mardi, 08 septembre 2009
♥

http://www.youtube.com/watch?v=DpM2yT4wamU
Ecoutez ça et laissez-moi pleurer mon été en paix.
Nan, sérieusement. Un bail que je n'ai rien écrit ici. L'envie m'assaille ce soir de m'y remettre, sans aucune idée de note en tête. Pourtant, des choses se sont passées depuis fin juillet, et pas des moindres.
Je pourrais m'asseoir joyeusement devant mon ordinateur et vous conter mon été, Londres, la Corée, mon retour au bercail.
Mais ce dont j'ai envie, maintenant, au milieu de cette tiède nuit septembre, c'est pleurer toutes les larmes de mon corps en réalisant que c'est la rentrée, que l'état de grâce dont j'étais revêtue ces deux derniers mois s'est volatilisé, que rien ne sera jamais plus comme avant, et que je ne suis qu'une pauvre idiote qui ne peut se contenter de ce qu'elle a.
Je pourrais parler de ma dizaine de jours en Corée... Tenter de faire partager cette expérience humainement et culturellement fantastique, dépaysante à un point que rares sont ceux qui peuvent se l'imaginer correctement! La Corée du Sud est un pays fascinant, les coréens le sont tout autant, et un tel voyage restera gravé dans ma mémoire encore longtemps, comme mon court périple chinois d'il y a deux ans. Trop de souvenirs qu'il m'est impossible d'oublier! J'ai adoré la musique coréenne, souffert de la cuisine coréenne, aimé ne rien comprendre dans la rue à cause de leur langue si particulière, éloignée du chinois mais aussi totalement incompréhensible pour nos oreilles occidentales... Le shopping à Séoul est un véritable paradis pour toute serial shoppeuse qui se respecte, sauf si comme moi vous faites du 40 en pointure de chaussures... Le vernis à ongle n'a jamais été aussi bon marché et funky que là-bas, les serres-têtes aussi nombreux et variés, les enseignes de magasin aussi colorée! La Corée est un pays attachant, et j'aimerais vraiment, vraiment, pouvoir y retourner pour mieux découvrir Séoul. La campagne coréenne doit également être intéressante mais sans connaître la langue, il me semble que ce serait trop difficile de s'y balader en touriste...
Et puis, avant la Corée, il y a eu Londres.
Là, je me précipite chercher un mouchoir pour tamponner mes yeux déjà humides.
Six semaines dans cette ville palpitante, vivante, fascinante, insupportable et génialissime.
Impossible de les résumer, encore moins de les raconter. J'avais commencé à rédiger un journal sur place afin de le relire dans quelques temps et pleurer doucement mes jours heureux en territoire anglais... Et puis mon ex, T, a lu un de mes écrits et j'ai définitivement et malgré moi renoncé à cette idée. Il était venu me voir là-bas et a été incapable de laisser tomber ses habitudes franco-françaises pour profiter de la ville, et a passé le plus clair de son temps à se plaindre.
Oui, la nourriture est infecte.
Oui, le métro est bondé aux heures de pointe.
Oui, même à une heure du matin, on ne peut pas être tranquille à Liverpool Street.
Oui, mon quartier craignait.
Oui, l'accent anglais est compliqué à comprendre.
Oui, je travaillais loin de ma résidence.
Oui, les transports en commun londoniens sont très peu fiables.
Oui, mon stage était très prenant et oui, j'y ai même travaillé un samedi.
Oui, les rues et les stations de métro ou de train sont vraiment sales.
Oui, les gens te bousculent dans la rue sans prendre garde à toi, sans s'excuser et sans même se retourner.
Oui, Oxford Street est LA rue que tout le monde redoute.
Oui, le shopping coûte très cher.
Mais, c'est Londres. Londres. Londres. London, baby. Au bout de quelques jours là-bas (enfin, le lendemain de mon arrivée mais j'essaie de ne pas paraître trop optimiste...), j'ai commencé à ressentir un peu ce que j'éprouvais quand j'étais aux USA. Un petit pincement au coeur de bonheur, alors même que ma vie était loin d'être parfaite, que cet endroit a des tonnes de défaut dont la liste que je viens de donner n'est pas exhaustive. Je commence à croire que chaque fois que j'habite ailleurs qu'ici, je me sens mieux, je me sens différente et plus entière. Etrange sensation, bien difficile à expliquer...
Toujours est-il que mon ex, T, qui ne mérite plus le surnom dont je l'avais affublé en juin, a fait preuve d'autant d'ouverture d'esprit qu'un macho devant un épisode de Sex & the City, ou qu'un pingouin devant un ballon de baudruche (oui, aucun rapport.). Et qu'il était hors de question que je reste avec un tel beauf chauvin individu beaucoup trop attaché à ses racines.
Sans même évoquer le fait que mon coeur a fondu pour d'autres garçons, pas anglais du tout mais londoniens à leur manière... L'un d'eux particulièrement m'a marquée et au-delà du gros faible que j'ai pour lui, probablement irreciproque hélas, je compte bien conserver son amitié encore longtemps. Il est vraiment exceptionnel et si je peux l'aider, de quelque manière que ce soit, je le ferai. Me dire qu'il pourrait m'oublier me donner envie de fondre en larmes, encore une fois, et de prendre le premier avion pour Londres afin de me précipiter dans ses bras et lui faire jurer une amitié éternelle.
