dimanche, 10 août 2008

exemple-type d'une relation impossible

Aujourd'hui, mon coeur s'est légèrement ébréché.

Il faut croire que jeunesse implique naïveté, et la naïveté est un bien triste défaut lorsqu'il s'agit de relations.

De relations, point. Il ne sera aucunement question de relations amoureuses ici, je le précise d'avance avant d'éviter toute déconvenue.

Même si la situation n'a jamais été claire entre nous.

Entre a et moi, je veux dire.

Brefou, je ne me sens pas très bien sur le plan émotionel, aujourd'hui. Comment cela, vous alarmez-vous, pourquoi? Et bien figurez-vous que mon romantisme, mon impétueuse passion pour la vie, ma fougue candide m'ont encore joué un tour.

Inconsciemment, je place un espoir insensé en chaque représentant du sexe masculin que je fréquente de près. A tous les coups, je me dis que celui-ci annihilera ma rancoeur naissante contre les mecs. Et pour a, c'est la même chose. Au début, quand je l'ai rencontré, je savais que ce ne serait qu'une histoire sans lendemain. Finalement, lendemain il y a eu, puis une deuxième entrevue la semaine passée. Et j'avoue que je m'y suis presque déjà habituée.

C'était sans compter le caractère mesquin et détestable de l'homme lambda.

Nan, je rigole. Je ne vais pas me la jouer féministe. Mais je vais tout de même constater que les mecs et les filles, quand même, c'est fichtrement différent. Et que je ne comprendrai probablement jamais l'esprit viril de ceux qui m'attirent.

Cela fait depuis mardi que je n'ai pratiquement pas eu de ses nouvelles. Et pourtant, lundi soir, tout s'était bien déroulé. A me repasser le film de la soirée, nous avions agréablement bavardé de choses et d'autres avant de venir chez moi où ça avait été remarquablement plaisant. Les croissants et pains au chocolat m'avaient satisfaites et il était parti suffisamment tard pour ne pas faire le type qui s'en va dès qu'il n'y a plus d'opportunité sexuelle.

Alors pourquoi ne pas me tenir au courant de ses déplacements, pourquoi ne pas me dire s'il veut me voir ou pas, pourquoi ne pas me répondre rapidement quand je lui envoie un texto? Surtout que même si ceux-ci sont illimités pour moi, je ne lui ai écris que deux textos dans la semaine qui vient de s'écouler. Il est hors de question que je le harcèle, que je lui prenne la tête, que je spame sa boite de réception.

Je sais que la situation insinue que a se fiche royalement de moi comme de son premier cartable. Que je ne suis qu'une fille pareille à tant d'autres, une jeunette qu'il peut remplacer comme bon lui semble. Mais je refuse d'admettre ce fait. Ne serait-ce pas facile pour un homme comme lui de me faire comprendre clairement qu'il ne veut plus me voir, plutôt que simplement m'ignorer par texto?

Oh, s'il vous plaît.

J'ai envie de garder espoir, enfin de garder mon PCF.

Je lui ai déjà demandé s'il ne voulait plus me voir, il m'a juste répondu qu'il était à Paris. Qu'en déduire? Qu'il voudrait me revoir mais qu'il est à Paris? Ou qu'il ne veut plus me voir mais qu'il n'a pas le courage de me le dire simplement, alors que je lui tends une véritable perche? Il lui suffirait de m'écrire "on ne se verra plus" au lieu de me laisser un espoir malheureux.

J'aimerais comprendre sa psychologie. Après tout, la situation est simple. Il veut me voir ou il ne veut pas me voir.

Et pour le moment, il ne veut pas me voir.

J'ai le chic pour m'attacher à ceux pour qui je ne devrais même pas craquer.

Ce n'est pas le premier, c'est sûr. Ce ne sera sans doute pas le dernier.

Mais en attendant, cela m'aurait bien plu de bénéficier d'un peu plus de franchise.

Je suis souvent parano, peut-être, sauf que là je ne peux plus me voiler la face et espérer un rendez-vous qu'il ne me donnera jamais.

Il y a vraiment des moments où un miracle serait le bienvenu.

jeudi, 07 août 2008

vive moi, encore une fois.

Trouver un titre à mes notes a toujours été un véritable calvaire. Sur mes quelques anciens blogs, je finissais parfois par intituler mes articles "...", avec un dédain et un mépris notables. Mais, remarquez-le donc, ces temps glauques sont révolus et mon intellect puissant me permet bien de choisir de belles expressions pour baptiser mes écrits.

Brefou. C'est un mélange de culpabilité, d'ennui et de légère excitation innocente qui me pousse devant mon clavier à cette heure tardive. Oui, oui, heure tardive parce que demain matin je me lève à huit heures et que mes deux ou trois mois de vacances (relatives, bien entendu, qui dit étudiante occupée dit examens ratés et seconde session) m'ont largement fait perdre tout entraînement. Ah, pensez-vous si votre grand âge vous pousse à jalouser le mien, à vingt ans on récupère facilement. Certes, nous autres étudiants développons une faculté exemplaire à nous coucher à 5h30 du matin pour retourner en cours à 8h (si en première année) ou 10h (si en deuxième année) frais comme des gardons. Mais pour nous, vacances riment avec ... besoin de repos pour récupérer et se préparer pour l'année suivante.

