi, tellement expérimenté sur un certain plan que tu pourras jamais test. On m'a dit que je suis avec toi par pitié. Et d'ailleurs, l'argument principal en ta faveur quand tu m'as demandé de sortir avec toi, c'est parce que la veille tu m'avais payé le restaurant. Je ne t'aime pas plus que ça et je n'ai même pas envie de t'embrasser quand je te vois. Alors ne parlons même pas du reste. Tu es sympa mais c'est tout. Et toc."

2) Je pouvais lui cacher une partie de cette vérité déshabillée, et puis même baratiner un tantinet. "Ecoute, b, je couchais déjà avec un mec quand je t'ai dit oui. Mais, tu sais, je pensais que je pouvais peut-être passer à autre chose avec toi. Malheureusement ça n'a pas été le cas. Je suis désolée. Et toc."

3) Je pouvais le baratiner plus franchement. "Ecoute, b, je t'ai trouvé sympa et tu m'as très gentiment payé ma pizza quand on est allé au restaurant. Tu sais, je me suis dit que ça pouvait être sympa de sortir avec toi, sans trop se prendre la tête. Mais tu sais, je suis compliquée comme fille, parfois je me comprends plus moi-même, et puis on ne s'est pas vu beaucoup pendant cette semaine. Je ne veux pas te faire de mal, tu sais, alors il vaut mieux s'arrêter là avant que ça ne devienne sérieux. Tu sais, tu es quelqu'un de formidable et je ne doute pas que tu rencontres une fille qui te mérite plus que moi, tu sais. Et pas toc."

4) Je pouvais ne plus répondre à ses textos, établir un véritable silence radio des plus parlants puisqu'il sait que je suis accro à mon téléphone et à mes textos gratuits illimités. Ainsi je dévoile mon caractère un poil inconvenant qui lui empêche de me regretter.

Mais voilà, vous ne me connaissez pas encore très bien mais vous vous renderez rapidement compte que je ne veux que le meilleur, la crème de la crème, le pot de Nutella parmi toutes ses imitations, l'escarpin André à la Halle aux chaussures.

Aussi, hier soir, à table, en plein repas gastronomique à base de spaghetti, crème fraîche, petits lardons et fromage râpé à même la casserole, ai-je eu ce flash qui m'a permise de retrouver ma liberté et mon intégrité quelque peu malmenée ces derniers jours. Un petit mensonge, très léger et interprétable à souhait, allait me permettre de clore cette affaire.

Quoi de plus simple que de prétexter avoir revu son ex et ne plus savoir où en est la situation? Quoi de plus logique qu'être perdue après le déferlement de tant de souvenirs?

Sauf que bien sûr je n'ai pas revu d'ex. J'ai juste pensé un tantinet à a.

Brefou, un texto fut rédigé sur mon fantastique téléphone rose et noir et un de mes amis se chargea d'appuyer sur le bouton envoyer à ma place. Histoire de ne pas que je culpabilise trop.

Mais quand même.

Une semaine, c'est pas long.

C'est pas comme si je lui avais brisé le coeur, à la fin.

 

A part ça, je ne comprends pas a. Ca doit être le choc des générations, sans doute. La différence d'âge, probablement. Je ne sais ni ce qu'il attend de moi, ni pour combien de temps il l'attend encore. C'est à la fois intrigant, excitant et effrayant.

Il est temps que la rentrée arrive.

Histoire que je me trouve un gentil étudiant en polo-mocassins que j'aurai envie d'embrasser chaque fois que je le verrai, qui me passera l'envie de séduire qui m'envahit parfois quand je vais en boîte, qui me trouvera jolie et qui m'achetera des croissants le matin.