Jamais je n'ai autant changé en aussi peu de temps. Je suis totalement différente de la fille qui est partie, le 5 juillet, avec ses 15 kilos de bagages autorisés par Ryanair et qui se sentait malheureuse de quitter son petit ami...J'en suis revenue confiante dans l'idée que retourner à Londres ferait mon plus grand bonheur. J'aime penser que je parle anglais couramment et que je connais des coins intéressants de la capitale, et puis que j'ai accompli mon stage avec le plus de sérieux et de bonne volonté que j'ai pu...
Pourtant, Londres n'aura duré que six semaines.
Six semaines, autant qu'une goutte d'eau dans le Léman.
Comment six semaines peuvent-elle bouleverser une vie à ce point?
01:30 Publié dans →tourments de l'existence terrestre← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vacances, londres, ex, triste
dimanche, 10 août 2008
exemple-type d'une relation impossible
Aujourd'hui, mon coeur s'est légèrement ébréché.
Il faut croire que jeunesse implique naïveté, et la naïveté est un bien triste défaut lorsqu'il s'agit de relations.
De relations, point. Il ne sera aucunement question de relations amoureuses ici, je le précise d'avance avant d'éviter toute déconvenue.
Même si la situation n'a jamais été claire entre nous.
Entre a et moi, je veux dire.
Brefou, je ne me sens pas très bien sur le plan émotionel, aujourd'hui. Comment cela, vous alarmez-vous, pourquoi? Et bien figurez-vous que mon romantisme, mon impétueuse passion pour la vie, ma fougue candide m'ont encore joué un tour.
Inconsciemment, je place un espoir insensé en chaque représentant du sexe masculin que je fréquente de près. A tous les coups, je me dis que celui-ci annihilera ma rancoeur naissante contre les mecs. Et pour a, c'est la même chose. Au début, quand je l'ai rencontré, je savais que ce ne serait qu'une histoire sans lendemain. Finalement, lendemain il y a eu, puis une deuxième entrevue la semaine passée. Et j'avoue que je m'y suis presque déjà habituée.
C'était sans compter le caractère mesquin et détestable de l'homme lambda.
Nan, je rigole. Je ne vais pas me la jouer féministe. Mais je vais tout de même constater que les mecs et les filles, quand même, c'est fichtrement différent. Et que je ne comprendrai probablement jamais l'esprit viril de ceux qui m'attirent.
Cela fait depuis mardi que je n'ai pratiquement pas eu de ses nouvelles. Et pourtant, lundi soir, tout s'était bien déroulé. A me repasser le film de la soirée, nous avions agréablement bavardé de choses et d'autres avant de venir chez moi où ça avait été remarquablement plaisant. Les croissants et pains au chocolat m'avaient satisfaites et il était parti suffisamment tard pour ne pas faire le type qui s'en va dès qu'il n'y a plus d'opportunité sexuelle.
Alors pourquoi ne pas me tenir au courant de ses déplacements, pourquoi ne pas me dire s'il veut me voir ou pas, pourquoi ne pas me répondre rapidement quand je lui envoie un texto? Surtout que même si ceux-ci sont illimités pour moi, je ne lui ai écris que deux textos dans la semaine qui vient de s'écouler. Il est hors de question que je le harcèle, que je lui prenne la tête, que je spame sa boite de réception.
Je sais que la situation insinue que a se fiche royalement de moi comme de son premier cartable. Que je ne suis qu'une fille pareille à tant d'autres, une jeunette qu'il peut remplacer comme bon lui semble. Mais je refuse d'admettre ce fait. Ne serait-ce pas facile pour un homme comme lui de me faire comprendre clairement qu'il ne veut plus me voir, plutôt que simplement m'ignorer par texto?
Oh, s'il vous plaît.
J'ai envie de garder espoir, enfin de garder mon PCF.
Je lui ai déjà demandé s'il ne voulait plus me voir, il m'a juste répondu qu'il était à Paris. Qu'en déduire? Qu'il voudrait me revoir mais qu'il est à Paris? Ou qu'il ne veut plus me voir mais qu'il n'a pas le courage de me le dire simplement, alors que je lui tends une véritable perche? Il lui suffirait de m'écrire "on ne se verra plus" au lieu de me laisser un espoir malheureux.
J'aimerais comprendre sa psychologie. Après tout, la situation est simple. Il veut me voir ou il ne veut pas me voir.
Et pour le moment, il ne veut pas me voir.
J'ai le chic pour m'attacher à ceux pour qui je ne devrais même pas craquer.
Ce n'est pas le premier, c'est sûr. Ce ne sera sans doute pas le dernier.
Mais en attendant, cela m'aurait bien plu de bénéficier d'un peu plus de franchise.
Je suis souvent parano, peut-être, sauf que là je ne peux plus me voiler la face et espérer un rendez-vous qu'il ne me donnera jamais.
Il y a vraiment des moments où un miracle serait le bienvenu.
19:15 Publié dans →galantes fantaisies← | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : a, triste, texto