Là vous vous attendiez à une super théorie sur la fatigue étudiante, mais en fait non.

Tout ça pour dire que je m'ennuie, je culpabilise et je n'arrive pas à dormir. L'ennui est un fléau terrible, autant que l'insomnie qui me guette si je tente de fermer les yeux avant minuit ou une heure. La culpabilité qui m'assaillit, en revanche, est un sentiment aussi attirant qu'inquiétant. Pourquoi, demandez-vous, pourquoi culpabiliser? Ma personne, si parfaite, ne peut rien se reprocher, c'est impossible.

Et bien, si.

Aujourd'hui, j'ai été une mauvaise petite amie.

J'ai reçu un texto de mon mec dès ce matin, 10h et quelques, un texto enthousiaste et rafraichissant dans lequel il m'expose son programme pour les deux ou trois jours à venir, en faisant une allusion au fait de se voir un de ces jours, pour jouer aux dames, probablement.

Je précise ici que je sors avec ce garçon depuis samedi, soit cinq jours. Ou vendredi si on compte le moment où je me suis rendue compte qu'il voulait sortir avec moi et que je l'ai précipitamment abandonné mais que la fatigue m'a empêchée de rester près de lui. Globalement, ça ne fait pas encore une semaine, hein. Et je l'ai vu une seule fois depuis que je suis avec lui. Et encore, je l'ai fait venir jusqu'à chez moi pour deux petites heures durant lesquelles on a du s'embrasser trois ou quatre fois. Et au bout de ces deux heures, je l'ai fait partir parce que je devais voir un autre type. Et que, encore pire, cet autre type a eu le culot de ne pas me répondre. Et que de ce fait je ne l'ai même pas vu. Et que j'ai même caressé l'idée de faire revenir mon copain officiel le soir tellement j'étais frustrée de ne pas avoir été au cinéma avec l'autre.

Je crois que je vais leur donner des surnoms, là, maintenant, afin d'éviter toute confusion. Alors A=l'autre homme que je fréquente, et B=le petit copain réel. J'adore donner des noms de code aux mecs, vraiment. J'en ai plein en réserve, des supers originaux comme Fernand, Joseph ou Saturnin, ou des historiques comme Henri IV ou Louis XIII, ou des branchés comme le mec au tee-shirt moulant blanc ou le gars à la coupe mulet.

Donc, pour en revenir à mes moucherons, j'étais bien réveillée quand j'ai reçu le texto mignon de B. Je le lis, tranquille, puis reposai délicatement mon téléphone à côté de moi en songeant qu'il pouvait bien attendre un peu. Après tout, c'est les vacances, je suis étudiante, je ne devrais pas me lever avant midi ou une heure. Je vaquai donc à mes occupations le coeur léger, et le texto fut trop rapidement finalement relégué au fin fond de mes tortueuses pensées.

Pour faire court, j'ai réalisé vers 21h30 ce soir que je n'avais même pas pris deux minutes pour répondre.

Alors que j'ai textos illimités.

Et qu'il le sait.

Ni une, ni deux, j'envoie un texto à B en prétextant une cure de désintoxication au téléphone m'ayant retenue loin de mon merveilleux portable. Puis, parce que je ne suis pas rogue, tout de même, je lui propose une entrevue samedi après-midi. Pas le soir, non, pas demain, non. Juste samedi après-midi, limite j'aurais défini une plage horaire comme entre 14h15 et 15h30.

Vous avouerez que, sans l'être en réalité, je parais un tantinet cavalière.

Surtout que je crois que je lui ai même pas écrit "bisous bisous" à la fin, alors que je le fais pour le reste de mes contacts. Sauf aux divers inconnus qui sont dans mon répertoire, mais ça c'est parce que je ne leur écris pas. Et qu'il le sait.

Oh et puis tant pis. Je lui ai répondu alors que je suis en pleine cure de désintox au portable, c'est un geste courageux qui montre mon attachement à sa personne. Et s'il trouve que ce n'est pas assez, alors tant pis, il n'a qu'à me quitter.

Limite, ça m'arrangerait.

Parce que quand même, je ne peux pas prétexter des prétextes nuls chaque fois pour éviter de le voir. Bigre, je suis supposée sortir avec lui, en pratique! Notre relation devrait être fusionnelle et merveilleuse. Je devrais me languir de lui en son absence et lui envoyer sans cesse des textos gratuits par peur qu'il en trouve une autre, pas établir des plans machiavéliques pour le quitter à la rentrée ou lui faire rencontrer une fille qui l'intéresserait et pour laquelle il me plaquerait.

Ah, si seulement tout était plus facile, un peu à la manière d'Hélène et les garçons ou Premiers baisers. C'est sûr que eux aussi vivent des drames et ont une vie parfois très confuse ; mais ils n'avaient pas de téléphone portable à l'époque, et sûrement pas de textos illimités ou d'appels gratuits vers orange et fixes le weekend. Je me verrais bien dans le rôle de Justine dans Premiers baisers, en fait, parce que Jérôme est plutôt mignon et que je la trouve jolie.